International

Politique

Société

Publié le

18/03/2026

Souhaitez-vous que la France redevienne une nation fondée sur la famille traditionnelle, l’héritage chrétien, une natalité protégée, une immigration maîtrisée avec assimilation obligatoire ?

Résultats ajustés

du 16/08/2026 à 21:45

Depuis toujours

Réponses

789

Oui

36%

Non

61%

Ne sais pas

3%

Synthèse des résultats

La question soumise aux répondants sur Politês présente une densité politique notable : elle condense en une seule formulation plusieurs éléments d'un projet de société à tonalité conservatrice, allant de la référence à l'héritage chrétien à la défense de la famille traditionnelle, en passant par la natalité et une conception exigeante de l'assimilation des personnes immigrées. Ces thèmes traversent depuis plusieurs décennies les débats sur l'identité nationale et occupent une place croissante dans l'espace public. Les résultats indiquent un rejet majoritaire, sans pour autant être unanime. 61 % des répondants se prononcent contre ce projet de société, tandis que 36 % y adhèrent. Le faible taux d'indécision, à 3 %, suggère que la question polarise nettement les opinions. Le premier enseignement notable est l'écart marqué entre hommes et femmes. Chez les hommes, 45 % répondent oui, contre 28 % chez les femmes, soit un écart de 17 points. Cet écart pourrait indiquer que certaines dimensions de la question — notamment la référence à la famille traditionnelle et à un cadre de valeurs conservatrices — résonnent différemment selon le genre. On peut émettre l'hypothèse que les femmes se montrent plus réservées vis-à-vis des implications que ces formulations pourraient avoir sur leur autonomie et leurs droits, même si les données ne permettent pas d'en établir la causalité. Le second enseignement est la progression de l'adhésion avec l'âge. Les 15-17 ans ne sont que 19 % à répondre oui ; les 18-24 ans et les 25-34 ans se situent autour de 30 %. À partir de 50 ans, le rapport s'inverse : 53 % des 50-64 ans et 69 % des 65 ans et plus approuvent ce projet. Cet écart générationnel marqué pourrait refléter une sensibilité différente aux questions identitaires et religieuses selon les générations, les plus jeunes ayant grandi dans une France davantage sécularisée et plurielle. Troisième enseignement, la variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les inactifs — qui regroupent notamment les retraités — affichent 52 % de oui, un niveau sensiblement supérieur à celui des CSP+, à 29 %, et des CSP-, à 33 %. Ce résultat est cohérent avec la tendance observée par tranche d'âge, dans la mesure où les inactifs comprennent une part importante de personnes âgées, dont l'adhésion à ce projet se révèle plus forte. Cette configuration rappelle que les débats sur l'héritage chrétien, la famille et l'assimilation ne sont pas nouveaux en France. Ils ont traversé de grandes controverses publiques portant sur la laïcité, les évolutions législatives relatives au mariage ou encore les politiques migratoires. La baisse historique de la natalité documentée ces dernières années pourrait également alimenter la résonance de certains de ces thèmes, sans que l'on puisse pour autant en déduire un basculement des opinions. Précision méthodologique : les résultats ont été redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au total, si une majorité de répondants rejette ce projet de société tel qu'il est formulé, le tiers qui y adhère représente une part non négligeable. La question qui demeure ouverte est de savoir dans quelle mesure ce résultat traduit une adhésion à l'ensemble du projet ou à certaines de ses composantes seulement — la natalité et la maîtrise de l'immigration recueillant, par exemple, des soutiens qui dépassent les seules sensibilités conservatrices.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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