International
Sécurité et Justice
Société
Publié le
16/02/2026
Résultats ajustés
du 30/06/2026 à 17:34
Depuis toujours
Réponses
686
Oui
53%
Non
29%
Pareil
18%
La perception de la violence dans le monde est l'une de ces questions où ressenti collectif et réalité statistique peuvent diverger sensiblement. Elle touche à des enjeux profonds : la confiance dans les institutions, le sentiment de sécurité au quotidien, et la manière dont les sociétés se racontent à elles-mêmes. Sur l'ensemble des répondants, une majorité relative se dégage clairement : 53 % des Français interrogés dans le cadre des enquêtes Politês estiment que le monde est aujourd'hui plus violent qu'avant. 29 % pensent le contraire, et 18 % considèrent que le niveau de violence est resté comparable. La perception dominante est donc celle d'une aggravation, même si près d'un répondant sur deux ne partage pas ce constat. Premier enseignement notable, un écart s'observe entre les femmes et les hommes. 58 % des répondantes estiment que le monde est devenu plus violent, contre 49 % des répondants masculins. Cet écart pourrait suggérer une exposition ou une sensibilité différenciée aux formes de violence les plus visibles dans le quotidien, sans qu'il soit possible d'en déterminer précisément les causes. Deuxième enseignement, l'âge joue un rôle structurant dans les réponses. Les plus jeunes sont nettement moins nombreux à percevoir une aggravation de la violence : 41 % chez les 15-17 ans et 42 % chez les 18-24 ans répondent « oui », tandis que cette proportion monte à 55 % chez les 50-64 ans et à 68 % chez les 65 ans et plus. On note également que la part des répondants estimant que le niveau de violence est « pareil » est plus élevée chez les plus jeunes, notamment 34 % chez les 15-17 ans. Cet écart générationnel pourrait s'interpréter comme le reflet d'horizons de comparaison différents : les générations plus âgées disposent d'un recul temporel plus long sur lequel fonder leur jugement, tandis que les plus jeunes n'ont pas de point de référence antérieur aussi marqué. Troisième enseignement, les inactifs (61 % de « oui ») et les CSP- (53 %) expriment davantage la perception d'un monde plus violent que les CSP+ (50 %). Cet écart, modeste mais présent, pourrait aller dans le sens d'une exposition perçue différente aux risques, ou d'un rapport distinct aux sources d'information sur la violence. Cette perception d'une violence croissante mérite d'être lue à la lumière de plusieurs tendances de fond. Les données disponibles sur l'évolution réelle de la violence présentent un tableau nuancé : si certaines formes de violence, notamment les violences conjugales et les violences politiques, semblent en hausse, d'autres indicateurs, comme le taux d'homicides, ont plutôt tendance à se stabiliser voire à baisser à l'échelle mondiale. Le rôle des médias et des réseaux sociaux dans l'amplification de la couverture des faits violents, ainsi que des biais cognitifs bien documentés comme le biais de négativité, pourraient contribuer à entretenir un sentiment d'insécurité qui ne reflète pas nécessairement une dégradation objective de la situation. Au final, ce que révèle cette question, c'est moins une photographie objective du niveau de violence que la manière dont les Français la perçoivent et la vivent. Reste à savoir dans quelle mesure cette perception influence les comportements, les attentes politiques et la confiance dans les institutions chargées de garantir la sécurité.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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