Politique

Sécurité et Justice

Publié le

18/10/2025

Selon vous, le racisme anti-blanc existe-t-il en France ?

Résultats bruts

du 18/08/2026 à 16:51

Depuis toujours

Réponses

5506

Oui

55%

Non

35%

Ne se prononce pas

10%

Synthèse des résultats

La question du racisme anti-blanc occupe une place singulière dans le débat public français. Ni tout à fait consensuelle ni totalement marginale, elle cristallise des tensions entre expériences perçues et cadres d'interprétation sociologiques ou politiques. Interroger les Français sur son existence, c'est sonder autant leur vécu que leur positionnement face à un concept profondément disputé. Une courte majorité se dégage parmi les répondants sur Politês. 55 % estiment que le racisme anti-blanc existe en France, contre 35 % qui le nient et 10 % qui préfèrent ne pas se prononcer. Ce résultat traduit moins un consensus qu'une tension entre deux blocs relativement bien constitués, le premier étant majoritaire sans être écrasant. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Les 50-64 ans sont 68 % à répondre oui, et les 65 ans et plus atteignent 77 %, tandis que les 18-24 ans ne sont que 52 % à partager cette conviction. Les 15-17 ans affichent quant à eux le taux d'adhésion le plus faible de l'ensemble, à 51 %. Ces écarts pourraient suggérer que la perception de ce phénomène tend à s'accentuer avec l'âge, peut-être en lien avec des cadres de référence différents selon les générations ou une exposition distincte aux débats publics sur ce sujet. Deuxième enseignement : un écart de genre notable. Les hommes sont 59 % à considérer que le racisme anti-blanc existe, contre 48 % chez les femmes, soit un écart de onze points. Les personnes se définissant comme non binaires expriment une position très différente, avec 25 % de réponses positives et 68 % de réponses négatives. Ce segment représente un effectif limité, ce qui invite à la prudence dans l'interprétation de ce résultat. Troisième enseignement : une variation selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP- affichent un taux d'adhésion de 63 %, nettement supérieur à celui des CSP+ (52 %) et des inactifs (52 %). Cet écart pourrait être associé à une perception du phénomène plus prononcée parmi les catégories populaires, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause de manière certaine. Mis en perspective, ce résultat s'inscrit dans un débat structurellement polarisé. D'un côté, des sociologues et une partie de la gauche contestent la pertinence même du concept, considérant que le racisme ne peut se comprendre qu'à travers des rapports de domination systémique. De l'autre, des acteurs politiques, principalement issus de la droite et de l'extrême droite, mais aussi certaines personnalités gouvernementales, plaident pour la reconnaissance d'une réalité vécue par une partie de la population. Ce clivage idéologique peut influer sur la manière dont les répondants interprètent la question elle-même. Ces résultats sont bruts et non redressés, ce qui invite à une certaine prudence, notamment concernant une possible surreprésentation de certains profils dans l'échantillon. La réponse des Français à cette question reflète autant une perception sociale qu'un positionnement face à un débat politiquement chargé. La question qui demeure est de savoir si cette adhésion majoritaire traduit une expérience vécue, une représentation construite par les discours médiatiques et politiques, ou une combinaison des deux.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.