Politique

Sécurité et Justice

Publié le

18/10/2025

Selon vous, le racisme anti-blanc existe-t-il en France ?

Résultats bruts

du 15/07/2026 à 09:47

Depuis toujours

Réponses

5486

Oui

55%

Non

35%

Ne se prononce pas

10%

Synthèse des résultats

La question du racisme anti-blanc occupe une place particulière dans le débat public français. Longtemps cantonnée aux marges du discours politique, elle s'est progressivement imposée dans les discussions sur les discriminations, suscitant des positionnements très tranchés selon les sensibilités idéologiques, les milieux académiques et les associations. Interrogés sur l'existence de ce phénomène en France, les répondants sur Politês se prononcent à 55 % pour le « oui », contre 35 % pour le « non », tandis que 10 % ne se prononcent pas. Si une majorité reconnaît l'existence du racisme anti-blanc, la part non négligeable de réponses négatives témoigne d'une opinion loin d'être univoque. Premier enseignement : un écart de genre sensible. Les hommes affirment à 59 % l'existence du racisme anti-blanc, contre 48 % des femmes. Les répondants non binaires se distinguent très nettement, avec seulement 25 % de réponses affirmatives et 68 % de réponses négatives. Cet écart pourrait suggérer que la lecture de ce concept varie selon l'expérience et la sensibilité de chacun aux différentes formes de discriminations, sans qu'il soit possible d'en établir une cause directe. Deuxième enseignement : un gradient générationnel marqué. L'adhésion au « oui » croît régulièrement avec l'âge, passant de 50 % chez les 15-17 ans à 77 % chez les 65 ans et plus. Les tranches d'âge intermédiaires, notamment les 50-64 ans, affichent déjà 68 % de réponses affirmatives. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée du phénomène selon les générations, les plus âgées ayant peut-être été davantage exposées à des représentations du racisme moins ancrées dans une lecture structurelle. Troisième enseignement : des disparités socioprofessionnelles. Les CSP- répondent à 63 % par « oui », contre 52 % pour les CSP+. Cet écart pourrait s'expliquer, en partie, par une exposition plus fréquente des milieux populaires à certaines formes de tensions sociales dans l'espace public, ce qui pourrait influer sur leur perception de ce type de discriminations. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de débat académique et politique soutenu. Une majorité de chercheurs en sciences sociales distingue le racisme comme phénomène systémique, inscrit dans des rapports de domination historiques, des actes individuels de haine raciale. Dans cette perspective, la notion de racisme anti-blanc est souvent jugée non pertinente sur le plan structurel, même si des données comme celles de l'Ined indiquent qu'une partie de la population majoritaire déclare avoir été victime de situations racistes. Certaines décisions judiciaires ont par ailleurs retenu la circonstance aggravante raciste pour des actes visant des personnes blanches. Le concept reste néanmoins associé, dans les analyses politiques, à des usages instrumentaux par des courants d'extrême droite, ce qui contribue à la polarisation du débat. Ces résultats étant bruts et non redressés, leur lecture appelle à la prudence, notamment pour les segments aux effectifs plus réduits. Ils donnent néanmoins un aperçu des tendances de perception au sein de la population interrogée. Au final, ce sondage révèle moins un consensus qu'une opinion structurée par l'âge, le genre et la catégorie socioprofessionnelle. La question de savoir si ce phénomène relève de l'expérience individuelle ou d'un fait social systémique reste ouverte, et continue de traverser les débats sur la définition même du racisme en France.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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