Économie

Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Penses-tu que les inégalités entre riches et pauvres augmentent dans notre société ?

Résultats bruts

du 29/05/2026 à 17:45

Depuis toujours

Réponses

2453

Oui

93%

Non

7%

Synthèse IA — bêta

La question des inégalités économiques entre les plus aisés et les plus modestes occupe une place centrale dans le débat public français depuis plusieurs décennies. Au-delà des mesures statistiques, c'est la perception que les citoyens ont de ces écarts qui constitue un baromètre politique et social à part entière. Interroger les Français sur ce sujet revient à sonder non seulement leur lecture de la réalité économique, mais aussi leur rapport à la cohésion sociale et à la justice. Le résultat est d'une clarté rare : 93 % des répondants sur Politês estiment que les inégalités entre riches et pauvres augmentent dans notre société, contre seulement 7 % qui ne le pensent pas. On est ici dans un registre de quasi-consensus, où la question divise peu, quel que soit le prisme d'analyse retenu. Cette convergence de vues à travers des profils très divers constitue en soi l'enseignement central de cette consultation. Premier enseignement, et peut-être le plus notable : l'écart entre hommes et femmes. Si 90 % des hommes partagent ce sentiment, ce chiffre monte à 97 % chez les femmes et à 98 % chez les personnes non binaires. Cette différence pourrait suggérer que la perception d'une aggravation des inégalités est encore plus répandue parmi les femmes, ce qui pourrait aller dans le sens d'une exposition différenciée aux réalités économiques ou d'une sensibilité particulière aux enjeux de redistribution. Deuxième enseignement : la répartition par âge révèle une adhésion forte et relativement homogène sur l'ensemble des tranches, avec une légère variation aux deux extrêmes. Les 35-49 ans sont les plus affirmatifs (95 %), tandis que les 65 ans et plus affichent le taux le plus bas de la consultation, à 88 %, demeurant néanmoins très majoritaires. On note également que les 15-17 ans, bien que non encore insérés dans la vie active, partagent à 90 % cette perception, ce qui pourrait suggérer une conscience précoce des dynamiques économiques. Troisième enseignement : la lecture par catégorie socioprofessionnelle ne révèle pas de divergence significative entre les CSP+ (93 %) et les CSP- (95 %), ni avec les inactifs (92 %). L'origine sociale ne semble donc pas constituer un facteur de différenciation notable dans cette perception partagée. Cette convergence mérite d'être replacée dans un contexte plus large. La France est régulièrement présentée comme l'un des pays où les inégalités avant redistribution sont importantes, même si le système fiscal et les prestations sociales jouent un rôle correcteur substantiel. Des initiatives comme le Pacte des solidarités, entré en vigueur en 2024, ou les propositions de réforme fiscale portées par diverses organisations, témoignent d'une préoccupation institutionnelle réelle pour ces questions. Ce résultat peut également être lu dans un contexte où le débat sur la justice fiscale et le pouvoir d'achat s'est intensifié ces dernières années. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. L'échantillon porte sur 2 444 répondants ; une lecture prudente reste de mise quant à leur représentativité exacte de l'ensemble de la population française. Au final, ce qui ressort de cette consultation, c'est moins la direction du résultat que son ampleur et son homogénéité. Le sentiment que les écarts se creusent transcende les générations, les genres et les catégories sociales. La question qui se pose alors est de savoir si cette perception partagée se traduit par une demande convergente d'action publique, ou si les attentes en matière de réponses restent, elles, profondément divisées.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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