Culture et Loisirs

International

Société

Publié le

26/10/2025

Si vous en aviez la possibilité, iriez-vous vivre dans un autre pays que la France ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 19:00

Depuis toujours

Réponses

1129

Oui

59%

Non

34%

Ne sais pas

7%

Synthèse des résultats

La mobilité internationale traverse régulièrement les débats sur l'attractivité d'un pays, la qualité de vie ou les opportunités économiques. Interroger les Français sur leur éventuelle disposition à s'installer à l'étranger, s'ils en avaient la possibilité, revient à sonder à la fois leur attachement au territoire national et leur rapport aux alternatives que pourrait offrir l'étranger. Le résultat global est net : une majorité se dit prête à franchir le pas. 59 % répondent oui à cette question, contre 34 % qui resteraient en France et 7 % qui ne se prononcent pas. L'aspiration à l'ailleurs est donc majoritaire, même si un tiers des répondants exprime un attachement affirmé au territoire français. Premier enseignement : le profil genré de cette aspiration. Les femmes interrogées sur Politês expriment une intention de partir légèrement plus prononcée que les hommes : 62 % d'entre elles répondent oui, contre 56 % des hommes. Cet écart, modéré mais cohérent, pourrait suggérer des perceptions différenciées des opportunités ou du cadre de vie selon le genre, sans qu'il soit possible d'en préciser les ressorts à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : une progression notable avec l'âge. Contrairement à l'intuition qui associerait la mobilité à la jeunesse, ce sont les catégories les plus âgées qui expriment le plus fortement le souhait de partir. Les 50-64 ans sont 68 % à répondre oui, et les 65 ans et plus atteignent 69 %, soit les proportions les plus élevées de l'ensemble. À l'inverse, les 18-24 ans ne sont que 48 % dans ce cas, et les 25-34 ans, 51 %. Ces écarts pourraient refléter des aspirations différentes selon les étapes de vie : les plus jeunes, encore en phase de construction professionnelle ou sociale, pourraient se montrer plus prudents face à une telle perspective, tandis que les générations plus installées pourraient envisager un éventuel départ sous l'angle d'un cadre de vie différent, voire d'une retraite à l'étranger. Troisième enseignement : une relative homogénéité par catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ sont 61 % à répondre oui, les CSP- 57 %, et les inactifs 57 % également. L'écart entre ces groupes reste limité, ce qui pourrait suggérer que cette aspiration à l'expatriation traverse l'ensemble du corps social sans être le privilège d'une catégorie en particulier. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où les questions d'attractivité du territoire, de fiscalité et de qualité de vie font régulièrement l'objet de débats publics. La France compte par ailleurs plusieurs millions de ressortissants établis à l'étranger — signe que cette aspiration se traduit, pour une partie d'entre eux, en actes concrets. Les motivations susceptibles d'expliquer un départ sont multiples : raisons professionnelles, fiscales ou personnelles, et ne sauraient être réduites à un facteur unique. Cette aspiration majoritaire à vivre ailleurs ne renseigne pas directement sur les intentions réelles de départ, ni sur les freins concrets qui pourraient s'y opposer. Elle témoigne néanmoins d'un rapport ambivalent au territoire national, que les décideurs publics pourraient avoir intérêt à mieux documenter. Ces chiffres n'indiquent pas encore si cette aspiration reflète un désir d'évasion ponctuel ou une remise en question plus profonde du cadre de vie en France.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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