International

Politique

Société

Publié le

18/03/2026

Souhaitez-vous que la France redevienne une nation fondée sur la famille traditionnelle, l’héritage chrétien, une natalité protégée, une immigration maîtrisée avec assimilation obligatoire ?

Résultats ajustés

du 03/10/2026 à 15:59

Depuis toujours

Réponses

804

Oui

39%

Non

58%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question posée aux répondants sur Politês interroge leur rapport à une certaine conception de l'identité nationale, articulée autour de valeurs traditionnelles, d'un ancrage historique chrétien et d'une politique migratoire restrictive. Ces thématiques traversent le débat public depuis plusieurs décennies et cristallisent des visions profondément différentes de ce que devrait être la France. À l'échelle nationale, une majorité des répondants se prononce contre cette orientation : 58 % répondent non, contre 39 % qui y adhèrent. La part d'indécis reste marginale, à 3 %. On est donc en présence d'un rejet majoritaire, mais loin d'un consensus, puisque près de quatre personnes sur dix partagent cette aspiration. Le premier enseignement saillant tient à l'écart entre les femmes et les hommes. Chez les hommes, le résultat est quasi équilibré : 49 % se déclarent favorables, 48 % opposés. Chez les femmes, le rejet est nettement plus marqué, à 68 % contre 30 % d'adhésion. Cet écart de près de vingt points pourrait suggérer que les femmes interrogées se montrent significativement plus réservées à l'égard d'une vision de la société centrée sur la famille traditionnelle ; on peut émettre l'hypothèse d'une sensibilité plus forte aux questions d'égalité et de pluralisme, sans toutefois pouvoir en établir la causalité. Deuxième enseignement, l'âge constitue une ligne de partage nette. Les tranches les plus jeunes — 15-17 ans et 18-24 ans — rejettent largement cette vision, à respectivement 74 % et 64 %. À mesure que l'on avance en âge, la proportion de partisans augmente : les 50-64 ans sont majoritairement favorables à 53 %, et les 65 ans et plus le sont à 71 %. Cet écart générationnel marqué pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différente selon les générations aux transformations culturelles et sociales qu'a connues la France au cours des dernières décennies. Troisième enseignement, les inactifs se distinguent nettement des autres catégories socioprofessionnelles. Avec 58 % de réponses favorables, ce groupe est le seul, parmi les segments disposant d'un effectif suffisant pour être commentés, à pencher majoritairement pour le oui. Les CSP+ et CSP- affichent quant à eux des profils proches, autour de 32 à 33 % d'adhésion. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où les débats sur l'identité nationale, l'immigration et la place du christianisme dans l'espace public occupent une place croissante dans le discours politique français. La baisse de la natalité — avec un indice conjoncturel de fécondité de 1,68 enfant par femme — et l'évolution démographique liée à l'immigration alimentent des interrogations sur l'avenir de la cohésion nationale. Ces dynamiques contribueraient à rendre les thèmes de la question particulièrement résonants pour une partie de la population, notamment les générations les plus âgées, qui ont vécu ces transformations sur un temps long. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. En définitive, si une majorité se prononce contre ce projet de société, la part non négligeable de partisans — concentrée chez les hommes, les seniors et les inactifs — traduit une aspiration réelle à un ancrage dans des valeurs perçues comme traditionnelles. Il resterait à déterminer si cet attachement relève d'une vision politique structurée ou d'un sentiment plus diffus de recherche de stabilité et de continuité culturelle.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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