Sécurité et Justice
Société
Publié le
19/10/2025
Résultats bruts
du 17/08/2026 à 19:23
Depuis toujours
Réponses
4381
Oui, la plupart du temps
8%
Parfois
17%
Rarement
32%
Non, presque jamais
36%
Je ne sais pas
7%
Le sentiment de sécurité des femmes dans l'espace public constitue un sujet de débat récurrent dans la société française, nourri par des expériences vécues, des mobilisations collectives et des évolutions législatives. La question posée ici invitait les répondants à se prononcer non pas sur leur propre sécurité, mais sur ce qu'ils perçoivent du sentiment de sécurité des femmes en général — ce qui en fait un exercice d'empathie sociale autant qu'un reflet d'opinion. La tendance générale est sans ambiguïté : une large majorité des répondants estime que les femmes ne se sentent pas en sécurité dans la rue. Les réponses « rarement » et « non, presque jamais » cumulent 68 % des suffrages, contre seulement 25 % pour « oui, la plupart du temps » et « parfois » combinés. Moins d'un répondant sur dix choisit la modalité la plus positive, tandis que 7 % déclarent ne pas savoir. Premier enseignement : la variable de genre introduit un écart notable. Les femmes se montrent nettement plus catégoriques : 47 % d'entre elles choisissent « non, presque jamais », contre 29 % des hommes. À l'inverse, les hommes sont proportionnellement plus nombreux à opter pour les réponses positives ou pour le « je ne sais pas » (10 % contre 1 % chez les femmes). Cela pourrait suggérer que les femmes, disposant d'une expérience directe de l'espace public, expriment une conviction plus tranchée. Les personnes non binaires se distinguent également, avec 55 % de réponses « non, presque jamais » — le score le plus élevé de toutes les catégories. Deuxième enseignement : un gradient générationnel mérite attention. Les 18-34 ans affichent les scores les plus sévères, avec respectivement 39 % et 38 % de réponses « non, presque jamais ». Cette tendance s'atténue progressivement avec l'âge : les 35-49 ans descendent à 29 %, les 50-64 ans à 31 %. Le groupe des 65 ans et plus présente un profil plus hétérogène, avec à la fois le score « non, presque jamais » le plus élevé (41 %) et le score « oui, la plupart du temps » le plus fort (21 %), ce qui pourrait refléter une dispersion plus grande des opinions au sein de ce segment. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles dessinent une légère différenciation. Les CSP+ sont proportionnellement plus nombreux à retenir les modalités positives (29 % cumulés pour « oui » et « parfois »), tandis que les inactifs et les CSP- penchent davantage vers les réponses négatives (39 % de « non, presque jamais » dans les deux cas). Cet écart, sans être spectaculaire, pourrait aller dans le sens d'une perception de la sécurité féminine liée à l'environnement social et au cadre de vie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte documenté. Plusieurs études menées en France et à l'étranger convergent pour mettre en évidence une forte prévalence du sentiment d'insécurité chez les femmes dans les espaces urbains, notamment dans les rues peu fréquentées, les parkings ou les transports en commun. Le cadre législatif a évolué en réponse à ces réalités : la création de l'infraction d'outrage sexiste en 2018 en constitue un exemple, même si son application reste jugée partielle par les associations spécialisées. Les mobilisations sociales portées notamment par le mouvement #MeToo et par des manifestations régulières ont par ailleurs contribué à élever la conscience collective sur ce sujet, ce qui pourrait se refléter dans la netteté des opinions exprimées ici. Une précision méthodologique s'impose : les résultats présentés sont des données brutes, sans redressement statistique, issues des répondants sur Politês. L'échantillon comporte une surreprésentation des tranches d'âge 18-34 ans, ce qui invite à interpréter avec prudence les segments aux effectifs plus limités. Au-delà des chiffres, ce sondage révèle que la perception de l'insécurité des femmes dans l'espace public est largement partagée, et d'autant plus affirmée par celles qui en font directement l'expérience. La question reste ouverte de savoir si cette prise de conscience collective se traduit, ou pourrait se traduire, par des évolutions durables dans les comportements individuels, les politiques publiques et l'aménagement de l'espace urbain.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8668
Lisa
a demandé
Réponses
8128
Aztek21
a demandé
Réponses
8100