Sécurité et Justice

Société

Publié le

19/10/2025

Selon vous, les femmes se sentent-elles en sécurité dans la rue ?

Résultats bruts

du 29/09/2026 à 15:35

Depuis toujours

Réponses

4437

Oui, la plupart du temps

8%

Parfois

17%

Rarement

32%

Non, presque jamais

36%

Je ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La question du sentiment de sécurité des femmes dans la rue s'inscrit au cœur d'un débat sociétal persistant, articulant expériences vécues, politiques publiques et évolutions législatives. Elle soulève un enjeu de représentation : dans quelle mesure les Français perçoivent-ils la réalité vécue par les femmes dans l'espace public ? La tendance générale est sans ambiguïté. Une large majorité des 4 437 répondants sur Politês estime que les femmes ne se sentent pas en sécurité dans la rue. Près de 7 répondants sur 10 choisissent l'une des deux modalités les plus négatives : 36 % répondent « Non, presque jamais » et 32 % « Rarement ». À l'inverse, seulement 8 % estiment que les femmes se sentent en sécurité « la plupart du temps », et 17 % « parfois ». La part d'indécision reste marginale, à 7 %. Premier enseignement : le genre structure fortement les réponses. Les femmes sont nettement plus sévères dans leur appréciation que les hommes. 47 % des répondantes choisissent « Non, presque jamais », contre 29 % des hommes. Inversement, les hommes sont plus nombreux à opter pour « Rarement » (36 % contre 28 % chez les femmes). Cet écart pourrait suggérer que les femmes, fortes d'une expérience directe ou d'un entourage proche, expriment une conviction plus ancrée. Les répondants se déclarant non binaires (81 répondants, groupe dont la taille réduite invite à la prudence dans l'interprétation) affichent la proportion la plus élevée sur « Non, presque jamais », à 56 %. Deuxième enseignement : un écart générationnel notable apparaît. Les 18-24 ans (n=1 274) et les 25-34 ans (n=1 584), les deux groupes les plus représentés, concentrent les réponses les plus négatives, avec respectivement 39 % et 38 % de « Non, presque jamais ». Les 35-49 ans (n=710) et les 50-64 ans (n=274) se montrent davantage nuancés, avec des taux de « Non, presque jamais » s'établissant à 29 % et 31 %. Ce gradient pourrait indiquer que les générations les plus jeunes, plus exposées aux débats publics et aux discussions sur les réseaux sociaux, ou directement concernées par ces enjeux, portent un regard plus critique sur cette réalité. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit un différentiel modéré mais réel. Les CSP- affichent 40 % de « Non, presque jamais », contre 31 % chez les CSP+. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une perception plus aiguë de l'insécurité dans les catégories populaires, sans qu'il soit possible d'en inférer une relation de causalité directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté. Des enquêtes institutionnelles indiquent que des proportions importantes de femmes déclarent avoir déjà ressenti de l'insécurité dans l'espace public. Sur le plan législatif, la loi du 3 août 2018 relative à l'outrage sexiste a introduit une sanction pénale pour les comportements harcelants dans l'espace public, tandis que des campagnes de sensibilisation ont accompagné cette évolution. La convergence entre les données recueillies ici et ces travaux de fond pourrait suggérer que la perception d'une insécurité persistante est largement partagée au sein de la population française. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La surreprésentation des tranches d'âge jeunes (18-34 ans) dans l'échantillon invite à lire les segmentations avec prudence, en particulier pour les groupes aux effectifs les plus réduits. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins un débat sur le fait que les femmes ressentent de l'insécurité que sur l'ampleur perçue de celle-ci. L'écart entre hommes et femmes dans les réponses invite à s'interroger : dans quelle mesure l'expérience directe façonne-t-elle la représentation que l'on se fait de la sécurité dans l'espace public ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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