Santé
Vie Pratique et Consommation
Publié le
15/12/2025
Résultats ajustés
du 01/07/2026 à 14:27
Depuis toujours
Réponses
696
Oui
30%
Non
70%
La prise de compléments alimentaires — vitamines, minéraux ou autres substances — s'est imposée comme un sujet de santé publique à part entière. Elle cristallise des questions plus larges sur le rapport des Français à la prévention santé, à l'automédication et aux promesses d'un bien-être optimisé. À l'échelle nationale, les répondants sur Politês font apparaître une pratique minoritaire mais loin d'être anecdotique : 30 % déclarent prendre régulièrement des compléments alimentaires, contre 70 % qui ne le font pas. La consommation régulière reste donc nettement en retrait par rapport à la non-consommation, sans que l'on puisse pour autant parler d'un phénomène marginal. Premier enseignement : un écart selon le genre mérite d'être relevé. Les femmes sont 35 % à déclarer une consommation régulière, contre 25 % chez les hommes. Cet écart de dix points pourrait suggérer des habitudes de santé différenciées ou une attention plus marquée aux compléments nutritionnels parmi les femmes, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude. Deuxième enseignement : un effet d'âge se dessine dans les données. Les 35-49 ans se distinguent avec 37 % de consommateurs réguliers, tandis que les 25-34 ans et les 18-24 ans se situent autour de 21-22 %. Cette progression avec l'avancée en âge, particulièrement visible à partir de la tranche des 35-49 ans, pourrait aller dans le sens d'une préoccupation croissante pour la santé au fil du temps, ou d'une exposition plus fréquente aux recommandations médicales. Troisième enseignement : une variation selon le profil socioprofessionnel est observable. Les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent un taux de consommation régulière de 35 %, contre 24 % pour les CSP-. Cet écart pourrait être mis en lien avec des ressources financières plus importantes, mais aussi avec un accès différencié à l'information et aux conseils de professionnels de santé. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de croissance notable du marché des compléments alimentaires en France. Les données sectorielles récentes font état d'une hausse sensible de la consommation déclarée au cours des dernières années, portée notamment par l'intérêt croissant pour la santé préventive et l'influence des réseaux sociaux. Parallèlement, les autorités sanitaires — à commencer par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) — ont multiplié les mises en garde sur les risques liés à certains produits, aux achats en ligne non contrôlés ou à la surconsommation. Ce double mouvement, entre essor commercial et vigilance réglementaire, forme le cadre dans lequel s'inscrit la pratique mesurée ici. Si la prise régulière de compléments alimentaires demeure une pratique minoritaire en France, elle est loin d'être homogène : des écarts notables existent selon le genre, l'âge et le profil socioprofessionnel. La question qui s'ouvre naturellement est celle des déterminants de ces comportements : relèvent-ils davantage de convictions en matière de santé, de prescriptions médicales ou de dynamiques marketing ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours