International
Sécurité et Justice
Société
Publié le
16/02/2026
Résultats ajustés
du 17/08/2026 à 13:32
Depuis toujours
Réponses
713
Oui
53%
Non
29%
Pareil
18%
La question de la violence dans le monde traverse régulièrement le débat public. Elle renvoie à une tension bien documentée entre les données objectives sur l'évolution de la criminalité et le ressenti des populations, souvent façonné par la couverture médiatique, les discours politiques et l'expérience quotidienne. Interroger les Français sur ce sujet, c'est sonder autant une réalité perçue qu'une réalité vécue. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage en faveur de l'idée que le monde est plus violent qu'avant : 53 % répondent « oui », contre 29 % « non » et 18 % « pareil ». On ne peut parler ni de consensus ni de forte polarisation, mais d'une tendance majoritaire, avec près d'un répondant sur trois qui refuse cette vision et une part non négligeable qui estime que la situation n'a pas évolué. Premier enseignement : un écart générationnel notable. Les 50-64 ans sont 57 % à estimer que le monde est plus violent, et cette proportion monte à 71 % chez les 65 ans et plus. À l'inverse, les 15-17 ans ne sont que 41 % à partager ce constat, et les 18-24 ans 42 %. Cela pourrait suggérer que la perception de la violence est partiellement liée à la capacité de comparaison avec une époque révolue : les générations plus âgées, qui disposent d'un référentiel temporel plus long, seraient davantage enclines à percevoir une dégradation. Les plus jeunes, n'ayant pas de point de comparaison personnel avec les décennies passées, sembleraient moins affirmatifs sur ce point. Deuxième enseignement : les femmes expriment une perception légèrement plus accentuée que les hommes. 56 % des femmes répondent « oui », contre 51 % des hommes. L'écart reste modéré, mais il pourrait s'inscrire dans un contexte où les violences faites aux femmes font l'objet d'une visibilité croissante dans le débat public, ce qui pourrait influer sur ce ressenti. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent des actifs. Parmi les inactifs, 59 % estiment que le monde est plus violent, contre 51 % chez les CSP+ et 52 % chez les CSP-. Cette différence, bien que contenue, pourrait aller dans le sens d'une association entre l'exposition à certains médias ou une moindre mobilité sociale et une perception plus pessimiste de l'évolution de la violence. Ces résultats trouvent un écho dans un paradoxe bien documenté : plusieurs indicateurs de criminalité à long terme montrent une tendance à la baisse sur les dernières décennies, tandis que le sentiment d'insécurité ne suit pas nécessairement la même courbe. Les médias, en amplifiant la couverture des événements violents, et les discours politiques, qui font régulièrement de la sécurité un enjeu central, contribueraient à entretenir une perception d'aggravation qui ne reflète pas nécessairement l'évolution statistique des faits. Ces résultats sont issus d'un échantillon redressé de 713 répondants, représentatif de la population française, tel que recueilli par Politês. Certains segments géographiques présentent des effectifs trop faibles pour faire l'objet d'un commentaire fiable et n'ont donc pas été analysés. In fine, ce résultat illustre la complexité du rapport des Français à la violence : majoritairement convaincus d'une dégradation, ils sont aussi nombreux à nuancer ou rejeter cette lecture. La question reste ouverte : dans quelle mesure ce ressenti reflète-t-il une réalité objective, et dans quelle mesure est-il le reflet de la manière dont la violence nous est donnée à voir ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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