Santé
Vie Pratique et Consommation
Publié le
15/12/2025
Résultats ajustés
du 04/10/2026 à 03:11
Depuis toujours
Réponses
721
Oui
30%
Non
70%
Les compléments alimentaires occupent une place croissante dans les habitudes de santé des Français. Vitamines, minéraux, probiotiques ou plantes médicinales : ces produits, à la frontière entre l'alimentation et la médecine, soulèvent des questions sur le rapport au corps, à la prévention et au bien-être au quotidien. Dans l'enquête menée sur Politês, 31 % des répondants déclarent prendre des compléments alimentaires de manière régulière, contre 69 % qui n'en consomment pas. La tendance majoritaire est donc à l'abstention, mais une personne sur trois dit en faire un usage habituel. Ce niveau de consommation n'est ni marginal ni dominant : il témoigne d'une pratique répandue, mais loin d'être généralisée. Premier enseignement : un écart de genre modéré mais constant. Les femmes sont 34 % à déclarer une consommation régulière, contre 27 % chez les hommes, soit un écart de 7 points. Cet écart pourrait refléter une attention différenciée à la prévention santé selon le genre, ou une exposition plus forte à certains contextes de consommation spécifiques, tels que la grossesse ou l'allaitement. Il ne permet pas, en revanche, d'établir de causalité directe. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 35-49 ans affichent un taux de consommation régulière de 36 %, contre 22 % chez les 25-34 ans, soit un écart de 14 points. Les 18-24 ans se situent également à 22 %. Ces résultats pourraient suggérer que la consommation régulière de compléments alimentaires tend à s'installer davantage à mesure que l'on avance en âge, possiblement en lien avec des préoccupations de santé qui évoluent au fil du temps. Troisième enseignement : un gradient selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ affichent un taux de 35 %, contre 24 % pour les CSP-, soit un écart de 11 points. Ce résultat pourrait être associé à un accès plus aisé aux produits, à une sensibilisation différenciée aux enjeux de santé préventive, ou encore à une exposition plus marquée au marketing lié à ces produits. Il ne permet pas à lui seul d'identifier un facteur explicatif déterminant. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de marché dynamique. Le secteur des compléments alimentaires représentait 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France en 2023, avec une croissance soutenue sur plusieurs années. Des enquêtes sectorielles font état de taux de consommation déclarée plus élevés que ceux enregistrés ici, ce qui pourrait s'expliquer par des différences de méthodologie ou de définition de la régularité. Par ailleurs, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) rappelle régulièrement que l'efficacité de nombreux produits reste insuffisamment documentée scientifiquement, et que certains présentent des risques sanitaires réels, notamment en cas d'interactions médicamenteuses ou de surdosage. Les résultats présentés sont issus d'un échantillon redressé de 716 répondants. Pour certains segments aux effectifs limités, les résultats sont à interpréter avec prudence. En définitive, la consommation régulière de compléments alimentaires partage les répondants en deux groupes inégaux mais distincts. Au-delà des chiffres, la question de ce qui motive ce choix, et de l'information dont disposent les consommateurs pour le faire en connaissance de cause, reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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