Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Avez-vous déjà ressenti une attirance (sexuelle) pour un membre de votre famille ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 06:34

Depuis toujours

Réponses

978

Oui

9%

Non

91%

Synthèse des résultats

L'attirance sexuelle au sein de la famille constitue l'un des tabous les plus profondément ancrés dans les sociétés humaines. Interroger les Français sur ce sujet, c'est tenter de mesurer l'écart entre une norme sociale quasi universelle et les expériences subjectives que certains peuvent avoir vécues sans jamais les exprimer. La question posée ici porte sur le ressenti déclaré, et non sur un passage à l'acte — une distinction fondamentale pour lire les résultats avec justesse. À l'échelle de l'ensemble des répondants, la réponse est sans ambiguïté : 91 % des Français interrogés sur Politês déclarent n'avoir jamais ressenti une telle attirance, contre 9 % qui l'admettent. Ce résultat, dominé par la négation, mérite une double prudence : d'une part, le sujet est particulièrement sensible et pourrait induire une sous-déclaration significative ; d'autre part, 9 % représentent tout de même une part non négligeable, soit environ un répondant sur dix. Le premier enseignement notable concerne la différence entre hommes et femmes. Parmi les hommes, 15 % déclarent avoir ressenti une telle attirance, contre 4 % des femmes, soit un écart de onze points. Cet écart pourrait suggérer une différence dans la propension à déclarer ce type de ressenti, qui tiendrait autant à des facteurs culturels et de désirabilité sociale qu'à des différences d'expérience vécue. Il est possible que les femmes soient, dans ce contexte, davantage soumises à une pression normative rendant la déclaration encore plus difficile. Du côté des tranches d'âge, les 25-34 ans et les 18-24 ans, deux groupes aux effectifs statistiquement solides, affichent des taux comparables, respectivement 10 % et 9 %, proches de la moyenne nationale. Les 35-49 ans se situent légèrement au-dessus avec 13 %. Les résultats observés chez les 15-17 ans (18 %) et les 50-64 ans (5 %) reposent sur des effectifs plus réduits, ce qui invite à les interpréter avec prudence. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la parole sur la sexualité intrafamiliale reste extrêmement contrainte. En France, l'inceste a longtemps occupé un angle mort juridique et social. La reconnaissance croissante des violences sexuelles intrafamiliales dans le débat public, particulièrement visible depuis le début des années 2020, pourrait avoir contribué à une légère évolution des dispositions à aborder ces sujets, sans pour autant lever totalement le tabou. Il convient de rappeler que ressentir une attirance et passer à l'acte sont deux réalités radicalement distinctes, et que la question posée porte uniquement sur le premier registre. Les résultats présentés sont redressés pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. Toutefois, la nature hautement sensible du sujet implique une probable sous-déclaration, quelle que soit la méthode de collecte. En définitive, si la très grande majorité des répondants déclare ne pas avoir ressenti une telle attirance, une minorité non négligeable reconnaît l'avoir éprouvée, avec des variations notables selon le genre. Ce résultat invite à s'interroger sur ce que les enquêtes déclaratives peuvent réellement saisir lorsque le sujet touche aux tabous les plus intimes, et sur les conditions sociales qui permettent — ou non — l'expression d'une telle parole.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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