Économie

International

Politique

Publié le

02/03/2026

Après une pause de 5 ans, souhaitez-vous que Macron se représente en 2032 ?

Résultats ajustés

du 22/08/2026 à 12:00

Depuis toujours

Réponses

683

Oui

6%

Non

89%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

L'article 6 de la Constitution interdit à Emmanuel Macron de briguer un troisième mandat consécutif en 2027. Une pause de cinq ans lui ouvrirait toutefois théoriquement la voie à une candidature en 2032, à 54 ans. C'est précisément cette hypothèse, constitutionnellement envisageable mais politiquement inédite, que ce sondage soumet à l'appréciation des répondants sur Politês. Le résultat est net : 89 % des personnes interrogées répondent non à l'idée d'une candidature Macron en 2032, quand seulement 6 % y sont favorables et 5 % se déclarent sans opinion. On est face à un rejet large et transversal, qui dépasse les clivages habituels d'opinion. Premier enseignement, ce rejet se retrouve aussi bien chez les femmes que chez les hommes, avec une intensité légèrement différente. Chez les femmes, 94 % s'y opposent, contre 84 % chez les hommes. L'adhésion reste marginale dans les deux cas, mais l'écart entre genres mérite d'être noté : les hommes représentent la quasi-totalité des 6 % favorables au niveau national, ce qui pourrait suggérer que l'hypothèse d'une candidature en 2032 trouve un écho encore plus faible auprès des femmes. Deuxième enseignement, on observe une variation selon l'âge, bien qu'elle reste limitée. Les 50-64 ans sont le groupe affichant la proportion la plus élevée de réponses favorables, avec 12 %, et les 25-34 ans atteignent 8 %. Ces écarts, modestes en valeur absolue, pourraient indiquer que l'hypothèse d'un retour de Macron est légèrement mieux reçue parmi les tranches d'âge qui ont vécu ses deux mandats à l'âge adulte, sans que cela suffise à modifier le tableau d'ensemble. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles convergent elles aussi vers un rejet net. Les CSP- affichent 94 % de non, les CSP+ 89 %, et les inactifs 85 %. L'idée d'un retour présidentiel ne semble pas davantage portée par les catégories les plus favorisées que par les autres. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où la fin du second quinquennat d'Emmanuel Macron a été marquée par des turbulences, notamment la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale lors des élections législatives de 2022 et les tensions autour de la réforme des retraites de 2023. Des déclarations présidentielles parfois ambiguës sur la question de 2032 ont par ailleurs alimenté le débat public sans lever le doute sur les intentions réelles du chef de l'État. Ces résultats pourraient refléter une forme de saturation vis-à-vis d'une séquence politique perçue comme longue, davantage que constituer un jugement définitif sur le bilan des mandats. Les résultats présentés sont redressés afin de corriger les biais d'échantillonnage et de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au-delà des chiffres, ce sondage illustre la difficulté qu'aurait un ancien président à reconquérir l'opinion après deux mandats, quel que soit l'intervalle écoulé. La question qui demeure ouverte est de savoir si cette disposition pourrait évoluer d'ici 2032, au gré des transformations du paysage politique français.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.