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Société

Publié le

21/10/2025

Selon vous, la démission du président est-elle une solution à la crise politique actuelle ?

Résultats ajustés

du 14/07/2026 à 12:20

Depuis toujours

Réponses

1122

Oui

44%

Non

47%

Ne sais pas

9%

Synthèse des résultats

La question de la démission présidentielle comme issue possible à la crise politique s'est imposée dans le débat public français ces derniers mois, dans un contexte d'instabilité gouvernementale et de fragmentation parlementaire rendant la constitution de majorités stables particulièrement difficile. Politês a interrogé les Français sur ce sujet afin d'en mesurer les perceptions. Les résultats révèlent une opinion divisée, sans orientation majoritaire claire. Une courte pluralité s'oppose à la démission du Président : 47 % des répondants estiment qu'elle ne constitue pas une solution à la crise actuelle, contre 44 % qui y voient une issue possible, et 9 % déclarent ne pas savoir. L'écart entre les deux positions est trop faible pour conclure à un rejet tranché. Premier enseignement notable : un écart de genre se dessine. Les hommes rejettent plus nettement l'idée d'une démission, à 54 % contre 40 % qui y sont favorables. Chez les femmes, la tendance s'inverse : 49 % y sont favorables et 40 % s'y opposent. Cet écart pourrait suggérer des rapports différenciés à la figure présidentielle ou à la notion de stabilité institutionnelle selon le genre, bien qu'il ne permette pas d'en établir la cause. Deuxième enseignement : une tendance générationnelle se dégage. Les répondants âgés de 18 à 24 ans rejettent nettement la démission comme solution, à 59 %, tandis que les 50-64 ans y sont au contraire favorables à 50 %, et les 25-34 ans se montrent plus partagés, avec 44 % pour et 45 % contre. On observe ainsi une progression de l'adhésion à l'idée de démission à mesure que l'âge augmente. Cela pourrait s'interpréter comme une sensibilité plus forte aux effets perçus de la crise chez les générations plus âgées, ou comme des représentations différentes du rôle présidentiel, sans qu'il soit possible de trancher entre ces hypothèses. Troisième enseignement : une ligne de partage socioprofessionnelle apparaît. Les catégories socioprofessionnelles supérieures s'opposent majoritairement à la démission (53 % contre, 40 % pour), tandis que les catégories socioprofessionnelles inférieures y sont davantage favorables (54 % pour, 39 % contre). Ce clivage pourrait aller dans le sens d'une perception plus critique de la gestion de la crise parmi les catégories moins favorisées, sans que les données disponibles permettent d'en préciser les ressorts. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte institutionnel particulier. Sous la Ve République, seul Charles de Gaulle a démissionné, en 1969, à la suite de l'échec d'un référendum. La démission présidentielle demeure donc un acte rare, sans précédent récent, ce qui pourrait expliquer en partie les réticences d'une part significative des répondants. Par ailleurs, la succession de plusieurs gouvernements depuis 2024, les motions de censure déposées et le recours répété à l'article 49.3 ont alimenté un sentiment d'instabilité institutionnelle qui se reflète dans la sensibilité d'une partie de l'opinion à cette question. Les résultats présentés sont redressés pour être représentatifs de la population française dans son ensemble. En définitive, l'opinion sur cette question apparaît profondément partagée, sans orientation majoritaire nette. Ce résultat invite à une interrogation de fond : dans un système institutionnel où la démission présidentielle est constitutionnellement possible mais historiquement exceptionnelle, comment les Français conçoivent-ils les voies de sortie d'une crise politique prolongée ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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