Santé
Sécurité et Justice
Société
Publié le
23/10/2025
Résultats bruts
du 29/09/2026 à 02:25
Depuis toujours
Réponses
915
Oui
22%
Non
70%
Sans opinion
8%
L'usage du téléphone au volant constitue l'une des infractions les plus fréquemment évoquées dans le débat sur la sécurité routière. La question posée ici touche à un moment précis : le feu rouge, cet instant d'arrêt que beaucoup perçoivent, à tort, comme une parenthèse hors du champ de la conduite. La législation française est pourtant explicite : téléphone en main au feu rouge, moteur en marche, l'infraction est constituée, au même titre que si le véhicule était en mouvement. À l'échelle de l'ensemble des répondants interrogés sur Politês, la tendance est nette : sept personnes sur dix déclarent ne pas regarder leur téléphone à l'arrêt au feu rouge, tandis que 22 % admettent le faire. 8 % se disent sans opinion, ce qui pourrait refléter une ambivalence ou une incertitude sur leurs propres pratiques. Le premier enseignement notable concerne le gradient d'âge. Parmi les 18-24 ans, 16 % déclarent regarder leur téléphone au feu rouge. Ce taux monte à 26 % chez les 25-34 ans, atteint 32 % chez les 35-49 ans, et culmine à 36 % chez les 50-64 ans. Cette progression régulière avec l'âge des actifs pourrait suggérer un effet lié à l'intensité des usages professionnels du téléphone, plutôt qu'à un moindre attachement aux règles chez les seniors actifs. Les données relatives aux 65 ans et plus indiquent un taux de déclaration affirmative de 0 %, mais cet écart ne sera pas commenté davantage en raison du faible nombre de répondants dans ce segment. Le second enseignement porte sur les catégories socioprofessionnelles. Les CSP+ déclarent à 29 % regarder leur téléphone au feu rouge, contre 33 % pour les CSP-. Ce léger écart irait à contre-courant de l'intuition selon laquelle les catégories plus diplômées ou mieux informées adopteraient davantage des comportements conformes à la règle. Les inactifs, en revanche, se distinguent nettement avec seulement 10 % de réponses affirmatives, ce qui pourrait s'expliquer par une moindre pression à la disponibilité immédiate. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un paradoxe bien documenté dans le domaine de la sécurité routière : la connaissance du danger, et même de la sanction, ne suffit pas nécessairement à modifier durablement les comportements. Le Code de la route prévoit 135 euros d'amende et un retrait de trois points pour cet usage, y compris à l'arrêt. Les campagnes de prévention rappellent régulièrement que l'attention au volant ne se met pas en pause au feu rouge, mais l'automatisme de consulter son téléphone lors de toute micro-interruption semble résister à ces rappels. Ces résultats étant bruts, sans redressement statistique, ils appellent à une certaine prudence dans leur interprétation. Le phénomène de désirabilité sociale, bien connu dans les enquêtes portant sur des comportements illicites, pourrait conduire à une sous-déclaration de la pratique réelle. Si une majorité déclare ne pas consulter son téléphone au feu rouge, la part non négligeable qui l'admet interroge sur la distance qui subsiste entre la règle, la sensibilisation et les réflexes quotidiens. La question de savoir si les évolutions législatives récentes, qui tendent à durcir les sanctions, parviendront à réduire cet écart reste entière.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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