International
Sécurité et Justice
Société
Publié le
16/02/2026
Résultats ajustés
du 12/10/2026 à 21:39
Depuis toujours
Réponses
724
Oui
54%
Non
28%
Pareil
18%
La question de savoir si le monde est devenu plus violent figure parmi les plus débattues de notre époque. Elle touche à la fois à la réalité des conflits et de la criminalité, à la manière dont les médias les relaient, et à la façon dont les sociétés perçoivent leur propre sécurité. Interroger les Français sur ce sujet permet de mesurer l'état d'un sentiment collectif qui dépasse le simple constat factuel. Avec 54 % de réponses affirmatives, une majorité des répondants sur Politês estime que le monde est effectivement plus violent qu'avant. 28 % pensent le contraire et 18 % jugent que la situation est restée comparable. Ce résultat témoigne d'une adhésion majoritaire à l'idée d'une aggravation, sans pour autant traduire un consensus absolu : près d'un répondant sur deux ne partage pas cette perception ou la nuance. Premier enseignement notable : un écart générationnel significatif. Les 65 ans et plus sont 71 % à considérer que le monde est plus violent, contre 41 % seulement chez les 15-17 ans et 42 % chez les 18-24 ans. Les répondants des tranches 25-34 ans et 35-49 ans se situent autour de 42 à 45 %. Cet écart pourrait suggérer que les générations plus âgées, disposant d'un horizon temporel plus long, comparent le présent à un passé qu'elles ont vécu, tandis que les plus jeunes, sans référence personnelle antérieure, se montreraient plus réservés sur l'idée d'une dégradation. Deuxième enseignement : le genre introduit également une différence perceptible. Les femmes sont 58 % à répondre oui, contre 50 % pour les hommes. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une exposition ou d'une sensibilité différenciée aux violences, notamment celles qui touchent de manière disproportionnée les femmes dans la sphère privée comme dans l'espace public. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement des actifs, avec 59 % de réponses affirmatives, contre 53 % pour les CSP+ et 51 % pour les CSP-. Ce résultat mérite d'être interprété avec prudence ; il pourrait être mis en lien avec des niveaux d'exposition différents à l'information ou à certaines formes de précarité. Cette perception d'un monde plus violent mérite d'être replacée dans un cadre plus large. Les données disponibles sur les conflits armés indiquent une augmentation du nombre de conflits depuis plusieurs décennies, atteignant selon certaines sources des niveaux parmi les plus élevés depuis 1946. Dans le même temps, d'autres travaux, dont ceux du psychologue Steven Pinker, avancent que le nombre de morts par violence rapporté à la population mondiale tendrait à diminuer sur le temps long. Ce paradoxe entre données objectives et ressenti collectif pourrait s'expliquer, entre autres, par l'amplification médiatique des événements violents — qui tend à les rendre plus saillants dans la mémoire collective — ou encore par un abaissement du seuil de tolérance à la violence dans les sociétés contemporaines. Les résultats présentés sont redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. Au fond, ce que révèle ce résultat n'est pas tant une vérité sur l'état du monde qu'un instantané d'un sentiment largement partagé. La majorité des Français interrogés sur Politês perçoit une dégradation, mais cette perception varie sensiblement selon les générations et le genre. La question ouverte reste celle du rapport entre ce ressenti et les réalités mesurables : dans quelle mesure les outils de mesure de la violence et les espaces où elle s'exprime ont-ils eux-mêmes évolué ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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