Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

27/10/2025

Êtes-vous anxieux.se vis à vis de votre avenir professionnel ou scolaire ?

Résultats ajustés

du 06/10/2026 à 22:57

Depuis toujours

Réponses

553

Oui

56%

Non

44%

Synthèse des résultats

L'avenir professionnel et scolaire figure parmi les préoccupations les plus structurantes pour une large part de la population française. Dans un contexte marqué par la précarité de l'emploi, les mutations du marché du travail et des incertitudes multiples, la question de l'anxiété face à l'avenir touche des générations et des profils très différents. Selon les résultats recueillis par Politês auprès de 553 répondants représentatifs de la population française, une majorité se dit anxieuse vis-à-vis de son avenir professionnel ou scolaire : 56 % répondent oui, contre 44 % qui ne partagent pas ce sentiment. Si la majorité est réelle, elle n'est pas écrasante, ce qui traduit une opinion divisée plutôt qu'un consensus tranché. Premier enseignement : un écart sensible selon le genre. Les femmes expriment une anxiété nettement plus prononcée que les hommes : 64 % d'entre elles se déclarent anxieuses, contre 48 % des hommes. Cet écart de seize points pourrait suggérer que les femmes perçoivent davantage les incertitudes liées à leur insertion professionnelle ou à leur parcours scolaire — ce qui pourrait s'inscrire dans un contexte plus large de perceptions différenciées des risques et des inégalités sur le marché du travail. Deuxième enseignement : un gradient générationnel marqué. L'anxiété décroît très nettement avec l'âge. Les 18-24 ans sont 76 % à se déclarer anxieux, contre 63 % chez les 25-34 ans et 61 % chez les 35-49 ans. Au-delà de 50 ans, le niveau d'anxiété s'infléchit davantage encore. Cette évolution pourrait s'expliquer par le fait que les plus jeunes se trouvent encore dans des phases d'orientation, d'insertion ou de construction de leur trajectoire, périodes naturellement plus porteuses d'incertitude. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement. Avec 64 % d'anxieux, ils affichent un niveau supérieur à celui des CSP+ (52 %) et des CSP- (55 %). Cette nuance mérite d'être interprétée avec prudence : la catégorie des inactifs regroupe des réalités très diverses, notamment des étudiants ou des personnes sans emploi, pour lesquels la question de l'avenir professionnel peut revêtir une dimension particulièrement concrète. Mis en perspective, ces résultats s'inscrivent dans un environnement documenté de précarité croissante. Le taux de chômage des jeunes actifs demeure significativement plus élevé que la moyenne nationale, et près de la moitié des étudiants seraient contraints de travailler pour subvenir à leurs besoins. La multiplication des contrats précaires, les incertitudes liées aux transitions professionnelles et les débats sur l'adéquation entre formation et emploi constituent un contexte susceptible de nourrir ce sentiment d'anxiété, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct avec les résultats observés. Au fond, ces résultats révèlent moins une anxiété généralisée qu'une anxiété différenciée, plus intense chez les jeunes et chez les femmes. La question qui reste ouverte est de savoir dans quelle mesure cette inquiétude reflète des incertitudes structurelles durables ou un moment particulier de doute collectif.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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