Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

L'écriture inclusive est...

Résultats ajustés

du 24/06/2026 à 11:24

Depuis toujours

Réponses

526

Nécessaire

15%

Insupportable

27%

Encombrante

15%

Pratique

12%

Inutile

20%

Sans opinion

11%

Synthèse des résultats

L'écriture inclusive cristallise depuis plusieurs années des tensions profondes autour de la langue française, de l'égalité de genre et du rapport aux institutions. La question posée aux répondants sur Politês — leur demandant de qualifier l'écriture inclusive en un mot — offre un instantané de la diversité des postures face à ce sujet. Les résultats globaux dessinent un paysage clairement divisé, sans position dominante qui ferait consensus. La qualification la plus choisie est « insupportable » avec 27 % des réponses, devant « inutile » à 20 %, « nécessaire » à 15 % et « encombrante » à 15 %. La dimension pratique ne séduit que 12 % des répondants, et 11 % ne se prononcent pas. Ce tableau d'ensemble suggère une opinion davantage défavorable que favorable à l'écriture inclusive, sans pour autant traduire un rejet monolithique. Premier enseignement notable : le genre structure fortement les perceptions. Chez les hommes, 32 % choisissent « insupportable » et 24 % « inutile », soit plus de la moitié qui expriment un rejet marqué. Chez les femmes, ces proportions tombent respectivement à 23 % et 16 %, tandis que les qualificatifs « nécessaire » (19 %) et « pratique » (18 %) progressent nettement. Cet écart pourrait suggérer que la question de l'écriture inclusive reste perçue, au moins en partie, à travers le prisme de l'expérience de genre. Deuxième enseignement : la variable de l'âge joue un rôle sensible. Chez les 25-34 ans, « nécessaire » arrive en tête à 24 %, soit la proportion la plus élevée de tous les groupes d'âge. À l'inverse, chez les 50-64 ans, « insupportable » monte à 31 % et « inutile » à 27 %. Cette gradation entre générations pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon le rapport aux évolutions culturelles et aux débats sur l'égalité de genre, sans qu'il soit possible d'en déduire une causalité directe. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent des nuances intéressantes. Parmi les CSP-, « encombrante » ressort à 21 % et « pratique » à 17 %, des niveaux sensiblement plus élevés que chez les CSP+, où « insupportable » (27 %) et « inutile » (24 %) dominent. Cela pourrait suggérer des rapports différents à la question : les CSP- exprimeraient davantage une ambivalence fonctionnelle, là où les CSP+ se montreraient plus tranchés dans le rejet. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat institutionnel sur l'écriture inclusive a connu des développements récents. L'interdiction du point médian dans l'enseignement, confirmée par le Conseil d'État fin 2024, les propositions législatives au Sénat, ou encore les positions répétées de l'Académie française ont contribué à ancrer ce sujet dans le champ politique autant que linguistique. Le fait que « nécessaire » ne recueille que 15 % au total pourrait refléter une certaine pression sociale autour du sujet, mais aussi la diversité réelle des usages et des attentes. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la structure de la population française. Au fond, ces résultats révèlent moins un rejet total qu'une opinion plurielle et segmentée selon le genre et l'âge. La question qui reste ouverte est de savoir si ce clivage est appelé à évoluer à mesure que les pratiques linguistiques et les débats institutionnels continuent de se déployer dans l'espace public.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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