Culture et Loisirs
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 16/07/2026 à 20:48
Depuis toujours
Réponses
1443
Oui
48%
Non
34%
Ne sais pas
18%
La question du mariage demeure un marqueur central dans les trajectoires de vie. Au-delà de sa dimension symbolique et juridique, elle touche à des choix d'engagement, de projet familial et de rapport aux institutions. Dans un contexte où le mariage coexiste avec d'autres formes d'union reconnues — PACS ou concubinage —, les intentions matrimoniales des répondants renseignent sur la place que tient encore cette institution dans les aspirations individuelles. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une pluralité se dégage en faveur du mariage : 48 % déclarent vouloir se marier, contre 34 % qui y sont opposés, et 18 % expriment une incertitude. Ce résultat traduit davantage un paysage partagé qu'un consensus affirmé : près d'un répondant sur trois est clairement défavorable au mariage, et près d'un sur cinq reste indécis. Premier enseignement saillant : l'écart générationnel est particulièrement marqué. Chez les 15-17 ans, 63 % se déclarent favorables au mariage — un niveau qui décroît progressivement avec l'âge. Les 18-24 ans sont encore 55 % à vouloir se marier, les 25-34 ans 50 %. À partir de 35 ans, le rapport s'inverse : 42 % des 35-49 ans se disent favorables, contre 46 % d'opposés. Ce basculement se confirme chez les 50-64 ans, où 61 % répondent non. Ce gradient pourrait suggérer que le désir de mariage tend à s'éroder avec l'avancement en âge — ce qui pourrait aller dans le sens d'un effet de désillusion progressive à l'égard de l'institution formelle, plutôt que d'un rejet de principe chez les plus jeunes. Deuxième enseignement : les différences selon la catégorie socioprofessionnelle méritent attention. Les inactifs — qui incluent notamment les étudiants et les retraités — affichent le taux d'adhésion le plus élevé, à 52 %. Les CSP+ sont, à l'inverse, les plus réservés, avec 45 % de réponses favorables et 38 % de refus. Cet écart pourrait s'expliquer, en partie, par le fait que les catégories socioprofessionnelles supérieures disposent de davantage d'alternatives juridiques et patrimoniales, rendant l'engagement formel par le mariage potentiellement moins déterminant à leurs yeux. Du côté du genre et des territoires, les écarts sont plus modérés. Les femmes (50 % de favorables) et les hommes (48 %) expriment des intentions proches. Au niveau régional, le Nord-Est et le Sud-Est affichent les taux d'adhésion les plus élevés, à 52 %, tandis que l'Île-de-France se situe légèrement en retrait, à 45 %. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec l'évolution du paysage matrimonial français. La montée en puissance du PACS, la diversification des modèles familiaux et la hausse de l'âge moyen au premier mariage dessinent un contexte dans lequel le mariage demeure une aspiration pour une part significative de la population, sans constituer pour autant la norme universelle qu'il a pu représenter. Les jeunes générations semblent ici maintenir un attrait réel pour l'institution, même si leur rapport à celle-ci pourrait évoluer au fil des parcours de vie. Les données collectées par Politês sont des données brutes, non redressées, ce qui invite à la prudence dans leur extrapolation à l'ensemble de la population française, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. Si le mariage conserve une attractivité notable chez les plus jeunes, la question reste ouverte de savoir si cet attrait résiste à l'épreuve du temps ou s'il reflète avant tout une aspiration de jeunesse, appelée à se nuancer au fil des expériences personnelles.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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