Culture et Loisirs
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats ajustés
du 12/09/2026 à 11:31
Depuis toujours
Réponses
1530
Utiles ✅
58%
Dépassés ❌
38%
Sans opinion
4%
Les devoirs à la maison occupent une place singulière dans le débat éducatif français. Derrière une question apparemment pratique se joue une interrogation plus profonde sur le rôle de l'école, le poids des inégalités sociales et la répartition des responsabilités entre l'institution scolaire et les familles. Sur l'ensemble des répondants, une majorité nette se dégage en faveur de leur maintien : 58 % des Français interrogés sur Politês estiment que les devoirs à la maison restent utiles, contre 38 % qui les considèrent comme dépassés. La part des sans-opinion demeure faible, à 4 %. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire, sans pour autant signaler un consensus : plus d'un tiers de la population se montre favorable à une remise en question de cette pratique. L'enseignement le plus saillant de cette enquête est l'écart générationnel marqué entre les répondants. Chez les 15-17 ans, seuls 26 % jugent les devoirs utiles, tandis que 69 % les estiment dépassés. Cette proportion s'inverse progressivement avec l'âge : les 50-64 ans penchent à 70 % pour l'utilité des devoirs, et les 65 ans et plus à 69 %. Cet écart pourrait suggérer que ceux qui vivent ou ont récemment vécu l'expérience des devoirs en tant qu'élèves en perçoivent différemment les contraintes, par rapport à ceux qui les ont davantage connus comme parents ou dans un souvenir plus lointain. On relève également une différence selon la catégorie socioprofessionnelle. Les inactifs se montrent les plus convaincus de l'utilité des devoirs (64 %), devant les CSP+ (59 %) et les CSP- (53 %). Ce gradient, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une perception variable du rôle de l'école à domicile selon les ressources disponibles ou le rapport à la réussite scolaire. Sur le plan géographique, l'Île-de-France présente la proportion la plus favorable aux devoirs (61 %), tandis que les régions Nord-Ouest et Nord-Est se distinguent par une part plus élevée de sceptiques, à 49 % et 52 % respectivement. Ces variations régionales restent difficiles à interpréter sans données complémentaires, mais elles indiquent que l'opinion n'est pas uniforme sur le territoire. Ces résultats s'inscrivent dans un débat éducatif ancien et jamais tout à fait tranché. La circulaire de 1956 interdisait théoriquement les devoirs écrits à la maison à l'école primaire, une disposition réaffirmée par la loi de 2013, sans que la pratique enseignante n'ait pour autant fondamentalement évolué. Les critiques des devoirs portent notamment sur leur rôle de révélateur d'inégalités sociales : certaines études soulignent qu'un enfant sur quatre ne dispose d'aucun soutien à la maison. À l'inverse, une proportion significative de parents resterait attachée à cette pratique, y voyant un outil de consolidation des apprentissages et de responsabilisation. Au final, la question des devoirs à la maison révèle moins un rejet qu'une ambivalence générationnelle. Si la majorité des répondants y reste attachée, la montée du scepticisme chez les plus jeunes invite à s'interroger sur la façon dont l'école de demain pourrait repenser le partage du travail entre la classe et le foyer.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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