Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

25/11/2025

Dormez vous encore avec des peluches ?

Résultats ajustés

du 13/08/2026 à 19:15

Depuis toujours

Réponses

575

Oui

26%

Non

74%

Synthèse des résultats

La peluche, longtemps associée à l'univers de l'enfance, s'invite aujourd'hui dans les réflexions sur le bien-être des adultes. La question de savoir si l'on dort encore avec un tel objet touche à des réalités intimes, souvent peu avouées, et interroge les normes sociales autour de la maturité et du réconfort. Selon les résultats recueillis auprès de 575 répondants sur Politês, 26 % déclarent dormir encore avec une peluche, tandis que 74 % répondent par la négative. La pratique reste donc minoritaire, mais concerne tout de même plus d'un répondant sur quatre — un niveau non négligeable pour un comportement souvent perçu comme tabou. Le premier enseignement notable est l'écart générationnel. Chez les 18-24 ans, 53 % déclarent dormir avec une peluche ; cette proportion atteint 46 % chez les 15-17 ans. À partir de la tranche 25-34 ans, elle descend à 35 %, puis chute à 17 % chez les 35-49 ans et à moins de 10 % au-delà de 50 ans. Ces chiffres pourraient suggérer que la pratique est davantage assumée, voire revendiquée, parmi les jeunes générations, avant de s'estomper progressivement avec l'avancée en âge. Le second enseignement concerne le genre. Les femmes sont nettement plus nombreuses à répondre positivement : 37 % contre 15 % chez les hommes. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une acceptation sociale différenciée selon le genre, les hommes pouvant être davantage soumis à des injonctions sociales qui découragent l'expression de ce type de besoin de réconfort. Une différence régionale mérite également d'être signalée. Le Nord-Est se distingue avec 43 % de réponses positives, soit un niveau sensiblement plus élevé que les autres régions, qui oscillent entre 28 % et 36 %. Cette particularité géographique reste difficile à interpréter en l'état et invite à la prudence avant d'y lire une tendance structurelle. Ces résultats peuvent être replacés dans un contexte plus large. La peluche, objet transitionnel théorisé par le psychanalyste Donald Winnicott, est de plus en plus évoquée comme un outil de gestion du stress et de l'anxiété à l'âge adulte. Le marché des peluches pour adultes est en croissance, et plusieurs travaux soulignent que de nombreux adultes conservent ce type d'objet, même si la pratique reste souvent discrète. La forte proportion observée chez les jeunes adultes dans cette enquête pourrait s'inscrire dans une tendance plus large à la réappropriation assumée d'objets réconfortants, visible dans certaines cultures de consommation contemporaines. Les données ayant été redressées, elles offrent une base solide pour l'interprétation. Il convient toutefois de noter que la question porte sur une pratique intime, ce qui peut induire une sous-déclaration, quel que soit le profil du répondant. Si une majorité de répondants déclare ne plus dormir avec une peluche, le fait qu'un quart d'entre eux maintienne cette pratique — avec une concentration notable chez les jeunes adultes — invite à s'interroger sur l'évolution de ce que les sociétés considèrent comme des comportements réservés à l'enfance. À mesure que le bien-être émotionnel s'impose comme une priorité individuelle et collective, la question de la normalisation progressive de ces pratiques discrètes reste ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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