Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

23/10/2025

De quoi pourriez-vous vous séparer ?

Résultats ajustés

du 01/09/2026 à 00:55

Depuis toujours

Réponses

1337

Mon téléphone portable 😁

3%

Mon micro onde ⚡

33%

Mon lave vaisselle 💦

28%

Mon écran de télévision 📺

23%

Rien de tout celà ! 😵‍💫

12%

Ne sais pas

1%

Synthèse des résultats

Dans un contexte où les questions de sobriété matérielle et de consommation responsable occupent une place croissante dans le débat public, la question de savoir à quoi l'on pourrait renoncer parmi les équipements du quotidien révèle autant des attachements que des hiérarchies de valeurs. En proposant quatre objets emblématiques du foyer moderne, cette consultation permet d'observer les arbitrages que les répondants sur Politês se déclarent prêts à faire. Le résultat global dessine une image nuancée. Le micro-ondes arrive en tête des appareils dont les répondants accepteraient de se séparer, cité par 33 % d'entre eux. Le lave-vaisselle suit avec 28 %, puis l'écran de télévision à 23 %. Le téléphone portable apparaît comme quasi intouchable : seulement 3 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à s'en défaire. Par ailleurs, 12 % déclarent ne pouvoir se passer d'aucun de ces appareils. Premier enseignement : le téléphone portable s'impose comme l'objet le plus irremplaçable, et ce de façon transversale. Quel que soit le genre, l'âge ou la catégorie socioprofessionnelle, les taux de consentement à s'en séparer restent marginaux, compris entre 1 % et 5 %. Ces chiffres pourraient suggérer une intégration profonde du smartphone dans les usages quotidiens, bien au-delà de la simple consommation culturelle ou du divertissement. Deuxième enseignement : un écart générationnel marqué s'observe autour de l'écran de télévision. Chez les 18-24 ans, 38 % se disent prêts à s'en passer, et 33 % chez les 15-17 ans. Ce taux chute à 20 % chez les 50-64 ans et ne dépasse pas 5 % chez les 65 ans et plus. Ce gradient pourrait aller dans le sens d'une transformation des habitudes de consommation audiovisuelle, les générations plus jeunes disposant davantage d'alternatives numériques portables. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent par une réticence plus forte à tout renoncement. Parmi eux, 24 % déclarent ne pouvoir se séparer d'aucun des appareils proposés, contre 8 % chez les CSP+ et 9 % chez les CSP-. On pourrait y lire le reflet d'un attachement plus fort aux équipements du foyer lorsque le domicile constitue un espace de vie central, bien que d'autres facteurs puissent également entrer en jeu. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte plus large. Les démarches de désencombrement et de minimalisme gagnent en visibilité en France, portées par des considérations à la fois psychologiques, économiques et écologiques. La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, promulguée en 2020, et les initiatives autour du droit à la réparation illustrent une inflexion des politiques publiques dans ce sens. La forte résistance à se séparer du téléphone portable, ou encore l'attachement au lave-vaisselle davantage exprimé par les femmes (30 %) que par les hommes (26 %), rappellent néanmoins que les arbitrages matériels restent profondément ancrés dans des pratiques et des contraintes du quotidien. Les résultats ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à améliorer la représentativité de l'échantillon. Au fond, ces données mettent en lumière une tension entre aspiration déclarée à la sobriété et attachement fonctionnel aux objets. Le consentement au renoncement existe, mais il est sélectif et hiérarchisé. La question reste ouverte de savoir dans quelle mesure ces dispositions déclarées se traduiraient en comportements effectifs face à une contrainte réelle, qu'elle soit d'ordre économique ou écologique.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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