Économie

Sciences et Technologies

Publié le

10/10/2025

Pensez-vous que votre emploi est menacé par l'intelligence artificielle ?

Résultats ajustés

du 20/08/2026 à 06:00

Depuis toujours

Réponses

735

Oui

28%

Non

66%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La montée en puissance de l'intelligence artificielle dans le monde professionnel alimente depuis plusieurs années un débat sur l'avenir du travail. La question de la menace que représente l'IA sur les emplois individuels cristallise des craintes réelles, alimentées par des études aux projections parfois contrastées. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur perception personnelle du risque. La réponse est claire : deux tiers des répondants (66 %) estiment que leur emploi n'est pas menacé par l'intelligence artificielle, tandis que 28 % considèrent qu'il l'est. Seuls 6 % se déclarent incertains. On observe donc un sentiment dominant de sécurité plutôt qu'une inquiétude généralisée, même si la part de personnes qui perçoivent un risque reste significative. Premier enseignement : la perception du risque varie selon l'âge. Les 50-64 ans sont les plus nombreux à considérer leur emploi menacé, avec 38 % de réponses affirmatives, contre 23 % chez les 25-34 ans et 31 % chez les 18-24 ans. Cela pourrait suggérer que les actifs en milieu ou en fin de carrière, potentiellement moins exposés aux formations numériques récentes, ressentent davantage la pression de ces transformations technologiques. À l'inverse, les 25-34 ans, génération souvent perçue comme plus familière des outils numériques, expriment une perception du risque plus modérée. Deuxième enseignement : un écart géographique apparaît entre l'Île-de-France et le reste du territoire. Les Franciliens sont les plus nombreux à se sentir menacés (37 %), soit dix points au-dessus de la moyenne nationale. Ce résultat peut être mis en regard du fait que les emplois concentrés en Île-de-France, souvent dans les services, la finance ou le conseil, figurent parmi ceux que plusieurs études identifient comme plus exposés aux transformations liées à l'IA générative. Troisième enseignement : les CSP+ et les inactifs affichent une perception du risque plus élevée que les CSP-. Alors que 22 % des CSP- estiment leur emploi menacé, cette proportion s'élève à 31 % chez les CSP+ et à 29 % chez les inactifs. Ce résultat peut sembler contre-intuitif : on pourrait s'attendre à ce que les emplois peu qualifiés, davantage automatisables selon certaines analyses, génèrent davantage d'inquiétude. On peut émettre l'hypothèse que la conscience du risque lié à l'IA serait plus présente là où l'exposition directe à ces outils est plus fréquente, notamment dans des métiers qualifiés où l'IA générative progresse rapidement. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté : des estimations récentes indiquent que près de 14 % des emplois en France seraient à haut risque d'automatisation, et que l'IA pénètre désormais des secteurs créatifs et intellectuels longtemps considérés comme préservés. La perception personnelle du risque semble ainsi partiellement déconnectée des projections macroéconomiques, ce qui pourrait indiquer une distance entre les analyses sectorielles et le ressenti individuel. Au fond, si la menace de l'IA sur l'emploi occupe une place importante dans le débat public, elle ne se traduit pas encore, pour la majorité des répondants, par un sentiment de vulnérabilité personnelle. La question reste ouverte : cette sérénité relative reflète-elle une évaluation ajustée de la situation, ou un décalage entre la réalité des transformations en cours et leur perception individuelle ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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