Culture et Loisirs
International
Société
Publié le
26/10/2025
Résultats ajustés
du 16/07/2026 à 19:50
Depuis toujours
Réponses
1103
Oui
59%
Non
34%
Ne sais pas
7%
La question de l'attachement au territoire national et du désir d'aller vivre ailleurs est une constante des débats politiques et sociaux en France. Elle interroge à la fois la satisfaction des citoyens vis-à-vis de leur cadre de vie, leurs aspirations individuelles et la manière dont la France est perçue, en creux, comme pays où il fait bon vivre. Cette enquête propose un éclairage sur cette tension. Le résultat global est net : une majorité de Français, soit 59 %, déclare qu'ils iraient vivre dans un autre pays si l'occasion se présentait. Environ un tiers, 34 %, répond par la négative, tandis que 7 % expriment une indécision. La tendance majoritaire est claire : l'aspiration à l'ailleurs dépasse sensiblement l'ancrage déclaré en France. Premier enseignement, la variable de genre révèle un écart notable. Les femmes expriment un désir d'expatriation légèrement plus prononcé que les hommes : 62 % contre 56 %. Cet écart, bien que modéré, pourrait suggérer que les femmes se montrent un peu plus enclines à envisager une vie ailleurs, ce qui pourrait aller dans le sens d'une recherche plus marquée de nouveaux environnements ou d'opportunités différentes. Deuxième enseignement, la progression du désir de mobilité avec l'âge constitue l'un des faits les plus saillants de cette enquête. Contrairement à ce que l'on pourrait intuitivement attendre, ce sont les tranches d'âge les plus élevées qui expriment le plus grand désir de partir : 68 % chez les 50-64 ans et 69 % chez les 65 ans et plus, contre 47 à 51 % chez les moins de 35 ans. Cet écart générationnel marqué pourrait indiquer que les plus jeunes, encore en phase d'installation et potentiellement plus exposés à l'incertitude, hésitent davantage, là où les seniors, moins contraints par des obligations professionnelles et familiales immédiates, expriment plus librement une aspiration à la mobilité. Troisième enseignement, les variations régionales restent modérées mais méritent d'être signalées. L'Île-de-France affiche la proportion la plus faible de réponses positives parmi les grandes régions, à 49 %, tandis que le Sud-Ouest atteint 59 %. Ce résultat pourrait être interprété comme le signe que les habitants de la région parisienne, en dépit d'un accès privilégié aux ressources et aux opportunités, expriment un ancrage plus fort ou une familiarité particulière avec les contraintes d'une grande métropole. Ces résultats peuvent être replacés dans un contexte plus large. Les données disponibles sur l'expatriation indiquent que près de 2,5 millions de ressortissants français vivent déjà à l'étranger. Les motivations documentées mêlent recherche d'aventure humaine, développement personnel et, dans une moindre mesure, progression de carrière. Le désir exprimé dans cette enquête pourrait ainsi refléter une aspiration diffuse plutôt qu'un projet concret d'émigration. Les résultats présentés ici sont redressés afin de refléter au mieux la population française dans son ensemble. Certains sous-groupes présentent des effectifs insuffisants pour permettre une lecture fiable et n'ont donc pas été commentés. Au final, ce que cette enquête menée sur Politês révèle peut-être avant tout, c'est moins un rejet de la France qu'une ouverture à l'idée d'une vie différente ailleurs. La question qui demeure ouverte est celle du passage entre aspiration et projet : dans quelle mesure ce désir d'ailleurs traduit-il une insatisfaction réelle ou, simplement, le goût universel de l'horizon ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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