Culture et Loisirs

Société

Publié le

20/10/2025

Les tics de langage vous insupportent-ils ? Exemples : genre, euh, style, bah, en fait...

Résultats ajustés

du 18/10/2026 à 15:02

Depuis toujours

Réponses

796

Oui

39%

Non

54%

Sans opinion

7%

Synthèse des résultats

Les tics de langage, ces expressions répétitives et souvent inconscientes qui émaillent la conversation quotidienne, font l'objet d'un regard ambivalent au sein de la population française. Entre attachement à une certaine norme de la langue et acceptation des évolutions naturelles du parler ordinaire, la question touche à des représentations culturelles et générationnelles profondes. Globalement, les répondants sur Politês se montrent plutôt tolérants à l'égard de ces expressions. Une majorité de 54 % déclare ne pas les trouver insupportables, contre 39 % qui expriment une forme d'agacement. Les 7 % restants sont sans opinion. On est donc loin d'un rejet généralisé, même si une part significative des personnes interrogées se dit effectivement gênée. L'enseignement le plus saillant tient à la dimension générationnelle du résultat. Parmi les 15-24 ans, moins d'un quart des répondants — 19 % chez les 15-17 ans, 25 % chez les 18-24 ans — déclarent trouver ces tics de langage insupportables. Cette proportion grimpe à 38 % chez les 35-49 ans, puis à 55 % chez les 50-64 ans, et atteint 62 % chez les 65 ans et plus. L'écart entre les générations les plus jeunes et les plus âgées est particulièrement prononcé, ce qui pourrait suggérer que les expressions en question sont davantage intégrées comme des usages naturels par ceux qui les pratiquent le plus. La variable socioprofessionnelle apporte également un éclairage notable. Les CSP+ se montrent plus enclins à trouver ces tics insupportables (42 %) que les CSP- (29 %). Cet écart pourrait s'expliquer par une sensibilité accrue aux normes de communication formelle dans les milieux professionnels plus qualifiés, où la maîtrise du langage est souvent valorisée. En revanche, les hommes et les femmes se rejoignent presque parfaitement sur cette question, avec respectivement 39 % et 40 % de réponses en ce sens. Cette tolérance majoritaire peut être lue à la lumière des débats linguistiques contemporains. Les spécialistes du langage distinguent en effet entre tics de langage, au sens péjoratif, et marqueurs discursifs, qui remplissent des fonctions précises dans la communication orale : gérer les pauses, structurer la pensée, ou signaler une appartenance à un groupe. Des expressions telles que "genre", "euh" ou "en fait" ne seraient pas, selon cette lecture, des défauts de langage, mais des éléments constitutifs de la langue parlée naturelle. Cette perspective pourrait contribuer à expliquer pourquoi une majorité de Français ne les ressent pas comme un problème, même si une part non négligeable d'entre eux — souvent plus âgée ou issue de catégories socioprofessionnelles supérieures — y voit une forme de dégradation de l'expression. Les résultats ont été redressés afin de refléter au mieux la diversité de la population française. En définitive, les tics de langage semblent davantage diviser selon l'âge et le milieu socioprofessionnel que selon le genre. La question qui demeure ouverte est celle de l'évolution dans le temps de cette perception : à mesure que les générations plus jeunes et plus tolérantes avancent en âge, l'agacement face à ces expressions est-il appelé à se résorber, ou d'autres marqueurs viendront-ils prendre leur place dans le paysage des irritants linguistiques ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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