Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Les tics de langage vous insupportent-ils ? Exemples : genre, euh, style, bah, en fait...

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 22:13

Depuis toujours

Réponses

790

Oui

40%

Non

54%

Sans opinion

6%

Synthèse des résultats

Les tics de langage — ces mots et expressions qui ponctuent la conversation courante, tels que « genre », « euh », « bah » ou « en fait » — font régulièrement l'objet de discussions en France. Ce sondage, conduit auprès d'un échantillon représentatif de 790 répondants redressé pour refléter la population française, interroge le niveau d'agacement ressenti face à ces usages. Les résultats, collectés via Politês, révèlent une tolérance majoritaire, mais loin d'être unanime. Globalement, une majorité des répondants se dit peu gênée par ces expressions : 54 % indiquent qu'elles ne les insupportent pas, contre 40 % qui affirment le contraire. Les sans-opinion représentent 6 % des répondants. On se trouve donc davantage face à une opinion partagée que face à un consensus, même si la balance penche du côté de la tolérance. L'enseignement le plus notable de cette enquête est l'écart générationnel. Chez les 15-24 ans, entre 67 % et 74 % des répondants déclarent ne pas être insupportés par les tics de langage. Ce niveau de tolérance décroît progressivement avec l'âge : les 35-49 ans apparaissent plus partagés (52 % de non-agacés contre 39 % d'agacés), tandis que chez les 50-64 ans, la tendance s'inverse nettement, avec 55 % déclarant être insupportés. Chez les 65 ans et plus, ce chiffre atteint 65 %. Ce gradient pourrait suggérer que la sensibilité aux tics de langage est liée à la génération d'appartenance et au rapport à la norme linguistique propre à chaque époque. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ se montrent légèrement plus agacés (42 %) que les CSP- (30 %). Cet écart pourrait refléter un rapport différencié à la maîtrise de l'expression orale, fréquemment valorisée dans les environnements professionnels à forte exigence de communication. Les inactifs affichent quant à eux le taux d'agacement le plus élevé (44 %), tout en présentant un taux de sans-opinion plus important (10 %), ce qui invite à la prudence dans l'interprétation de ce segment. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large sur l'évolution de la langue française. Les linguistes soulignent que ces expressions remplissent des fonctions précises dans la conversation : maintenir le contact ou structurer la pensée en temps réel. Dans les sphères professionnelles ou médiatiques, leur usage fréquent est néanmoins souvent associé à un manque de préparation ou de rigueur. La tension entre usage naturel de la langue parlée et attentes normatives de la communication formelle pourrait trouver un écho dans ces données. Il convient de noter que le segment des 65 ans et plus repose sur un effectif de 20 répondants, ce qui impose une lecture prudente des résultats le concernant. Au fond, ce que ce sondage met en lumière n'est peut-être pas tant une opposition générationnelle autour de la langue qu'une interrogation plus fondamentale sur la norme linguistique : à qui revient-il de définir ce qui est acceptable dans la manière de parler ? Et cette norme est-elle appelée à évoluer au rythme des générations qui renouvellent la langue ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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