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Publié le

24/10/2025

Pensez-vous que la devise « Liberté Égalité Fraternité » correspond aux valeurs défendues par l’Etat Français aujourd’hui ?

Résultats ajustés

du 29/09/2026 à 02:31

Depuis toujours

Réponses

699

Oui

17%

Non

77%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

La devise « Liberté Égalité Fraternité », inscrite dans la Constitution de 1958 et gravée sur les frontons des édifices publics, est bien plus qu'un symbole : elle constitue le socle déclaré des valeurs républicaines françaises. La question de savoir si elle correspond encore aux valeurs défendues concrètement par l'État touche à un enjeu de légitimité politique et de confiance institutionnelle. Le résultat est net : 77 % des répondants sur Politês se disent convaincus que la devise ne correspond pas aux valeurs défendues par l'État français aujourd'hui, contre 17 % qui estiment le contraire. La part des sans-opinion demeure marginale, à 6 %. Ce niveau de rejet constitue un signal fort d'un sentiment de décalage entre le symbole républicain et sa traduction perçue dans la réalité politique et sociale. Premier enseignement, l'écart entre les femmes et les hommes mérite d'être relevé. Les femmes expriment un rejet plus prononcé, à 83 % contre 72 % chez les hommes. L'adhésion au « oui » est également plus faible chez les femmes (13 % contre 21 %). Ces écarts pourraient suggérer que les questions d'égalité, particulièrement présentes dans les débats sur les inégalités de genre et les discriminations, alimentent un sentiment de décalage plus marqué parmi les répondantes. Deuxième enseignement, les écarts selon la catégorie socioprofessionnelle vont dans un sens cohérent. Les CSP- affichent le rejet le plus élevé, à 84 %, quand les CSP+ s'établissent à 74 %. L'adhésion positive reste faible dans toutes les catégories, mais elle est près de deux fois moins élevée chez les CSP- (12 %) que chez les CSP+ (21 %). Ces données pourraient aller dans le sens d'un sentiment que les idéaux d'égalité et de fraternité demeurent davantage inaccessibles pour ceux qui se situent en bas de l'échelle sociale. Troisième enseignement, on observe une variation régionale. L'Île-de-France se distingue avec un taux d'adhésion positive relativement plus élevé (26 %), et un rejet moins prononcé (67 %) que dans les autres régions. Le Nord-Ouest, le Sud-Ouest et les DOM-TOM présentent des niveaux de rejet parmi les plus forts. Ces écarts territoriaux pourraient refléter des perceptions différentes de la présence et de l'action de l'État selon les contextes locaux. À noter que les effectifs sont plus limités pour certains de ces territoires, ce qui invite à la prudence dans leur interprétation. Ce résultat s'inscrit dans un débat de fond sur la capacité des principes républicains à se traduire en réalités concrètes. Les discussions récurrentes autour des inégalités de revenus, de l'accès aux droits ou des tensions sur la cohésion sociale alimentent régulièrement la question de la sincérité institutionnelle de la devise. Le fait que la fraternité soit souvent décrite comme la valeur la plus difficile à réaliser, et que l'égalité soit régulièrement interrogée à l'aune de données objectives sur les discriminations, pourrait contribuer à expliquer ce sentiment général de décalage. Au-delà des chiffres, ce qui se dessine ici est moins un rejet de la devise elle-même qu'une perception d'un écart entre l'idéal proclamé et la réalité vécue. La question qui demeure ouverte est de savoir si ce sentiment traduit une défiance durable envers les institutions, ou une attente toujours vive que ces valeurs soient effectivement incarnées.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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