Culture et Loisirs

Société

Publié le

23/10/2025

Possédez vous un écran de télévision ?

Résultats bruts

du 15/09/2026 à 17:00

Depuis toujours

Réponses

3680

Oui

84%

Non

16%

Synthèse des résultats

La télévision reste un équipement central du foyer français, mais son statut évolue à mesure que les pratiques médiatiques se transforment. La question de sa possession, aussi fondamentale qu'elle puisse paraître, permet d'établir un état des lieux utile à l'heure où les écrans se multiplient et où les modes de consommation audiovisuelle se diversifient. Les résultats recueillis par Politês sont nets : 84 % des répondants français déclarent posséder un écran de télévision, contre 16 % qui en sont dépourvus. Cette adhésion majoritaire confirme que le téléviseur demeure un équipement largement répandu, bien qu'une minorité non négligeable s'en passe. Premier enseignement : un écart générationnel notable, mais dans un sens qui mérite attention. Ce sont les 18-24 ans et les 25-34 ans qui affichent les taux de possession les plus faibles, respectivement 80 % et 82 %. À l'inverse, les 15-17 ans atteignent 94 % et les 65 ans et plus, 92 %. Cette distribution pourrait suggérer que les jeunes adultes, davantage en situation de mobilité résidentielle ou de cohabitation, seraient moins enclins à s'équiper d'un téléviseur individuel — sans que cela ne signifie nécessairement un désintérêt pour les contenus audiovisuels. Deuxième enseignement : une distinction selon le genre. Les personnes se déclarant non binaires affichent un taux de possession nettement inférieur, à 65 %, contre 83 % pour les hommes et 86 % pour les femmes. Cet écart pourrait aller dans le sens d'un profil sociodémographique spécifique, potentiellement associé à une plus grande jeunesse ou à des conditions de logement différentes. Il convient néanmoins de s'en tenir à ce constat, sans en tirer de conclusions définitives. Troisième enseignement : une relative homogénéité régionale et socioprofessionnelle. Les variations selon la région restent contenues, entre 80 % en Île-de-France et 86 % dans le Nord-Est. L'Île-de-France se distingue légèrement avec le taux le plus bas, ce qui pourrait être mis en lien avec une population plus jeune, plus mobile, et davantage tournée vers d'autres formes de consommation numérique. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les écarts sont minimes : de 83 % pour les CSP+ et les inactifs à 87 % pour les CSP-. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la télévision connectée redéfinit progressivement la notion même de possession d'un écran. Les téléviseurs dits « smart TV » intègrent désormais des fonctionnalités proches de celles d'un ordinateur ou d'une tablette, et la frontière entre écran de télévision et écran multimédia s'estompe. Par ailleurs, la suppression de la contribution à l'audiovisuel public en 2022 a découplé la possession d'un récepteur de toute obligation fiscale, ce qui modifie le rapport — symbolique et pratique — à cet équipement. Si la télévision reste présente dans l'écrasante majorité des foyers, la question qui se pose désormais est moins celle de sa possession que celle de la manière dont elle est utilisée : support de diffusion linéaire traditionnelle, plateforme de streaming, ou interface d'un écosystème numérique plus large. C'est peut-être cette transformation des usages, plus que la simple détention de l'appareil, qui mérite d'être examinée en priorité.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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