Culture et Loisirs

Sciences et Technologies

Publié le

20/10/2025

Trouvez vous qu’être streameur/se est un vrai métier ?

Résultats bruts

du 22/07/2026 à 16:39

Depuis toujours

Réponses

3482

Oui

74%

Non

21%

Ne sais pas

5%

Synthèse des résultats

La figure du streameur, créateur de contenu diffusant en direct sur des plateformes comme Twitch ou YouTube, suscite depuis quelques années des interrogations sur sa place dans le paysage professionnel. Derrière cette question en apparence anecdotique se joue un enjeu plus large : celui de la reconnaissance sociale et économique de nouvelles formes de travail nées du numérique. Les résultats recueillis sur Politês sont nets dans leur orientation générale : une large majorité des répondants se prononce en faveur de la reconnaissance du métier de streameur, avec 74 % de réponses positives. Seuls 21 % estiment que cette activité ne constitue pas un vrai métier, tandis que 5 % déclarent ne pas savoir. On est davantage face à une adhésion majoritaire que face à un débat tranché. Premier enseignement, le facteur générationnel apparaît comme le plus structurant de ces résultats. Parmi les 18-24 ans, 82 % considèrent le streaming comme un vrai métier, un chiffre que partagent presque à l'identique les 25-34 ans (81 %) et les 15-17 ans (78 %). À l'inverse, la proportion de réponses positives chute à 64 % chez les 35-49 ans, à 32 % chez les 50-64 ans, et n'atteint plus que 7 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que la familiarité avec les usages numériques et les nouvelles formes d'économie en ligne joue un rôle dans la perception de cette activité. Deuxième enseignement, un écart selon le genre mérite d'être noté. Les hommes sont 79 % à reconnaître le streaming comme un métier, contre 66 % des femmes, soit un différentiel de 13 points. Cette différence pourrait aller dans le sens d'une exposition ou d'une proximité inégale avec les pratiques de jeu vidéo et de streaming en direct, sans qu'il soit possible d'en établir une explication directe. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les résultats sont relativement homogènes. Les CSP+ (76 %), les inactifs (76 %) et les CSP- (70 %) affichent des niveaux d'adhésion proches, sans divergence significative. Les différences régionales, quant à elles, restent limitées, oscillant globalement autour de la moyenne. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le secteur de la création de contenu en ligne connaît une expansion économique notable. En France, ce marché représentait environ 6,5 milliards d'euros en 2024, et le cadre législatif a évolué avec l'adoption d'une loi sur les influenceurs visant à encadrer et structurer ces nouvelles activités. Ces évolutions pourraient avoir contribué à renforcer, dans une partie de la population, la perception d'une activité professionnelle à part entière, même si la grande disparité de revenus entre streameurs reste une réalité peu visible. Il convient de préciser que les données présentées ici sont des résultats bruts, non redressés. La population interrogée étant plus jeune que la moyenne nationale, les chiffres globaux pourraient légèrement surestimer l'adhésion à l'échelle de l'ensemble des Français. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins un consensus absolu qu'une reconnaissance en construction, portée principalement par les générations les plus jeunes et les plus connectées. La question ouverte est de savoir si cette perception continuera de se diffuser à mesure que ces générations vieillissent, ou si elle restera l'apanage d'un groupe particulier.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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