Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/07/2025
Résultats ajustés
du 19/08/2026 à 21:58
Depuis toujours
Réponses
692
Oui souvent
35%
Oui parfois
36%
Rarement
20%
Non
9%
La consommation de seconde main s'est progressivement imposée comme une pratique visible dans les modes de vie contemporains. Entre motivations économiques, sensibilité environnementale et développement des plateformes numériques, la question de son adoption effective mérite d'être examinée avec précision. Les résultats collectés par Politês sont nets : la très grande majorité des Français déclare consommer de la seconde main. Ceux qui répondent "oui souvent" ou "oui parfois" représentent ensemble 71 % des répondants, contre seulement 9 % qui affirment ne jamais le faire. La pratique est donc largement répandue, même si son intensité varie : 35 % la pratiquent souvent, 36 % parfois, et 20 % rarement. On est davantage en présence d'une pratique normalisée que d'un comportement marginal. Premier enseignement saillant : un écart de genre très marqué. Les femmes déclarent consommer de la seconde main "souvent" à hauteur de 46 %, contre 22 % chez les hommes. À l'inverse, les hommes sont proportionnellement deux fois plus nombreux à répondre "rarement" (26 %) ou "non" (14 %), contre respectivement 14 % et 4 % chez les femmes. Cet écart pourrait suggérer une familiarité plus ancienne des femmes avec les circuits d'occasion, notamment dans le domaine vestimentaire, historiquement plus présent dans leur univers de consommation. Deuxième enseignement : la pratique apparaît relativement homogène selon l'âge, avec toutefois quelques nuances. Les 50-64 ans se distinguent par une proportion élevée de "oui parfois" (50 %), ce qui pourrait indiquer une pratique plus ponctuelle ou circonstancielle dans cette tranche d'âge. Les 65 ans et plus présentent une part de "non" plus importante (19 %), sans que cela remette en cause la tendance générale d'adoption. Troisième enseignement : une variation régionale notable. L'Île-de-France se démarque avec une proportion de "rarement" nettement supérieure (33 %) comparée aux autres régions, où ce chiffre oscille entre 17 % et 21 %. Les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest affichent à l'inverse les taux de pratique régulière les plus élevés. Ces écarts pourraient refléter des différences dans l'accès aux circuits de seconde main physiques ou dans les habitudes de consommation locales, sans qu'une interprétation définitive soit possible. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte de transformation profonde de l'image et des usages de la seconde main. L'essor de plateformes numériques spécialisées a rendu l'achat et la vente d'occasion accessibles à un plus grand nombre. Des évolutions législatives, comme la loi AGEC adoptée en 2020, ont par ailleurs contribué à structurer et à légitimer ces pratiques. La sensibilité environnementale croissante, notamment face aux effets de la production textile rapide, constitue également un arrière-plan susceptible de nourrir cette adoption large. Les résultats présentés sont redressés pour refléter au mieux la population française, ce qui renforce leur portée interprétative. Certains segments présentent des effectifs trop faibles pour en tirer des conclusions fiables, comme les répondants des DOM-TOM ou se déclarant non-binaires ; ces groupes ne sont donc pas commentés. Au final, la consommation de seconde main apparaît comme une pratique solidement ancrée dans les habitudes françaises, même si sa fréquence et son intensité varient sensiblement selon le genre et la région. La question qui demeure ouverte est celle de la profondeur de ce changement : s'agit-il d'un véritable basculement des modes de consommation, ou d'une pratique complémentaire qui coexiste avec des achats de produits neufs demeurés inchangés ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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