Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Le niveau en ortographe des adolescents vous inquiète-t-il ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 12:39

Depuis toujours

Réponses

2288

Oui

70%

Non

21%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La maîtrise de l'orthographe par les adolescents est un sujet qui revient régulièrement dans le débat public français, porté par les inquiétudes des enseignants, des parents et des responsables politiques. La question posée ici touche à un enjeu à la fois éducatif et culturel : le sentiment que la langue écrite se dégrade constitue-t-il une préoccupation partagée, ou reste-t-il le fait de certains profils seulement ? Les résultats recueillis sur Politês témoignent d'une adhésion majoritaire à cette inquiétude : sept répondants sur dix se disent préoccupés par le niveau en orthographe des adolescents, contre 21 % qui ne le sont pas. La part des sans-opinion reste contenue à 9 %, ce qui indique que le sujet ne laisse pas indifférent. On est ici face à un consensus assez large, sans polarisation franche, même si une minorité notable exprime un avis contraire. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Plus l'âge augmente, plus l'inquiétude s'intensifie. Les 50-64 ans sont 86 % à répondre « oui », et cette proportion monte à 92 % chez les 65 ans et plus. À l'inverse, les 25-34 ans sont les moins inquiets des adultes, avec 62 % de réponses positives, un niveau proche de celui des 15-17 ans (63 %). Cela pourrait suggérer que la distance avec le monde scolaire, combinée à un rapport différent à la norme linguistique selon les générations, influe sur la perception du problème. Les plus jeunes adultes, encore proches des pratiques numériques et des usages informels de l'écrit, pourraient se montrer moins sensibles à ce qui est perçu comme une dégradation. Deuxième enseignement : un écart selon le genre. Les femmes expriment une inquiétude légèrement supérieure à celle des hommes, avec 74 % contre 68 %. Cet écart, sans être spectaculaire, est cohérent avec d'autres observations sur le rapport différencié des femmes et des hommes aux normes scolaires et linguistiques. Les personnes se déclarant non binaires affichent quant à elles un profil nettement distinct, avec seulement 40 % d'inquiétude ; l'effectif de ce segment (43 répondants) étant toutefois insuffisant pour en tirer des conclusions robustes, ce résultat doit être considéré avec prudence. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un contexte documenté de préoccupation institutionnelle et publique croissante. Des études ont mis en évidence une hausse des erreurs en dictée sur plusieurs décennies, et les discussions récentes autour du baccalauréat ou de la réforme des programmes de collège témoignent d'une attention politique réelle portée à ce sujet. Certaines analyses rappellent cependant que la nostalgie d'un « âge d'or » orthographique est sans doute en partie illusoire, et que des témoignages similaires d'inquiétude se retrouvent dès les années 1950. Ce résultat peut également être lu à la lumière d'un contexte où la question de l'orthographe dépasse le strict enjeu pédagogique pour toucher à des représentations identitaires autour de la langue française. Les données présentées sont des données brutes, non redressées. Le segment des personnes non binaires, dont l'effectif est inférieur au seuil de robustesse statistique, doit être interprété avec précaution. Au fond, l'inquiétude vis-à-vis du niveau en orthographe des adolescents apparaît comme une préoccupation largement partagée, mais inégalement répartie selon les générations. La question qui reste ouverte est celle des réponses à y apporter : renforcement de l'enseignement traditionnel, aménagement des normes linguistiques, ou meilleure prise en compte des nouveaux usages de l'écrit ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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