Sécurité et Justice

Société

Publié le

06/11/2025

Vous êtes-vous déjà fait(e) harcelé(e)?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 21:58

Depuis toujours

Réponses

727

Oui

61%

Non

37%

Ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

Le harcèlement, qu'il soit moral, sexuel, scolaire ou numérique, est reconnu par le droit français comme un phénomène aux contours larges et aux conséquences sérieuses. Au-delà du cadre juridique, la question de l'expérience vécue reste difficile à cerner : quelle part des Français déclare y avoir été personnellement confrontée ? C'est à cette question que répond ce sondage diffusé sur Politês, dont les résultats appellent plusieurs lectures. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une majorité nette déclare avoir déjà été harcelée : 61 % répondent « oui », contre 37 % « non ». Seuls 2 % expriment une incertitude. La dynamique globale est donc celle d'une expérience majoritairement partagée, sans pour autant relever du consensus absolu, puisqu'un tiers des répondants n'y a pas été exposé. L'enseignement le plus saillant de cette enquête concerne l'écart entre les genres. Parmi les femmes, 75 % déclarent avoir été harcelées, contre 47 % des hommes, soit un différentiel de 28 points. Cet écart marqué pourrait suggérer que le harcèlement, dans ses différentes formes, toucherait de manière sensiblement plus fréquente les femmes. Ce résultat peut aussi être lu dans un contexte où les femmes seraient plus susceptibles d'identifier et de nommer certains comportements comme relevant du harcèlement, notamment depuis la montée en visibilité de ces enjeux dans le débat public. La dimension générationnelle mérite également attention. Ce sont les 25-34 ans qui déclarent le plus fréquemment avoir été harcelés, avec 73 % de réponses positives, devant les 35-49 ans (61 %) et les 18-24 ans (59 %). Les tranches d'âge plus avancées présentent des taux nettement inférieurs : 47 % chez les 50-64 ans. Cet écart générationnel pourrait refléter une évolution dans la reconnaissance et la verbalisation du phénomène, les générations plus jeunes ayant grandi dans un contexte de sensibilisation plus affirmée. Il pourrait également traduire une moindre exposition rétroactive au phénomène pour les générations plus âgées, ou encore une définition subjective du harcèlement qui varierait selon les cohortes. Sur le plan socioprofessionnel, les répondants appartenant aux catégories socioprofessionnelles défavorisées (CSP-) déclarent davantage avoir été harcelés (73 %) que ceux des catégories favorisées (CSP+, 61 %) ou les inactifs (53 %). Cet écart pourrait suggérer une exposition différenciée selon les conditions de travail ou les environnements sociaux, sans qu'il soit possible d'en préciser la nature à partir de ces seules données. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte législatif et de sensibilisation qui a évolué significativement en France. La création du statut de référent harcèlement en entreprise, les campagnes nationales de lutte contre le harcèlement scolaire et la visibilité accrue des mouvements de libération de la parole ont pu contribuer à une meilleure reconnaissance de ces situations vécues — ce qui peut également peser sur le niveau de déclaration. La formulation générale de la question posée, qui ne distingue pas les différentes formes de harcèlement, invite toutefois à interpréter ces chiffres avec prudence : les répondants ont pu y projeter des réalités très diverses. Les données présentées sont redressées, ce qui renforce leur valeur indicative à l'échelle de la population française. Ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins une statistique abstraite qu'une réalité sociale vécue par une part substantielle de la population, avec des contours qui varient fortement selon le genre et la génération. La question de savoir si cette prise de conscience croissante se traduit par une évolution des comportements et des recours effectivement mobilisés reste, elle, entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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