Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

16/10/2025

Êtes vous favorable à un revenu universelle ?

Résultats ajustés

du 06/09/2026 à 02:12

Depuis toujours

Réponses

1940

Pour

49%

Contre

40%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

Le revenu universel occupe une place singulière dans le débat public : promesse d'émancipation pour les uns, risque économique pour les autres, cette idée interroge en profondeur le rapport au travail, à la solidarité et au financement de la protection sociale. La question posée aux répondants sur Politês visait à saisir où en est l'opinion française sur ce sujet. À l'échelle nationale, les résultats révèlent une opinion partagée, sans consensus clair. Près d'un répondant sur deux se dit favorable au revenu universel (49 %), tandis que 40 % y sont opposés et 11 % déclarent ne pas savoir. Le sujet divise donc réellement, avec une légère inclinaison en faveur du principe, mais une opposition qui reste substantielle. Premier enseignement, un écart générationnel marqué se dessine. Les tranches d'âge 35-49 ans et 50-64 ans affichent les niveaux de soutien les plus élevés, respectivement 59 % et 54 %. À l'inverse, les 18-24 ans se montrent nettement plus réservés : 52 % d'entre eux s'y déclarent opposés, contre seulement 29 % favorables. Ce résultat peut sembler contre-intuitif au regard d'une image souvent associée à la jeunesse progressiste. On pourrait émettre l'hypothèse que cette tranche d'âge nourrit des préoccupations spécifiques quant aux modalités concrètes de financement, ou quant à l'articulation du revenu universel avec l'entrée dans le marché du travail. Deuxième enseignement, une différence notable apparaît selon le statut professionnel. Les actifs, qu'ils soient cadres et professions intermédiaires (CSP+, 52 %) ou employés et ouvriers (CSP-, 51 %), se montrent légèrement plus favorables que les inactifs (40 %), qui affichent quant à eux une opposition majoritaire à 48 %. Ce résultat invite à nuancer l'idée selon laquelle les populations les moins insérées dans l'emploi seraient nécessairement les plus favorables à un revenu de base. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la question du revenu universel a déjà traversé plusieurs cycles de débat en France, portée par des courants politiques variés et alimentée par des expérimentations menées à l'étranger, notamment en Finlande et au Kenya. Le fait que l'opinion demeure aussi partagée témoignerait moins d'un rejet de principe que d'une incertitude persistante sur les contours concrets d'une telle mesure : son périmètre, son financement, et ses effets potentiels sur l'emploi et la cohésion sociale. Les résultats présentés ici ont été redressés pour refléter au mieux la structure de la population française, ce qui renforce leur robustesse. Pour les segments aux effectifs plus réduits, les résultats sont à considérer à titre indicatif. Au fond, ce que ces données donnent à voir, c'est moins un engouement qu'une réflexion collective encore ouverte. Le revenu universel ne fait pas l'objet d'un rejet franc, mais il ne suscite pas non plus d'adhésion tranchée. La question qui reste posée est celle des conditions dans lesquelles un tel projet pourrait recueillir une adhésion plus large, ou au contraire se heurter à des résistances durables.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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