Économie

Politique

Société

Publié le

20/10/2025

Penses-tu que les inégalités entre riches et pauvres augmentent dans notre société ?

Résultats ajustés

du 30/10/2026 à 22:30

Depuis toujours

Réponses

1460

Oui

94%

Non

6%

Synthèse des résultats

Les inégalités économiques entre les plus riches et les plus pauvres occupent une place centrale dans le débat public depuis plusieurs décennies. La question de leur évolution touche à des enjeux fondamentaux de cohésion sociale, de justice et de confiance dans les institutions. Elle interroge également la capacité des politiques publiques à corriger des déséquilibres perçus comme croissants. Sur ce sujet, les répondants sur Politês expriment une conviction très largement partagée. Neuf répondants sur dix, soit 93 %, estiment que les inégalités entre riches et pauvres augmentent dans notre société. Seuls 7 % ne partagent pas ce constat. Il s'agit de l'un des niveaux de consensus les plus élevés que l'on puisse observer sur une question de société. Premier enseignement : le sentiment que les inégalités s'aggravent traverse toutes les catégories de la population, mais quelques nuances méritent attention. Les femmes expriment ce constat plus fortement que les hommes, à 96 % contre 89 %. Cet écart de sept points pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux questions de justice économique et sociale, sans qu'il soit possible d'en déterminer ici les ressorts précis. Deuxième enseignement : les répondants les plus âgés, ceux de 65 ans et plus, se distinguent légèrement du reste de la population avec 86 % de réponses affirmatives. Cet écart, modeste mais réel, pourrait suggérer une lecture différente de l'évolution des inégalités, peut-être nourrie par une perspective historique plus longue et un sentiment moins aigu de dégradation récente. À l'inverse, les tranches d'âge intermédiaires, notamment les 35-49 ans à 95 %, affichent une adhésion particulièrement forte à ce constat. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) partagent ce sentiment à 95 %, soit quatre points de plus que les CSP+ à 91 %. Cet écart, bien que contenu, pourrait être lu comme le reflet d'un vécu plus immédiat des difficultés économiques, susceptible de renforcer la perception d'un fossé croissant avec les catégories les plus aisées. Ce résultat peut être mis en perspective avec des données documentées : les mesures objectives des inégalités en France, comme le coefficient de Gini ou les rapports interdéciles, indiquent une hausse modérée mais réelle des écarts de revenus et de patrimoine depuis les années 1980. Les travaux de l'économiste Thomas Piketty ont notamment mis en évidence la dynamique d'accumulation du capital au bénéfice des plus aisés. Par ailleurs, la perception subjective des inégalités tend fréquemment à dépasser les indicateurs statistiques, nourrie par la visibilité médiatique des grandes fortunes, le sentiment d'une mobilité sociale réduite et une défiance accrue envers les élites économiques et politiques. Les résultats présentés ici sont redressés pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce la solidité des tendances observées. Au-delà des chiffres, ces résultats traduisent une perception structurelle et transversale d'une société perçue comme se creusant. La question qui demeure est celle de la traduction de ce sentiment en attentes politiques concrètes, et de la capacité des institutions à y répondre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.