Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

Avez-vous une arme à feu chez vous?

Résultats bruts

du 08/09/2026 à 14:31

Depuis toujours

Réponses

4148

Oui

8%

Non

86%

Je compte m'en procurer une bientôt

4%

Je ne sais pas

2%

Synthèse des résultats

La question de la possession d'armes à feu en France s'inscrit dans un cadre législatif strict, qui distingue différentes catégories d'armes selon leur dangerosité et soumet leur détention à des conditions variables. Dans un contexte où les débats sur la sécurité et la légitime défense gagnent en visibilité, interroger les Français sur leur rapport direct à l'armement domestique permet de prendre la mesure d'une réalité souvent difficile à quantifier. Les répondants sur Politês se prononcent de manière très nette : une large majorité, soit 86 %, déclare ne pas posséder d'arme à feu à son domicile. Seuls 8 % affirment en détenir une, tandis que 4 % indiquent avoir l'intention d'en acquérir une prochainement. La part des indécis reste marginale, à 2 %. Le tableau d'ensemble est donc celui d'une non-possession très majoritairement déclarée, avec une frange minoritaire mais mesurable d'intention d'acquisition. Premier enseignement : un écart de genre mesurable. Les hommes déclarent posséder une arme à 9 %, contre 6 % chez les femmes. L'intention d'en acquérir une prochainement est également plus marquée chez les hommes (5 %) que chez les femmes (2 %). Cet écart, limité en valeur absolue, pourrait refléter une relation différenciée à l'armement selon le genre, cohérente avec les profils traditionnels de pratiquants de la chasse ou du tir sportif. Deuxième enseignement : une variation générationnelle notable aux deux extrémités de la distribution. Les 65 ans et plus constituent la tranche d'âge la plus susceptible de déclarer posséder une arme, à 15 %, soit près du double de la moyenne nationale. À l'inverse, les 25-34 ans affichent le taux le plus bas, à 6 %. Ce résultat pourrait s'expliquer par un ancrage historique plus fort à la possession d'armes dans les générations plus âgées, notamment via la pratique de la chasse ou des transmissions familiales. Troisième enseignement : une disparité régionale à signaler. L'Île-de-France présente le taux de possession déclaré le plus faible (5 %), là où le Sud-Est atteint 10 %. Cet écart entre zones urbaines denses et territoires plus ruraux ou méridionaux pourrait être associé à des pratiques culturelles et de loisirs différentes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ces résultats peuvent être mis en perspective avec les estimations disponibles sur le parc d'armes en circulation en France, lesquelles varient considérablement selon les sources, entre six et douze millions d'unités, en incluant une part significative d'armes non déclarées. L'écart entre les données institutionnelles et les déclarations individuelles rappelle que la question de l'arme à feu au domicile demeure sensible, et que les réponses déclaratives pourraient sous-estimer la réalité. Par ailleurs, le débat sur un éventuel assouplissement du droit à la détention d'armes de défense, porté par diverses pétitions et acteurs politiques ces dernières années, confère à ces données une résonance particulière. Les résultats présentés ici sont des données brutes, sans redressement statistique. Les segments aux effectifs les plus réduits appellent à la prudence dans leur interprétation. En définitive, si la non-possession d'arme à feu apparaît comme la norme déclarée très largement partagée, les variations selon l'âge, le genre et la région dessinent des contours plus nuancés. La question de fond reste ouverte : dans un contexte où les débats sur la sécurité et le droit à la défense s'intensifient, ces chiffres reflètent-ils une stabilité durable des pratiques, ou les prémices d'une évolution des représentations ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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