Sécurité et Justice

Société

Publié le

19/10/2025

Ressentez-vous de la peur ou de l'inquiétude lorsque vous rentrez seul(e) la nuit ?

Résultats bruts

du 24/07/2026 à 10:14

Depuis toujours

Réponses

1509

Oui, souvent

27%

Parfois, selon les lieux

39%

Rarement

18%

Jamais

16%

Synthèse des résultats

Rentrer seul la nuit est une expérience ordinaire, mais elle est loin d'être vécue de façon identique selon les individus. Au-delà de la réalité statistique des actes criminels, c'est la perception de l'insécurité dans l'espace public nocturne qui façonne les comportements et les ressentis au quotidien. Les données collectées auprès de 1 509 répondants sur Politês éclairent de façon saisissante la diversité de ces vécus. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une large majorité déclare ressentir une forme d'inquiétude lors du retour nocturne seul. 27 % affirment en ressentir souvent, et 39 % parfois selon les lieux, soit au total plus de six personnes sur dix qui expriment cette appréhension. À l'inverse, 18 % disent en ressentir rarement et 16 % jamais. La dynamique d'ensemble est donc celle d'une inquiétude répandue, mais graduée selon les contextes. Le premier enseignement, et le plus marqué, tient à l'écart entre les femmes et les hommes. Chez les femmes, 56 % déclarent ressentir souvent cette peur, et 36 % parfois, ce qui signifie que 92 % d'entre elles expriment une forme d'inquiétude. Chez les hommes, cette proportion est sensiblement plus limitée : 9 % seulement disent souvent ressentir cette peur, 41 % parfois, et près d'un homme sur quatre déclare ne jamais en ressentir. Ces chiffres pourraient suggérer que le retour nocturne seul ne constitue pas une situation neutre ou symétrique selon le genre, et qu'il pourrait exister une exposition perçue différente aux risques dans l'espace public. Deuxième enseignement notable : une variation selon l'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent les taux les plus élevés de peur fréquente, respectivement 33 % et 30 %, tandis que cette proportion décroît avec l'avancée en âge, pour atteindre 19 % chez les 50-64 ans. On pourrait y lire une corrélation avec des modes de vie nocturnes plus fréquents chez les jeunes adultes, ou avec une exposition plus régulière à l'espace public la nuit, sans qu'il soit possible d'établir un lien causal à partir des seules données disponibles. Troisième point d'attention : les inactifs, avec 32 % déclarant souvent ressentir cette peur, se distinguent légèrement des CSP+ (22 %) et des CSP- (27 %). Cette différence pourrait refléter des contextes de vie variés, sans qu'il soit possible d'en dégager une explication univoque à partir des seules données disponibles. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où le sentiment d'insécurité dans l'espace public nocturne fait l'objet d'une attention croissante. Les données disponibles sur les violences sexistes et sexuelles dans l'espace public documentent une réalité spécifique pour les femmes, dont une large majorité déclare avoir déjà subi des formes de harcèlement. Ce contexte pourrait contribuer à expliquer pourquoi le ressenti de peur nocturne n'est pas uniformément distribué dans la population. Il convient de noter que les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique. La surreprésentation de certaines catégories dans l'échantillon, notamment les femmes et les jeunes adultes, invite à interpréter les chiffres globaux avec une prudence particulière. Au final, ce que ces données dessinent, c'est une inquiétude nocturne largement partagée mais profondément inégale selon les profils. La question qui s'ouvre naturellement est celle des leviers — individuels ou collectifs — susceptibles d'agir sur ce ressenti, et de la façon dont les politiques d'aménagement de l'espace public pourraient prendre en compte cette asymétrie des vécus.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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