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Société

Publié le

03/12/2025

L'Australie interdit les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 16 ans. Êtes vous pour ou contre ce genre de loi en France?

Résultats ajustés

du 17/09/2026 à 05:21

Depuis toujours

Réponses

1142

Pour

82%

Contre

14%

Sans opinion

4%

Synthèse des résultats

La question de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux s'est imposée ces dernières années comme un enjeu de santé publique et de régulation numérique. Après que l'Australie a adopté fin 2025 une loi interdisant les plateformes sociales aux moins de 16 ans, la France a engagé un processus législatif similaire, non sans rencontrer des obstacles juridiques. C'est dans ce contexte que les Français ont été interrogés sur Politês. Le résultat global est sans ambiguïté : 82 % des répondants se déclarent favorables à ce type de loi en France, contre 14 % qui s'y opposent et 4 % sans opinion. Cette adhésion très large dessine moins un débat ouvert qu'un consensus apparent, dans lequel la minorité opposée reste contenue et les indécis quasi absents. Premier enseignement, l'écart entre générations constitue l'une des lignes de différenciation les plus nettes. Les 15-17 ans, directement concernés par la mesure, sont nettement moins favorables que leurs aînés : 56 % y sont pour, contre 38 % contre. À l'inverse, les 35-49 ans atteignent 89 % de soutien, et les 50-64 ans 87 %. La proximité avec l'usage quotidien des plateformes pourrait nuancer le jugement des plus jeunes, tandis que les tranches d'âge plus éloignées de ces usages expriment une adhésion plus forte à une régulation stricte. Les 18-24 ans, avec 70 % de soutien et 22 % d'opposition, occupent une position intermédiaire, là encore cohérente avec leur rapport personnel aux réseaux sociaux. Deuxième enseignement, un écart de genre modéré mais régulier se dessine : les femmes sont 86 % à soutenir cette loi, contre 78 % chez les hommes. Cette différence pourrait s'inscrire dans un contexte où les risques documentés — notamment le cyberharcèlement et les effets sur l'image corporelle — toucheraient de manière plus marquée les adolescentes, selon plusieurs études sanitaires. Troisième enseignement, la catégorie socioprofessionnelle introduit peu de différences entre actifs : CSP+ et CSP- affichent toutes deux 86 % de soutien. En revanche, les inactifs — qui regroupent notamment les étudiants et les jeunes sans emploi — sont proportionnellement moins favorables (72 %) et plus opposés (24 %). Ce résultat pourrait refléter une population inactifs plus jeune en moyenne, dont les usages numériques sont plus intenses. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où les alertes sanitaires se sont multipliées. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a publié début 2026 un rapport soulignant les effets négatifs des réseaux sociaux sur la santé mentale des 11-17 ans, en lien notamment avec la dépression, les troubles alimentaires et les pensées suicidaires. La dynamique internationale joue également un rôle de cadrage : plusieurs pays européens ainsi que le Parlement européen ont exprimé un intérêt pour une harmonisation des règles d'accès. Les résultats ont été redressés pour refléter la population française dans son ensemble, ce qui en renforce la robustesse. Les données relatives aux 15-17 ans reposent sur un effectif de 91 répondants ; elles sont présentées à titre indicatif et appellent une lecture prudente. Au-delà du chiffre global, ce que révèle cette consultation, c'est que le principe d'une restriction légale de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux recueille un soutien très large, y compris dans des groupes a priori plus réticents. La question qui demeure ouverte est celle de la mise en œuvre : comment vérifier l'âge sans porter atteinte à la vie privée, et comment éviter que l'interdiction ne soit contournée — une difficulté qui semble déjà à l'œuvre en Australie ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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