Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
16/07/2025
du 24/10/2026 à 14:40
Depuis toujours
Réponses
494
Oui souvent
29%
Oui parfois
43%
Rarement
22%
Non
6%
La consommation de seconde main s'est progressivement installée dans les habitudes des Français, portée par des motivations économiques, écologiques et culturelles. Mesurer dans quelle mesure cette pratique est réellement ancrée dans le quotidien, ou reste encore ponctuelle pour une partie de la population, constitue un enjeu de compréhension des évolutions de la société de consommation. Les résultats sont nets : la grande majorité des répondants sur Politês déclarent consommer de la seconde main. En combinant les modalités « Oui souvent » et « Oui parfois », on atteint 71 % des répondants. 35 % déclarent le faire souvent, 36 % parfois. Seuls 20 % se situent dans un usage rare et 9 % déclarent ne pas y recourir du tout. La pratique n'apparaît donc pas comme marginale, mais comme largement partagée, même si son intensité varie. Premier enseignement : l'écart entre femmes et hommes est particulièrement marqué. Les femmes sont 46 % à déclarer consommer souvent de la seconde main, contre 22 % des hommes. Si l'on agrège les réponses positives, 82 % des femmes consomment de la seconde main (souvent ou parfois), contre 60 % des hommes. Cet écart pourrait suggérer que certaines catégories de biens d'occasion, notamment les vêtements, restent davantage investies par les femmes, même si la question couvre un spectre large de produits. Deuxième enseignement : la pratique intensive semble légèrement plus répandue chez les actifs à revenus plus élevés. Les CSP+ sont 39 % à déclarer consommer souvent de la seconde main, contre 35 % chez les CSP- et 26 % chez les inactifs. Ce résultat peut paraître contre-intuitif si l'on associe la seconde main à une contrainte budgétaire ; il pourrait également refléter un accès plus aisé aux plateformes numériques ou une sensibilité plus prononcée aux enjeux environnementaux au sein de ces catégories. Troisième enseignement : des disparités régionales méritent d'être soulignées. L'Île-de-France présente le taux de consommation fréquente le plus bas parmi les grandes régions (24 % de « Oui souvent »), et le taux de « Rarement » le plus élevé (32 %). À l'inverse, le Nord-Ouest, le Nord-Est et le Sud-Ouest affichent des taux de consommation fréquente plus élevés, respectivement 33 %, 36 % et 37 %. Ces différences pourraient tenir à des dynamiques territoriales distinctes, sans qu'il soit possible d'en identifier précisément les ressorts à partir de ces seules données. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large où la seconde main a connu une profonde normalisation sociale. Ce qui était parfois perçu comme une pratique de nécessité s'est transformé en comportement valorisé, soutenu par l'essor de plateformes numériques accessibles et par un cadre législatif, tel que la loi AGEC, qui encourage l'économie circulaire. Des questions demeurent cependant sur la portée réelle de cette pratique : acheter plus souvent d'occasion conduit-il à consommer moins au total, ou contribue-t-il à maintenir un volume global de consommation inchangé ? Les résultats présentés sont redressés afin de mieux refléter la population française dans sa diversité. Au-delà des chiffres, ces résultats donnent à voir une transformation durable des pratiques d'achat, inégalement répartie selon le genre, le profil socioprofessionnel et le territoire. La question qui reste ouverte est celle de la profondeur de ce changement : s'agit-il d'un réel infléchissement des modes de consommation, ou d'une couche supplémentaire dans une culture de l'achat qui continue de s'étendre ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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