Sécurité et Justice

Société

Publié le

19/10/2025

Ressentez-vous de la peur ou de l'inquiétude lorsque vous rentrez seul(e) la nuit ?

Résultats bruts

du 04/10/2026 à 02:53

Depuis toujours

Réponses

1532

Oui, souvent

27%

Parfois, selon les lieux

39%

Rarement

18%

Jamais

16%

Synthèse des résultats

La sécurité perçue dans les espaces publics nocturnes est une préoccupation récurrente dans le débat public. Derrière la question posée se joue un enjeu concret : dans quelle mesure les répondants ressentent-ils une forme d'anxiété lorsqu'ils se déplacent seuls la nuit, et cette expérience est-elle partagée de manière uniforme ou différenciée selon les profils ? Les résultats sont nets : près des deux tiers des répondants déclarent éprouver une forme d'inquiétude, que ce soit souvent (27 %) ou selon les lieux (39 %). À l'opposé, 18 % disent rarement la ressentir et seulement 16 % n'en éprouvent jamais. La modalité « Parfois, selon les lieux » recueille la plus forte adhésion, ce qui pourrait suggérer que la peur nocturne serait davantage contextuelle qu'absolue pour une large part des répondants. L'enseignement le plus saillant tient à l'écart de genre. Chez les femmes, 56 % déclarent ressentir « souvent » de la peur ou de l'inquiétude, et 36 % « parfois selon les lieux », soit 92 % qui expriment une forme d'appréhension. Chez les hommes, ce cumul tombe à 50 %, avec seulement 9 % optant pour « souvent ». Cet écart marqué pourrait indiquer que l'expérience nocturne n'est pas vécue de façon symétrique selon le genre, une réalité qui renverrait à des vulnérabilités perçues ou effectives qui ne seraient pas équivalentes. Sur le plan des âges, les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent les parts les plus élevées de répondants déclarant « souvent » ressentir cette peur, à respectivement 33 % et 30 %. Les tranches d'âge plus élevées tendent à déclarer moins de peur fréquente, tout en restant représentées sur la modalité « parfois selon les lieux ». Chez les 65 ans et plus, « souvent » ne représente que 8 %, tandis que la modalité contextuelle atteint 50 %. Cela pourrait indiquer que si la peur systématique décroît avec l'âge, une vigilance situationnelle demeurerait néanmoins. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les inactifs déclarent plus fréquemment ressentir « souvent » de la peur (32 %) que les CSP+ (22 %) ou les CSP- (27 %). Cette différence pourrait refléter des conditions de déplacement ou des environnements résidentiels distincts, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la sécurité nocturne fait l'objet d'une attention croissante dans les politiques locales, qu'il s'agisse de présence accrue des forces de l'ordre, d'aménagements urbains ou d'initiatives de prévention. Des enquêtes institutionnelles indiquent par ailleurs une hausse du nombre de Français se déclarant en situation d'insécurité au cours de ces dernières années, ce qui confère une résonance particulière aux résultats observés ici. La forte contextualisation de la peur, exprimée par la modalité « selon les lieux », invite également à s'interroger sur le rôle des environnements urbains et de leur aménagement dans la construction de ce sentiment. Les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique. La composition de l'échantillon, notamment une surreprésentation possible de certaines tranches d'âge ou de certains profils, invite à une interprétation prudente. C'est dans cet esprit de transparence que Politês publie ces résultats, accompagnés de leur cadre méthodologique. Au final, ce que ces données décrivent avant tout, c'est l'omniprésence d'une inquiétude nocturne au sein de la population interrogée, vécue de façon très différenciée selon le genre et modulée par l'âge et la situation professionnelle. La question de fond reste ouverte : dans quelle mesure les politiques publiques de sécurité et d'aménagement urbain parviennent-elles à réduire cet écart d'expérience entre les citoyens ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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