Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 23/07/2026 à 14:24
Depuis toujours
Réponses
4940
Oui
12%
Non
88%
Faire atterrir un avion en cas d'urgence est une compétence hautement technique, réservée à des professionnels formés pendant des années. Pourtant, la question de savoir si l'on se croit capable d'une telle prouesse touche à des ressorts plus profonds : la perception de ses propres compétences, l'influence des représentations médiatiques et la tendance, documentée, à surestimer ses capacités dans des domaines peu connus. Sur l'ensemble des répondants, le résultat est sans ambiguïté : 88 % des Français interrogés sur Politês déclarent ne pas être capables de faire atterrir un avion en situation d'urgence, contre 12 % qui affirment le contraire. Cette large majorité de réponses négatives dessine un tableau de relative lucidité collective face à la complexité du pilotage. Le premier enseignement majeur tient à l'écart entre les hommes et les femmes. 17 % des hommes se déclarent capables, contre 3 % des femmes, soit un différentiel de 14 points. Cet écart pourrait aller dans le sens d'une surconfiance plus prononcée chez les hommes sur ce type de question, phénomène que l'on retrouve dans plusieurs travaux sur la perception des compétences techniques. Les personnes se déclarant non binaires se situent à 8 %, entre les deux autres groupes. Le deuxième enseignement concerne l'âge. Les 15-17 ans et les 18-24 ans sont les segments les plus enclins à répondre oui, avec respectivement 16 % et 15 %. Ce chiffre décroît ensuite avec l'avancée en âge, tombant à 8 % chez les 35-49 ans. Cette tendance pourrait suggérer que la jeunesse est associée à une plus grande confiance en soi, ou à une moindre mesure des risques réels liés à une telle situation. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les écarts sont plus limités. Les inactifs affichent le taux le plus élevé à 13 %, tandis que les CSP+ s'établissent à 10 %. Les variations régionales sont, quant à elles, relativement homogènes sur l'ensemble du territoire. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question a connu une certaine visibilité sur les réseaux sociaux, notamment via des vidéos dans lesquelles des hommes affirmaient, souvent avec assurance, être capables d'un tel geste sans formation préalable. Ce phénomène est parfois rapproché de l'effet Dunning-Kruger, qui désigne la tendance des personnes peu compétentes dans un domaine à surestimer leurs capacités. La réalité technique du pilotage, qui mobilise des procédures complexes et un entraînement rigoureux, contraste avec cette perception. En définitive, les répondants semblent majoritairement conscients de leurs limites face à un défi aussi technique que l'atterrissage d'urgence. La persistance d'une minorité confiante, plus marquée chez les hommes et les jeunes, invite à s'interroger sur la manière dont nous évaluons nos propres compétences dans des domaines que nous ne pratiquons qu'à travers le prisme de la fiction ou des réseaux sociaux.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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