Santé

Vie Pratique et Consommation

Publié le

15/12/2025

Prenez-vous des compléments alimentaires régulièrement ? (ex: vitamine)

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 21:49

Depuis toujours

Réponses

715

Oui

31%

Non

69%

Synthèse des résultats

La consommation de compléments alimentaires — vitamines, minéraux ou autres substances à visée nutritionnelle — est en progression dans les sociétés occidentales. Ce phénomène interroge les comportements de santé, le rapport à l'alimentation et la confiance accordée à ces produits, dont le statut réglementaire reste distinct de celui du médicament. Selon les résultats recueillis auprès des répondants sur Politês, sept personnes sur dix déclarent ne pas prendre de compléments alimentaires régulièrement. Avec 69 % de réponses négatives contre 31 % d'affirmatives, la tendance est nette : la majorité des répondants ne s'inscrit pas dans cette pratique au quotidien. Pour autant, il ne s'agit pas d'un rejet unanime : près d'un tiers des répondants se déclare consommateur régulier. Premier enseignement : un écart entre femmes et hommes. Les femmes sont 34 % à déclarer prendre des compléments alimentaires régulièrement, contre 27 % chez les hommes, soit un différentiel de sept points. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus marquée des femmes à certaines problématiques nutritionnelles — tels que les besoins en fer ou en calcium, qui varient selon les étapes de la vie —, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Deuxième enseignement : une progression avec l'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent des taux de consommation proches, autour de 21 à 22 %, tandis que les 35-49 ans passent à 37 %. Cette hausse progressive pourrait suggérer que la prise de compléments s'ancre davantage dans les habitudes à mesure que l'on avance en âge, possiblement en lien avec une attention croissante portée à la santé préventive. Troisième enseignement : un écart selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ déclarent consommer des compléments alimentaires à hauteur de 35 %, contre 24 % pour les CSP-, soit un différentiel de onze points. Cet écart pourrait notamment s'expliquer par des différences d'accès économique à ces produits, ou par des niveaux d'information et de sensibilisation distincts selon les catégories de population. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la consommation de compléments alimentaires fait l'objet d'un débat public nourri. En France, des autorités sanitaires telles que l'ANSES et l'Académie nationale de médecine adoptent une position prudente : elles rappellent régulièrement qu'une alimentation équilibrée reste préférable à une supplémentation systématique pour les personnes en bonne santé. Dans le même temps, l'essor des réseaux sociaux et des discours axés sur le bien-être contribue à entretenir l'intérêt pour ces produits, parfois au-delà de ce que les données scientifiques disponibles valident. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur robustesse d'ensemble. Au final, si une minorité significative de Français déclare intégrer les compléments alimentaires dans sa routine, la pratique demeure l'exception plutôt que la règle. La question de fond reste ouverte : dans quelle mesure ceux qui ne consomment pas ces produits s'appuient-ils sur une alimentation qu'ils estiment suffisante, et dans quelle mesure cela traduit-il un déficit d'information ou d'accès ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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