Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
11/01/2026
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 06:05
Depuis toujours
Réponses
1047
Oui
36%
Non
64%
Ne sais pas
0%
La possibilité d'avoir connu et discuté avec ses arrière-grands-parents est intimement liée à la configuration démographique de chaque famille : longévité des aïeux, écarts d'âge entre générations, éloignement géographique. En posant cette question, Politês sonde indirectement la profondeur des liens intergénérationnels et la réalité de la transmission mémorielle et familiale dans la France contemporaine. À l'échelle nationale, les résultats font apparaître une majorité claire du côté du non : 64 % des répondants déclarent n'avoir jamais eu de discussion avec un arrière-grand-parent, contre 36 % qui l'affirment. La part d'incertitude est quasi nulle, ce qui traduit une réponse tranchée, ancrée dans une réalité vécue ou non vécue. Premier enseignement : l'écart selon l'âge est particulièrement marqué. Ce sont les répondants les plus jeunes qui déclarent le plus souvent avoir discuté avec un arrière-grand-parent. Parmi les 15-17 ans, 62 % répondent oui, et 57 % chez les 18-24 ans. Ce taux décroît régulièrement avec l'âge : 40 % chez les 25-34 ans, 37 % chez les 35-49 ans, et seulement 27 % chez les 50-64 ans. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une évolution de la longévité au fil des décennies : les jeunes générations d'aujourd'hui auraient davantage eu des arrière-grands-parents encore en vie, en raison de l'allongement progressif de l'espérance de vie. On peut également émettre l'hypothèse que les arrière-grands-parents de ces jeunes sont nés dans une période où les structures familiales restaient plus stables et plus resserrées géographiquement. Deuxième enseignement : les disparités régionales méritent d'être relevées, même si elles restent modérées. L'Île-de-France affiche un taux de 38 %, légèrement inférieur aux régions Nord-Ouest (45 %), Nord-Est (47 %), Sud-Ouest (47 %) et Sud-Est (48 %). Cet écart, sans être décisif, pourrait s'inscrire dans un contexte où les territoires ruraux et périurbains maintiendraient des structures familiales plus multigénérationnelles et une moindre dispersion géographique des lignées. En revanche, l'analyse selon le genre ou la catégorie socioprofessionnelle ne fait pas apparaître d'écart significatif : les hommes (35 %) et les femmes (37 %) répondent de manière très similaire, tout comme les CSP+ (36 %), les CSP- (37 %) et les inactifs (34 %). Ce résultat s'inscrit dans un contexte démographique français où l'espérance de vie a fortement progressé au cours du XXe siècle, atteignant 85,7 ans pour les femmes et 80 ans pour les hommes en 2023. Cette longévité accrue rend théoriquement plus probable la coexistence de quatre générations au sein d'une même famille. Pourtant, la majorité des répondants n'a pas eu cette expérience, ce qui pourrait suggérer que la seule longévité ne suffit pas : les conditions de vie, la dispersion géographique des familles et les dynamiques relationnelles joueraient également un rôle dans la réalité de ces échanges. Au fond, un peu plus d'un tiers des répondants déclare avoir eu ce lien de parole avec ses arrière-grands-parents, un chiffre qui dessine en creux la réalité d'une transmission familiale à quatre générations, encore minoritaire dans les trajectoires vécues. La question qui reste ouverte est celle des conditions — familiales, territoriales et sociétales — qui favorisent ou freinent la vivacité de ces liens intergénérationnels.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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