Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
19/07/2025
Résultats ajustés
du 02/07/2026 à 18:15
Depuis toujours
Réponses
655
Oui
58%
Non
42%
L'usage du smartphone en société est devenu l'un des sujets de friction quotidienne les plus répandus. La question de savoir si regarder son téléphone en présence d'autres personnes, même sans interagir avec elles, constitue un manque de politesse, touche à l'évolution profonde des codes de civilité à l'ère numérique. Une majorité des Français interrogés sur Politês se prononce en faveur du caractère impoli de ce comportement : 58 % estiment que regarder son téléphone en présence d'autrui, même sans conversation en cours, est impoli, contre 42 % qui ne le pensent pas. Ce résultat, tout en indiquant une majorité claire, reflète néanmoins un débat loin d'être tranché : une part non négligeable de la population considère ce geste comme socialement acceptable. Le premier enseignement saillant est la dimension générationnelle du résultat. Parmi les 18-24 ans, seuls 35 % jugent ce comportement impoli, contre 70 % chez les 50-64 ans et 80 % chez les 65 ans et plus. Cet écart générationnel marqué pourrait suggérer que les générations ayant grandi avec le smartphone intègrent différemment les normes de présence et d'attention sociale, tandis que les générations plus âgées resteraient davantage attachées à des codes de courtoisie fondés sur la disponibilité physique. Il s'agit toutefois d'une hypothèse interprétative : les données décrivent un écart, sans en établir la cause. Deuxième enseignement : les femmes se montrent légèrement plus sévères que les hommes sur ce point, avec respectivement 60 % et 55 % jugeant le comportement impoli. L'écart est modéré et invite à la prudence interprétative ; il pourrait aller dans le sens d'une sensibilité différenciée aux signaux de présence et d'attention dans les interactions sociales, sans que l'on puisse en tirer de conclusion définitive. Troisième observation : les actifs des catégories CSP+ et CSP- expriment des positions proches (57 % et 54 % respectivement), tandis que les inactifs — qui incluent notamment les retraités — affichent un taux plus élevé (62 %). Ce résultat est cohérent avec la structure par âge : les inactifs étant statistiquement plus âgés en moyenne, leur positionnement s'inscrit dans la continuité du gradient générationnel observé. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la consultation du téléphone en présence d'autrui — parfois désignée par le terme "phubbing" dans la littérature spécialisée — fait l'objet d'une attention croissante. Des études internationales suggèrent qu'une large majorité d'utilisateurs de smartphone jugeraient eux-mêmes ce comportement impoli lors d'une conversation directe. En France, certaines communes ont initié des démarches visant à encadrer l'usage des écrans dans l'espace public, signe que la préoccupation dépasse le simple débat d'étiquette pour rejoindre des enjeux de lien social. Les résultats présentés ici sont redressés pour refléter la population française dans sa diversité, ce qui renforce la robustesse de la lecture globale. Au fond, si une majorité des Français se déclare aujourd'hui défavorable à ce comportement, la forte hétérogénéité des réponses selon l'âge rappelle que les normes sociales liées au numérique sont encore en cours de consolidation. La question reste ouverte : ces écarts générationnels sont-ils appelés à se résorber à mesure que l'usage du smartphone se normalise dans toutes les tranches d'âge, ou dessinent-ils une recomposition durable des codes de politesse ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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