Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

27/10/2025

Êtes-vous anxieux.se vis à vis de votre avenir professionnel ou scolaire ?

Résultats ajustés

du 06/07/2026 à 19:05

Depuis toujours

Réponses

537

Oui

55%

Non

45%

Synthèse des résultats

L'avenir professionnel et scolaire constitue l'une des préoccupations centrales des sociétés contemporaines. Dans un contexte où le marché du travail connaît des ajustements notables et où les incertitudes économiques demeurent présentes, mesurer l'anxiété que ressentent les Français à ce sujet permet d'éclairer l'état du moral collectif et les attentes vis-à-vis des politiques publiques. À l'échelle de l'ensemble des répondants, une courte majorité se déclare anxieuse face à son avenir professionnel ou scolaire : 55 % répondent oui, contre 45 % pour non. Ce résultat, après redressement de l'échantillon, reflète une population assez partagée, sans consensus tranché dans un sens comme dans l'autre. Cette relative équanimité d'ensemble masque toutefois des disparités notables selon les profils. Premier enseignement : un écart de genre significatif. Les femmes expriment une anxiété nettement plus prononcée que les hommes, à respectivement 62 % et 48 %. Cet écart d'une quinzaine de points pourrait suggérer que les femmes se perçoivent davantage exposées aux aléas du marché du travail, ce qui peut s'inscrire dans des réalités objectives liées aux inégalités de trajectoires professionnelles, sans qu'il soit possible d'en établir une cause unique. Deuxième enseignement : un gradient générationnel marqué. L'anxiété décroît très nettement avec l'âge. Les 15-17 ans affichent un taux de 85 %, les 18-24 ans de 76 %, les 25-34 ans de 62 %, tandis que les 35-49 ans se situent à 61 % et les 50-64 ans à 51 %. Ce profil progressif pourrait refléter une plus grande incertitude ressentie au moment des transitions, notamment entre les études et l'entrée dans la vie active, là où les repères sont encore en construction. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent légèrement des actifs. Parmi les inactifs, 64 % se déclarent anxieux, contre 51 % chez les CSP+ et 54 % chez les CSP-. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une inquiétude plus forte chez ceux qui ne sont pas encore stabilisés professionnellement, qu'il s'agisse d'étudiants, de demandeurs d'emploi ou de personnes en transition. Ces résultats peuvent se lire à la lumière d'un contexte économique sous pression. Le taux d'emploi des diplômés a reculé à 76 % en 2026, et les prévisions d'embauche de France Travail pour la même année indiquent une contraction du marché à un niveau qui ne s'était pas observé depuis 2008. Par ailleurs, des enquêtes récentes soulignent qu'une proportion non négligeable de jeunes diplômés en poste se déclarent démotivés ou occupent des emplois en décalage avec leurs attentes. Ces éléments de contexte pourraient nourrir le sentiment d'incertitude, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct avec les résultats observés ici. Au fond, ce que révèle cette analyse menée sur Politês, c'est moins une anxiété généralisée qu'une inquiétude fortement concentrée sur certains profils, en particulier les plus jeunes et les femmes. La question qui reste ouverte est de savoir si cette anxiété traduit une perception subjective des risques ou une anticipation rationnelle d'un marché du travail effectivement plus sélectif pour ces populations.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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