Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Les devoirs à la maison, toujours utiles ou dépassés ?

Résultats bruts

du 17/07/2026 à 13:26

Depuis toujours

Réponses

1603

Utiles ✅

51%

Dépassés ❌

44%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La question des devoirs à la maison est l'un des débats récurrents de l'éducation en France. Au-delà de la pédagogie, elle touche à des enjeux d'équité, de bien-être des élèves et de rôle de la famille dans la scolarité. À l'échelle globale, une courte majorité des répondants sur Politês se prononce en faveur des devoirs à la maison : 51 % les jugent toujours utiles, contre 44 % qui les estiment dépassés. 5 % ne se prononcent pas. L'opinion apparaît ainsi divisée, sans consensus clair, les deux camps se tenant dans un écart relativement serré. **Premier enseignement : un écart générationnel marqué.** Plus les répondants sont jeunes, plus ils tendent à considérer les devoirs comme dépassés. Les 15-17 ans, directement concernés par la question, sont 67 % à les juger dépassés, contre 28 % qui les estiment utiles. À l'inverse, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent tous deux 71 % de soutien à l'utilité des devoirs. Les tranches d'âge intermédiaires — 25-34 ans et 35-49 ans — penchent légèrement en faveur des devoirs, sans décrochage net. Ces écarts pourraient suggérer que la perception de l'utilité des devoirs est liée à la distance vis-à-vis de l'expérience scolaire récente, mais aussi à des valeurs éducatives qui tendraient à évoluer d'une génération à l'autre. **Deuxième enseignement : un léger clivage socioprofessionnel.** Les CSP+ sont 55 % à juger les devoirs utiles, contre 50 % pour les CSP- et 46 % pour les inactifs, une catégorie qui inclut une part importante d'étudiants et de jeunes. Cette gradation, bien que modérée, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différente aux enjeux d'apprentissage et d'encadrement scolaire selon les milieux. **Troisième enseignement : des disparités régionales à nuancer.** L'Île-de-France se distingue avec 60 % de répondants favorables aux devoirs, tandis que le Nord-Ouest et le Nord-Est affichent respectivement 44 % et 45 %, avec des majorités relatives du côté des opposants. Ces écarts pourraient refléter des dynamiques locales variées ; il n'est toutefois pas possible, à partir de ces seuls résultats, d'en identifier la cause précise. Ces données s'inscrivent dans un débat pédagogique plus ancien. En France, les devoirs écrits sont interdits à l'école primaire depuis 1956, une règle réaffirmée par circulaire en 2013, ce qui n'empêche pas la persistance de formes de travail à domicile. La question de leur efficacité reste débattue dans les milieux éducatifs, entre partisans d'un renforcement de l'autonomie et tenants d'une réduction des inégalités liées à l'encadrement familial. Ces résultats étant bruts, et l'échantillon présentant potentiellement des biais de représentation — notamment sur les tranches d'âge les plus jeunes —, la prudence s'impose dans leur généralisation. Au final, l'opinion des Français sur les devoirs à la maison apparaît partagée, avec une ligne de partage qui traverse d'abord les générations. La question reste ouverte : cette évolution des perceptions traduirait-elle un changement de rapport à l'école, ou reflèterait-elle davantage le point de vue de ceux qui en subissent encore directement les contraintes ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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