Culture et Loisirs

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Société

Publié le

11/11/2025

Êtes-vous aller à une cérémonies commémorative ce 11 Novembre?

Résultats ajustés

du 09/07/2026 à 08:43

Depuis toujours

Réponses

1177

Oui

11%

Non

89%

Synthèse des résultats

Le 11 novembre occupe une place particulière dans le calendrier civique français. Journée fériée depuis 1918, elle commémore la signature de l'Armistice mettant fin aux combats de la Première Guerre mondiale et rend hommage à l'ensemble des morts pour la France. Chaque année, des cérémonies sont organisées sur l'ensemble du territoire, devant les monuments aux morts, en présence des autorités civiles et militaires. La question posée aux répondants sur Politês visait à mesurer, au-delà de la reconnaissance symbolique de cette date, la participation effective aux commémorations. Le résultat est net : une très large majorité des répondants déclare ne pas s'être rendue à une cérémonie commémorative ce 11 novembre. Ils sont 89 % à répondre non, contre 11 % à avoir participé. La question ne révèle pas un débat ou une polarisation, mais un constat de faible mobilisation effective autour de ces cérémonies. Premier enseignement, l'écart selon l'âge est le plus saillant parmi les variables analysées. Chez les 65 ans et plus, la participation atteint 23 %, soit plus du double de la moyenne nationale. À l'inverse, les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent les taux les plus bas, à 9 % chacun. Cela pourrait suggérer un lien entre proximité générationnelle avec les conflits du XXe siècle et participation aux cérémonies, même si d'autres facteurs pourraient entrer en jeu, comme les habitudes de sociabilité ou le rapport aux institutions. Deuxième enseignement, un écart modéré entre hommes et femmes est observable. Les hommes déclarent avoir participé à hauteur de 13 %, contre 9 % pour les femmes. Cet écart, s'il mérite d'être noté, reste limité et ne remet pas en cause la tendance générale d'une participation globalement faible dans toutes les catégories. Troisième enseignement, les variations selon la catégorie socioprofessionnelle et la région sont peu marquées. Les CSP+, CSP- et inactifs affichent des taux très proches, autour de 10 à 12 %. De même, les écarts régionaux sont quasiment inexistants, la participation oscillant entre 9 % et 11 % selon les territoires. Aucune dynamique territoriale ou socioéconomique particulière ne se distingue nettement. Ce résultat peut être lu à la lumière d'un paradoxe documenté dans les débats sur les politiques mémorielles : si les initiatives commémoratives se sont multipliées et se déroulent chaque année sur l'ensemble du territoire, la participation citoyenne effective semble rester le fait d'une minorité. La distance temporelle croissante avec les conflits du XXe siècle, l'évolution des formes de transmission de la mémoire et la diversification des mémoires collectives pourraient contribuer à expliquer ce phénomène, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Note méthodologique : les résultats présentés ici sont redressés afin de mieux refléter la population française dans son ensemble. Le segment des 65 ans et plus ne regroupe qu'un nombre limité de répondants, ce qui invite à une lecture prudente de ce chiffre spécifique. Au-delà des chiffres, ce que révèle cette question, c'est peut-être moins un désintérêt pour la mémoire nationale qu'une transformation des formes d'y adhérer. La présence physique aux cérémonies constitue une manière parmi d'autres d'entretenir ce lien avec l'histoire. Reste à savoir si d'autres formes d'expression ou de reconnaissance de cette journée viennent compléter, pour beaucoup, l'absence aux monuments aux morts.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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