Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Le niveau en ortographe des adolescents vous inquiète-t-il ?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 10:08

Depuis toujours

Réponses

2265

Oui

70%

Non

21%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La maîtrise de l'orthographe par les jeunes générations est un sujet qui alimente régulièrement le débat public en France. Derrière cette question se joue une préoccupation plus large : celle du rapport de la société française à sa langue, à son école, et aux transformations induites par le numérique sur les pratiques d'écriture. Les résultats recueillis sur Politês sont sans ambiguïté : 70 % des répondants déclarent être inquiets du niveau en orthographe des adolescents, contre 21 % qui ne le sont pas et 9 % sans opinion. On est ici face à une adhésion majoritaire nette, qui dépasse largement les clivages habituels. Premier enseignement notable : l'effet générationnel. L'inquiétude croît de manière très marquée avec l'âge. Chez les 15-24 ans, elle oscille entre 63 et 72 % ; elle atteint 73 % chez les 35-49 ans, 86 % chez les 50-64 ans, et culmine à 94 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel pourrait suggérer que les répondants les plus âgés, formés dans un système scolaire antérieur, perçoivent davantage la distance entre les normes qu'ils ont intériorisées et les pratiques orthographiques actuelles des jeunes. À l'inverse, les répondants les plus jeunes (15-17 ans), bien que majoritairement inquiets, affichent le taux de réponse « Non » le plus élevé de tous les groupes d'âge parmi les segments comparables, ce qui pourrait aller dans le sens d'une lecture différente des normes linguistiques selon les générations. Deuxième enseignement : une légère différence entre hommes et femmes. Les femmes expriment une inquiétude légèrement plus prononcée (74 %) que les hommes (68 %), un écart modeste mais cohérent avec d'autres enquêtes portant sur les attitudes face à l'éducation. Le groupe « Non binaire » se distingue avec seulement 40 % d'inquiétude et 55 % de non-inquiétude ; l'effectif de ce segment étant de 42 répondants, ces résultats sont à interpréter avec prudence. Ces données s'inscrivent dans un contexte documenté : les évaluations disponibles sur les performances orthographiques des élèves en fin de primaire font état d'une dégradation tendancielle depuis plusieurs décennies, notamment en orthographe grammaticale. Par ailleurs, l'essor du numérique et des réseaux sociaux est fréquemment évoqué comme un facteur d'évolution des pratiques d'écriture chez les jeunes, entre adaptation aux codes propres à ces environnements et distanciation potentielle vis-à-vis des normes conventionnelles. Dans ce débat, les positions sont loin d'être unanimes : certains acteurs éducatifs plaident pour exploiter ces nouveaux usages comme leviers pédagogiques, quand d'autres y voient une menace pour la maîtrise de la langue. Il convient de préciser que les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées, ce qui peut introduire des biais liés à la composition de l'échantillon. Ils sont à interpréter avec la prudence qui s'impose. Au fond, ce que révèlent ces chiffres, c'est une préoccupation largement partagée, qui transcende les catégories sociales et géographiques. La question qui reste ouverte est peut-être moins celle du diagnostic — sur lequel les répondants semblent s'accorder — que celle des causes et des réponses à y apporter : orientations pédagogiques, usages du numérique, rôle de la famille... autant d'axes sur lesquels les perceptions pourraient diverger davantage.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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