Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
23/02/2026
Résultats ajustés
du 03/10/2026 à 15:50
Depuis toujours
Réponses
1050
Oui
32%
Non
65%
Ne sais pas
3%
Le smartphone s'est imposé en moins de deux décennies comme un objet central de la vie quotidienne. La question de s'en passer interroge désormais notre rapport à l'autonomie individuelle et à l'organisation collective. Derrière cette interrogation en apparence anodine se dessine un enjeu plus profond : celui de la place du numérique dans nos vies et de la liberté réelle que chacun conserve face à lui. Les résultats recueillis par Politês sont clairs et convergents. Deux tiers des répondants (65%) estiment qu'il n'est plus possible de vivre sans smartphone aujourd'hui, contre 32% qui pensent que cela reste envisageable. La part d'indécis est très faible, à 3%, ce qui témoigne d'une opinion largement cristallisée sur ce sujet. On se trouve davantage face à un quasi-consensus qu'à une véritable polarisation. Premier enseignement : les femmes expriment un sentiment de dépendance légèrement plus marqué que les hommes. Elles sont 69% à estimer qu'on ne peut plus se passer du smartphone, contre 62% des hommes. Cet écart de sept points, sans être spectaculaire, mérite d'être noté. Il pourrait suggérer des usages ou des perceptions différenciés du smartphone selon le genre, sans qu'il soit possible d'en déterminer la nature précise à partir de ces seules données. Deuxième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement des autres catégories socioprofessionnelles. Avec 70% de réponses négatives, ils rejoignent les femmes en tête de ceux qui perçoivent le smartphone comme incontournable. Les CSP+, qui pourraient pourtant être les plus à même de s'équiper d'alternatives, ne s'écartent pas fondamentalement de la tendance générale, avec 64% de réponses négatives. Cela pourrait aller dans le sens d'une perception partagée de la nécessité du smartphone, indépendamment du niveau de ressources. Troisième enseignement : la tranche des 35-49 ans se singularise légèrement, avec 36% de réponses affirmatives, soit le taux le plus élevé parmi toutes les tranches d'âge. À l'inverse, les 25-34 ans et les 65 ans et plus sont les plus nombreux à juger impossible de vivre sans smartphone. Ces nuances générationnelles restent toutefois contenues : aucune tranche d'âge n'échappe à une majorité de réponses négatives. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le smartphone s'est étendu bien au-delà de la simple communication. L'accès aux services publics, aux transports, à la banque ou à l'information passe de plus en plus par des interfaces mobiles. La dématérialisation croissante de nombreuses démarches du quotidien rendrait de fait le recours au smartphone de moins en moins facultatif pour une large partie de la population. Cette dynamique pourrait nourrir le sentiment d'incontournabilité que reflètent les données. Au fond, ce que révèlent ces résultats, c'est moins une fascination pour l'objet qu'un sentiment de contrainte diffuse. La majorité des répondants ne dit pas qu'elle veut le smartphone : elle dit qu'elle ne peut plus s'en passer. La question qui reste ouverte est de savoir si ce sentiment d'incontournabilité est perçu comme une évolution naturelle ou comme une dépendance dont on pourrait ou devrait s'affranchir.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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