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Politique

Société

Publié le

21/10/2025

Pensez vous que la Russie représente une menace réel pour la France et ses intérêts vitaux ?

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 15:11

Depuis toujours

Réponses

513

Oui

65%

Non

29%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de la menace russe s'est imposée dans le débat public français ces dernières années, portée par la guerre en Ukraine, les accusations de cyberattaques et les soupçons d'ingérences dans les processus électoraux. Mesurer la perception des Français sur ce sujet permet de saisir dans quelle mesure un discours officiel, largement relayé, trouve un écho dans l'opinion. Sur l'ensemble des répondants, une majorité claire se dégage : 65 % des Français interrogés sur Politês estiment que la Russie représente une menace réelle pour la France et ses intérêts vitaux, contre 29 % qui le contestent. Seulement 6 % déclarent ne pas savoir. Cette configuration traduit une adhésion majoritaire à l'idée d'une menace russe, sans pour autant effacer une minorité significative de sceptiques. Premier enseignement, un écart générationnel notable traverse ces résultats. Les 35-49 ans (n=119) affichent le niveau d'adhésion le plus élevé, avec 74 % de réponses positives, soit un écart de près de 20 points avec les 18-24 ans (55 %, n=116) et les 25-34 ans (59 %, n=192). Cet écart pourrait suggérer que les générations ayant grandi durant la Guerre froide ou ses suites immédiates entretiennent une représentation plus ancrée de la Russie comme puissance menaçante, quand les plus jeunes sembleraient percevoir ce risque de manière plus nuancée ou plus distante. Deuxième enseignement, la variable géographique mérite attention. L'Île-de-France (70 %, n=110) et le Nord-Ouest (69 %, n=134) se distinguent par des niveaux d'inquiétude plus marqués, tandis que le Sud-Est (52 %, n=116) présente le score le plus bas parmi les grandes régions. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du risque selon les territoires, sans qu'il soit possible d'en inférer une cause précise. Troisième enseignement, les CSP+ (68 %, n=250) adhèrent davantage à cette perception de menace que les CSP- (60 %, n=128) ou les inactifs (62 %, n=135). Cet écart, limité mais cohérent, pourrait être mis en relation avec une exposition plus fréquente à l'information internationale chez les catégories socioprofessionnelles supérieures, sans qu'aucune conclusion ferme ne puisse être tirée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le discours officiel français a sensiblement durci son appréciation de la Russie. Les déclarations du président de la République qualifiant la Russie de menace existentielle, les attributions publiques de cyberattaques russes par l'ANSSI et les enquêtes ouvertes sur des soupçons d'ingérence dans des processus électoraux ont alimenté un climat d'inquiétude. Pour autant, des voix critiques, y compris parmi d'anciens responsables politiques, ont questionné la pertinence ou la proportionnalité de cette présentation, ce qui pourrait contribuer à expliquer qu'un répondant sur trois reste sceptique. Ces résultats sont issus d'un échantillon de 513 répondants, redressé pour refléter la population française. La taille globale de l'échantillon invite à lire les résultats sur les sous-groupes avec une prudence raisonnable. Si une majorité des Français interrogés paraît avoir intégré l'idée d'une menace russe, le niveau de scepticisme demeure notable. La question ouverte est de savoir si cette perception est appelée à se consolider au fil des événements ou si, à l'inverse, une forme de lassitude ou de mise à distance du discours sécuritaire pourrait modifier cet équilibre.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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