International

Sécurité et Justice

Société

Publié le

27/10/2025

Si votre famille se trouvait sous les bombes en France, iriez-vous chercher refuge dans un autre pays, même illégalement ?

Résultats ajustés

du 24/07/2026 à 10:12

Depuis toujours

Réponses

1073

Oui

69%

Non

16%

Ne sais pas

15%

Synthèse des résultats

La question posée aux répondants sur Politês est délibérément déstabilisante : si votre famille se trouvait sous les bombes en France, iriez-vous chercher refuge dans un autre pays, même en dehors de tout cadre légal ? Ce scénario hypothétique, ancré dans une réalité que vivent d'autres populations dans le monde, invite à réfléchir à ce que chacun ferait face à une menace existentielle, indépendamment de toute position idéologique préétablie. Il touche à des valeurs profondes : l'instinct de protection familiale, la confiance en l'État, et le regard que l'on porte sur ceux qui, ici ou ailleurs, font ce même choix. La réponse se révèle nette. Près de sept répondants sur dix répondent oui à cette question. Seuls 16 % affirment qu'ils ne franchiraient pas cette frontière, et 15 % se déclarent incertains. La dynamique est celle d'une adhésion majoritaire à l'idée de fuir, même illégalement, dès lors que la vie de ses proches serait en jeu. Le refus reste minoritaire, et l'indécision relativement contenue. Premier enseignement : la dimension de genre apporte une nuance mesurée. Les femmes répondent oui à 71 %, contre 67 % chez les hommes. Cet écart, modeste, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité légèrement plus marquée aux enjeux de protection familiale immédiate chez les répondantes, sans que l'on puisse en tirer de conclusion définitive. Deuxième enseignement : un écart générationnel mérite attention. Les 65 ans et plus sont les moins nombreux à répondre oui (61 %) et les plus nombreux à répondre non (29 %). À l'inverse, les tranches d'âge intermédiaires, de 25 à 49 ans, affichent des taux d'adhésion autour de 70 %. Cette différence pourrait suggérer que les générations plus âgées entretiennent un rapport plus fort à l'attachement au territoire, ou une vision différente du devoir face à la nation, sans que ce résultat ne permette d'en déterminer les causes précises. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) affichent le taux de oui le plus élevé parmi les segments analysés (72 %), tandis que les inactifs se montrent moins enclins à répondre oui (63 %) et davantage à répondre non (24 %). Ce résultat pourrait se lire de plusieurs façons : une plus grande familiarité avec la mobilité internationale chez les CSP+, ou, à l'inverse, une forme d'ancrage territorial plus prononcée chez les inactifs. Ce résultat prend une résonance particulière dans le contexte du débat français sur la politique migratoire et l'accueil des réfugiés. La France, dont la Constitution reconnaît depuis 1946 le droit d'asile, a récemment renforcé son cadre législatif en la matière. Or, lorsque la question est posée à la première personne, le regard sur l'exil change de nature. Ce résultat pourrait ainsi être lu comme une invitation à interroger l'écart potentiel entre la position que l'on adopte face à l'immigration d'autrui et celle que l'on envisage pour soi-même face au danger. Il convient de rappeler que la question étant hypothétique, les réponses traduisent des intentions déclarées et non des comportements observés, ce qui invite à en pondérer l'interprétation. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est peut-être moins une opinion sur l'immigration qu'une réponse à une question universelle : jusqu'où irait-on pour protéger les siens ? Posée en miroir de débats politiques souvent abstraits, cette interrogation pourrait bien en modifier la lecture.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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