Sécurité et Justice
Société
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 03:18
Depuis toujours
Réponses
1527
Oui, souvent
27%
Parfois, selon les lieux
39%
Rarement
18%
Jamais
16%
Le sentiment d'insécurité nocturne est un enjeu qui traverse régulièrement le débat public en France. Derrière la question posée, c'est la perception subjective du risque dans l'espace public qui est interrogée — une perception qui, comme le montrent de nombreux travaux académiques sur le sujet, ne se réduit pas aux seules statistiques de la criminalité. À l'échelle de l'ensemble des répondants, la peur ou l'inquiétude nocturne est loin d'être marginale. Près de deux tiers des Français interrogés sur Politês déclarent ressentir cette peur, au moins occasionnellement : 27 % disent en être souvent touchés, et 39 % indiquent que cela leur arrive parfois selon les lieux. À l'opposé, 18 % déclarent rarement l'éprouver et 16 % jamais. Le résultat dominant est donc celui d'une inquiétude largement partagée, même si elle reste modulée par les circonstances pour une large part des répondants. L'enseignement le plus saillant tient à l'écart considérable observé selon le genre. Parmi les femmes, 56 % déclarent ressentir souvent cette peur, contre 9 % des hommes. En agrégeant les réponses « souvent » et « parfois », 92 % des femmes expriment une forme d'inquiétude nocturne, contre 50 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer que le retour nocturne seul n'est pas vécu de la même façon selon le genre, ce qui pourrait refléter une exposition perçue comme inégale aux risques dans l'espace public. Du côté des tranches d'âge, les 18-24 ans et les 25-34 ans expriment plus fréquemment une peur souvent présente (respectivement 33 % et 30 %), tandis que cette proportion diminue avec l'avancée en âge, tombant à 19 % chez les 50-64 ans. Cette tendance pourrait à la fois refléter une plus grande fréquence des sorties nocturnes chez les jeunes adultes et une familiarité croissante avec la gestion de ce sentiment pour les générations plus âgées, même si ces hypothèses méritent d'être nuancées. Sur le plan socioprofessionnel, les inactifs se distinguent avec 32 % de réponses « souvent », contre 22 % chez les CSP+. Cet écart pourrait être mis en relation avec des environnements résidentiels ou des modes de déplacement différents selon les catégories sociales, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le sentiment d'insécurité nocturne en France fait l'objet d'une attention croissante des pouvoirs publics. Des données publiques font état d'une hausse du nombre de personnes se déclarant en situation d'insécurité ces dernières années, et selon plusieurs classements internationaux, la France se situerait en dessous de la moyenne européenne sur la question de la sécurité perçue en marchant seul la nuit. Les politiques locales de sécurité et les initiatives visant à sécuriser les espaces nocturnes témoignent de la reconnaissance institutionnelle de cet enjeu. Au final, ces données illustrent que la peur nocturne est une réalité partagée par une part significative de la population française, mais de façon très inégale selon le genre. Cette asymétrie soulève une question de fond : dans quelle mesure les aménagements publics et les politiques de sécurité parviennent-ils à réduire ces inégalités de perception et d'exposition dans l'espace nocturne ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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