Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà ressenti une attirance (sexuelle) pour un membre de votre famille ?

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 02:57

Depuis toujours

Réponses

984

Oui

9%

Non

91%

Synthèse des résultats

La question de l'attirance sexuelle au sein de la famille touche à l'un des tabous les plus profonds de nos sociétés. Au-delà de la dimension morale ou juridique, elle interroge la frontière entre ressenti intime et passage à l'acte, et invite à mesurer la part de la population prête à admettre, même dans l'anonymat d'un sondage, avoir vécu une telle expérience subjective. Globalement, une large majorité des répondants sur Politês se déclare n'avoir jamais ressenti d'attirance sexuelle pour un membre de sa famille : 91 % répondent non, contre 9 % qui répondent oui. Ce résultat traduit un très fort consensus négatif, ce qui n'est pas surprenant compte tenu de la sensibilité du sujet et de la puissance du tabou associé. Le premier enseignement notable concerne le genre. Les hommes sont sensiblement plus nombreux à répondre positivement : 15 % d'entre eux déclarent avoir ressenti une telle attirance, contre 4 % des femmes. Cet écart pourrait refléter plusieurs dynamiques distinctes, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause avec certitude : une disposition différente à admettre ce type de ressenti, une différence dans la manière dont l'attirance est vécue ou verbalisée, ou encore un biais de déclaration lié aux normes sociales genrées. Le deuxième enseignement concerne les variations selon l'âge. Les 15-17 ans affichent le taux de réponses positives le plus élevé parmi les tranches d'âge disponibles, avec 18 %, suivis par les 35-49 ans à 14 %. À l'inverse, les 50-64 ans sont les moins nombreux à déclarer une telle expérience, avec 5 %. Ces écarts pourraient aller dans le sens d'une plus grande franchise chez les plus jeunes, d'une sensibilité différente à la question selon les générations, ou d'effets liés aux dynamiques familiales propres à certaines périodes de la vie. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte sociétal marqué par une libération progressive de la parole sur les sujets touchant à la sexualité et à la famille. La distinction entre le ressenti subjectif et le passage à l'acte est ici centrale : ressentir une attirance n'implique pas un acte, et la question posée porte exclusivement sur le vécu émotionnel. Les débats publics récents sur l'inceste, portés notamment par des témoignages médiatisés et des travaux de commissions parlementaires, ont pu conduire certains individus à s'interroger davantage sur leurs propres ressentis, sans qu'un lien direct avec les réponses observées puisse être établi. Il convient de noter que la nature particulièrement sensible du sujet invite à la prudence dans l'interprétation : le taux de réponses positives pourrait aussi bien être sous-estimé, en raison de réticences à admettre un tel ressenti, que constituer le reflet fidèle d'une réalité vécue. Si la grande majorité des répondants déclare ne pas avoir vécu cette expérience, la part de ceux qui l'admettent — notamment parmi les hommes et certaines tranches d'âge — rappelle que le ressenti intime échappe rarement aux catégories tranchées. La question reste ouverte : dans quelle mesure le tabou social conditionne-t-il la capacité à identifier, nommer ou admettre certaines émotions ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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