Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

22/04/2026

Aimer vous faire la bise ?

Résultats ajustés

du 22/10/2026 à 18:46

Depuis toujours

Réponses

505

Oui

33%

Non

38%

Peu importe

29%

Synthèse des résultats

La bise occupe une place singulière dans le paysage social français. Geste de salutation ancré dans les usages depuis plusieurs siècles, elle cristallise aujourd'hui des attitudes très contrastées, révélatrices de transformations plus larges dans les rapports au corps, à l'autre et aux codes sociaux. Au niveau global, les résultats sont remarquablement dispersés entre les trois positions proposées. Une pluralité relative de répondants déclare ne pas aimer faire la bise (38 %), devant ceux qui y sont favorables (33 %) et ceux qui s'en montrent indifférents (29 %). On ne se trouve pas face à un rejet massif ni à une adhésion claire, mais plutôt devant une opinion divisée, sans consensus dominant. Le premier enseignement marquant tient à l'écart entre les hommes et les femmes. Chez les hommes, 48 % déclarent apprécier la bise, contre seulement 20 % chez les femmes. À l'inverse, plus d'une femme sur deux (53 %) affirme ne pas l'aimer, contre 22 % des hommes. Cet écart, parmi les plus saillants de l'enquête, pourrait suggérer que la bise n'est pas vécue de la même façon selon le genre, la question du consentement au contact physique pouvant résonner différemment d'une population à l'autre. Le deuxième enseignement est générationnel. Les 65 ans et plus se distinguent nettement : 69 % d'entre eux déclarent apprécier la bise. Ce chiffre décroît de façon assez régulière avec le rajeunissement des tranches d'âge. Chez les 25-34 ans, seuls 27 % y sont favorables, et 45 % s'y montrent opposés. Cette gradation pourrait indiquer que l'attachement à ce geste serait davantage associé aux générations qui ont grandi avec lui comme norme sociale indiscutée. Troisième observation : les inactifs, qui regroupent notamment les retraités et les étudiants, se montrent plus favorables à la bise (41 %) que les actifs, qu'ils soient CSP+ (32 %) ou CSP- (28 %). Ce résultat peut être lu en tenant compte de la composition de ce groupe, probablement plus âgé en moyenne, ce qui rejoint la dynamique générationnelle observée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la pandémie de Covid-19 a profondément interrogé la place du geste physique de salutation. La bise, en tant que contact facial rapproché, a été l'une des premières pratiques visées par les recommandations sanitaires. Certaines analyses ont relevé une progression des réticences envers la bise dans les contextes professionnels depuis cette période. Les données recueillies par Politês pourraient aller dans le sens d'une persistance de ces réticences, sans qu'il soit possible d'en établir un lien de causalité direct. Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la diversité de la population française. Les données relatives aux 65 ans et plus sont à interpréter avec prudence en raison de la taille restreinte de ce sous-groupe, même si la tendance qu'elles affichent est marquée. Au-delà des chiffres, ce sondage invite à s'interroger sur ce que ce geste dit de nous : simple convention sociale, marqueur identitaire ou enjeu de frontières corporelles, la bise concentre, dans sa simplicité apparente, des questions bien plus larges sur la façon dont les Français négocient collectivement leurs codes du vivre-ensemble.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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