Sécurité et Justice

Société

Publié le

19/10/2025

Ressentez-vous de la peur ou de l'inquiétude lorsque vous rentrez seul(e) la nuit ?

Résultats bruts

du 16/07/2026 à 20:50

Depuis toujours

Réponses

1505

Oui, souvent

27%

Parfois, selon les lieux

39%

Rarement

18%

Jamais

16%

Synthèse des résultats

La question de la sécurité dans l'espace public nocturne se situe au croisement de plusieurs enjeux sociaux : la liberté de circulation, le sentiment d'insécurité et les inégalités entre groupes face au risque perçu. Interroger les Français sur leur ressenti lorsqu'ils rentrent seuls la nuit permet de mesurer l'ampleur et la distribution d'une anxiété qui, au-delà des statistiques de la délinquance, façonne concrètement les comportements quotidiens. Les résultats recueillis sur Politês témoignent d'une inquiétude largement répandue. Seuls 16 % des répondants déclarent ne jamais ressentir de peur ou d'inquiétude dans cette situation, tandis que 27 % l'éprouvent souvent et 39 % parfois selon les lieux. Près de deux tiers des personnes interrogées expriment ainsi un sentiment d'insécurité nocturne, au moins dans certains contextes. La réponse majoritaire — « parfois selon les lieux » — indique une inquiétude conditionnelle plutôt qu'absolue, ce qui pourrait suggérer que la perception du risque est fortement liée à l'environnement immédiat. Le premier enseignement, et le plus marqué, concerne l'écart entre les femmes et les hommes. Parmi les femmes, 56 % déclarent ressentir souvent cette peur et 36 % parfois selon les lieux, ce qui signifie que seulement 8 % d'entre elles ne l'éprouvent que rarement ou jamais. Chez les hommes, 9 % seulement déclarent la ressentir souvent, et 50 % rarement ou jamais. Cet écart considérable pourrait s'interpréter à la lumière d'une exposition différenciée aux risques réels ou perçus dans l'espace public nocturne, ainsi que d'une socialisation qui intègrerait plus tôt, pour les femmes, la conscience d'une vulnérabilité potentielle. Deuxième enseignement : l'effet de l'âge dessine une tendance notable. Les 18-24 ans et les 25-34 ans présentent les taux les plus élevés de peur fréquente, respectivement 33 % et 30 %, contre 19 % chez les 50-64 ans. Cette distribution pourrait refléter une exposition plus importante aux situations nocturnes chez les jeunes adultes, mais aussi une conscience plus aiguisée des risques, éventuellement renforcée par les débats publics récents autour des violences dans l'espace public. Troisième enseignement : les personnes inactives déclarent davantage ressentir souvent cette inquiétude (32 %) que les CSP+ (22 %) ou les CSP- (27 %). Cet écart, plus modéré, pourrait être associé à des conditions de mobilité ou d'environnement résidentiel différentes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion ferme. Ces résultats font écho à une réalité documentée : l'espace public nocturne est perçu comme un territoire inégalement accessible selon le genre. Les politiques publiques de prévention — qu'il s'agisse de l'éclairage urbain, de la sécurité dans les transports en commun ou des dispositifs d'entraide — répondent en partie à cette demande de sécurisation. Il convient par ailleurs de rappeler que la distinction entre insécurité mesurée statistiquement et sentiment d'insécurité ressenti demeure une question complexe, les deux dimensions ne se recoupant pas nécessairement. Les données présentées ici sont des données brutes, sans redressement statistique. La composition de l'échantillon invite à interpréter les niveaux absolus avec prudence, même si les écarts entre groupes restent significatifs. Au fond, ce que ces chiffres révèlent, c'est moins une peur uniforme que des expériences profondément différenciées selon le profil des répondants et les contextes géographiques. La question qui demeure ouverte est celle de savoir dans quelle mesure ces perceptions — qu'elles soient ou non corrélées à des risques objectifs — influencent effectivement les choix de mobilité et les libertés de circulation au quotidien.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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