Culture et Loisirs

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Société

Publié le

26/10/2025

Si vous en aviez la possibilité, iriez-vous vivre dans un autre pays que la France ?

Résultats ajustés

du 31/10/2026 à 07:44

Depuis toujours

Réponses

1164

Oui

59%

Non

33%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question de l'attachement des Français à leur pays constitue un indicateur indirect de la façon dont ils perçoivent leur cadre de vie, leurs perspectives d'avenir et l'attractivité de la France. Interrogés sur l'hypothèse de s'installer dans un autre pays si l'occasion leur en était donnée, les répondants livrent un résultat qui mérite attention. Une majorité se dessine en faveur du départ hypothétique : 59 % des répondants ayant participé à cette consultation sur Politês répondent oui, contre 33 % qui resteraient en France, et 8 % qui ne se prononcent pas. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire à l'idée d'un ailleurs possible, dans un cadre conditionnel et non une intention ferme de départ. Premier enseignement, l'écart entre les hommes et les femmes est notable. Les femmes expriment davantage ce souhait, à 62 %, contre 55 % chez les hommes. Cet écart de sept points pourrait suggérer que les femmes perçoivent des perspectives différentes, ou des conditions de vie qu'elles jugeraient plus favorables ailleurs, même si la question ne permet pas d'en identifier précisément les raisons. Deuxième enseignement, la relation à l'âge est particulièrement instructive. Contrairement à l'intuition qui voudrait que les plus jeunes soient les plus enclins à la mobilité, c'est parmi les 50-64 ans que la proportion de oui est la plus élevée, à 67 %, suivis des 35-49 ans à 60 %. Les tranches plus jeunes, 18-24 ans et 25-34 ans, affichent des scores plus modérés, respectivement 48 % et 51 %. Cet écart générationnel pourrait suggérer que les actifs en milieu de carrière, potentiellement plus exposés aux réalités du marché du travail, de la fiscalité ou du pouvoir d'achat, expriment une aspiration à l'ailleurs plus affirmée que leurs cadets. Troisième enseignement, des variations régionales sont observables, dans un registre toutefois limité. Les habitants d'Île-de-France se distinguent légèrement, avec 50 % de oui, soit le score le plus bas parmi les grandes régions. Le Sud-Ouest enregistre en revanche 59 %, dans la moyenne nationale. Ces nuances régionales pourraient refléter des perceptions différenciées des conditions de vie selon les territoires, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Ce résultat peut également être lu dans un contexte où les questions d'attractivité du territoire, de pouvoir d'achat et de gouvernance publique font l'objet d'un débat récurrent en France. Ces préoccupations constituent un arrière-plan qui pourrait nourrir ce désir d'ailleurs hypothétique, sans pour autant se traduire nécessairement par un projet concret d'émigration. Les résultats présentés ici sont redressés et portent sur un échantillon de 1 142 personnes. Certains segments régionaux ou socioprofessionnels présentent des effectifs limités, ce qui invite à une lecture prudente de ces sous-groupes. Au fond, ce que révèle ce résultat, c'est moins une volonté de départ qu'une forme d'ouverture à l'idée d'un cadre de vie différent. La question qui reste posée est de savoir si ce désir d'ailleurs traduit une insatisfaction à l'égard des conditions de vie en France, ou simplement une curiosité pour le monde, indépendante de tout mécontentement.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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