Politique

Sécurité et Justice

Publié le

01/04/2026

La peine de mort est-elle à remettre au goût du jour ?

Résultats ajustés

du 26/06/2026 à 15:08

Depuis toujours

Réponses

703

Pour

32%

Contre

68%

Synthèse des résultats

La peine de mort a été abolie en France en 1981, et l'interdiction en a été inscrite dans la Constitution en 2007. Pourtant, la question de son éventuel rétablissement continue de traverser le débat public, souvent ravivée par des affaires judiciaires particulièrement marquantes. C'est dans ce contexte que les Français interrogés sur Politês se sont prononcés sur cette question. Sur l'ensemble des répondants, la position dominante est nettement définie : 68 % se disent contre le rétablissement de la peine de mort, contre 32 % qui y sont favorables. Le rejet est majoritaire et affirmé, même si près d'un tiers des répondants exprime une position favorable, ce qui témoigne d'une opinion loin d'être unanime. Premier enseignement, la variable socioprofessionnelle révèle des écarts notables. Parmi les CSP+, le rejet atteint 76 %, soit un niveau sensiblement supérieur à la moyenne. Les CSP-, à 67 % contre, s'inscrivent dans une dynamique similaire, bien que légèrement moins marquée. Ce sont les inactifs qui se distinguent le plus : 45 % d'entre eux se déclarent favorables au rétablissement, contre 55 % d'opposants. Ces écarts pourraient suggérer que les préoccupations liées à la sécurité ou à la justice perçue résonnent différemment selon la situation vis-à-vis du marché du travail, même si cette interprétation doit rester prudente. Deuxième enseignement, la dimension générationnelle mérite attention. Les 25-34 ans affichent le taux de soutien le plus élevé parmi les tranches d'âge, à 39 %, tandis que les 35-49 ans apparaissent comme les plus opposés, à 74 % contre. Chez les 18-24 ans, 35 % se déclarent favorables. Ces variations indiquent que l'adhésion à l'abolition n'est pas homogène selon les générations, et que les cohortes les plus jeunes ne constituent pas nécessairement le bloc le plus abolitionniste. Troisième enseignement, les disparités régionales dessinent une géographie instructive. Le Sud-Ouest présente le taux de soutien le plus élevé, avec 42 % de favorables, suivi du Sud-Est à 37 % et du Nord-Est à 36 %. L'Île-de-France se situe légèrement en dessous de la moyenne avec 31 % de favorables. Ces écarts restent modérés, mais cohérents avec des sensibilités territoriales régulièrement observées sur les questions de sécurité. Ces résultats s'inscrivent dans une tension durable entre le cadre juridique français, qui protège l'abolition au niveau constitutionnel, et une opinion publique qui ne s'y est jamais totalement alignée. Des enquêtes antérieures avaient déjà mis en évidence une opinion partagée sur le sujet, parfois ravivée par l'actualité judiciaire. L'entrée de Robert Badinter au Panthéon en octobre 2025, figure centrale du combat pour l'abolition, constitue un rappel de l'ancrage de ce choix dans la mémoire nationale, sans pour autant effacer les interrogations qui persistent dans une partie de la population. Les résultats ont été redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Certains segments dont les effectifs sont insuffisants pour permettre une lecture fiable n'ont pas été retenus dans l'analyse. Si le rejet du rétablissement de la peine de mort constitue la position majoritaire, la persistance d'un soutien à hauteur d'un tiers des répondants invite à ne pas considérer ce débat comme définitivement clos dans les esprits. La question qui demeure ouverte est celle des ressorts qui entretiennent cette sensibilité, et de la mesure dans laquelle l'actualité judiciaire ou le discours politique pourraient en faire varier l'intensité.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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