Culture et Loisirs
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
du 30/10/2026 à 17:12
Depuis toujours
Réponses
807
Oui
43%
Non
44%
Ne sais pas
13%
La question du mariage reste l'une des plus intimes qui soit, mais elle traverse aussi des débats sociaux, juridiques et politiques qui en font un indicateur précieux des évolutions de la société française. Interroger les Français sur leur désir de se marier, c'est sonder à la fois leurs aspirations personnelles et leur rapport à une institution en constante transformation. Sur l'ensemble des répondants, le résultat est serré. 45 % déclarent ne pas vouloir se marier, contre 42 % qui le souhaitent. Une part non négligeable, 13 %, exprime une indécision. On est loin d'un consensus dans un sens ou dans l'autre : c'est une opinion fragmentée, où le refus du mariage l'emporte légèrement sur le désir d'y accéder. Premier enseignement : l'âge dessine un écart générationnel marqué. Chez les 15-17 ans, 63 % déclarent vouloir se marier, et cette proportion reste majoritaire chez les 18-24 ans (55 %) ainsi que chez les 25-34 ans (49 %). À partir de 35 ans, le rapport s'inverse progressivement. Chez les 50-64 ans et les 65 ans et plus, 61 % répondent non. Ces données pourraient suggérer que l'aspiration au mariage s'érode avec l'avancée en âge : les plus jeunes projettent peut-être encore cette étape comme un horizon de vie, tandis que les plus âgés, souvent déjà engagés dans une relation stable ou ayant traversé diverses expériences de couple, pourraient avoir reconsidéré leur rapport à l'institution. Deuxième enseignement : les femmes expriment un rejet du mariage légèrement plus prononcé que les hommes. 48 % des femmes répondent non, contre 41 % des hommes, qui sont par ailleurs plus nombreux à répondre oui (45 % contre 40 %). Cet écart, modéré mais cohérent, pourrait aller dans le sens d'une réflexivité plus critique des femmes vis-à-vis d'une institution historiquement inégalitaire, même si cette lecture reste nécessairement partielle et conditionnelle. Troisième enseignement : le niveau d'activité professionnelle semble lié à l'aspiration matrimoniale. Les personnes inactives se distinguent avec seulement 35 % de réponses positives, contre 44 à 45 % chez les personnes actives, toutes catégories confondues. Il serait hasardeux d'en tirer des conclusions fermes, mais ce résultat pourrait s'inscrire dans un contexte où les perspectives économiques et sociales influencent les projets de vie à long terme. Ces résultats peuvent également être lus à la lumière des transformations profondes qu'a connues le mariage en France. L'introduction du PACS en 1999 et la reconnaissance du mariage pour tous en 2013 ont élargi l'éventail des formes d'union légales reconnues, offrant des alternatives au modèle matrimonial traditionnel. Dans ce contexte, le refus du mariage ne traduirait pas nécessairement un rejet de la vie en couple ou de l'engagement, mais pourrait refléter une préférence pour d'autres formes de reconnaissance de la relation. Les données recueillies par Politês ont été redressées pour mieux refléter la population française dans son ensemble, ce qui renforce leur robustesse. Au final, cette consultation illustre un rapport au mariage qui se diversifie selon l'âge, le genre et la situation professionnelle. La question de savoir si cette tendance au recul de l'aspiration matrimoniale se confirme dans le temps, et ce qu'elle révèle des formes d'engagement que les Français privilégient aujourd'hui, reste ouverte.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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