Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

16/10/2025

Êtes vous favorable à un revenu universelle ?

Résultats ajustés

du 14/07/2026 à 21:30

Depuis toujours

Réponses

1903

Pour

49%

Contre

40%

Ne sais pas

11%

Synthèse des résultats

La question du revenu universel — soit le versement d'une somme régulière et inconditionnelle à chaque citoyen, quels que soient ses revenus ou sa situation professionnelle — figure parmi les sujets qui traversent régulièrement le débat public français. Elle touche à des enjeux fondamentaux : la lutte contre la pauvreté, l'avenir du travail, et la manière dont une société organise sa solidarité. Sur l'ensemble des répondants, une courte majorité se dit favorable au revenu universel : 49 % y sont favorables, contre 40 % qui s'y opposent. Les indécis représentent 11 % des personnes interrogées. Ce résultat dessine une opinion partagée, sans consensus net d'un côté ni de l'autre. L'écart entre partisans et opposants reste mesuré, témoignant d'un sujet encore en débat dans l'opinion. Premier enseignement : un écart selon le genre. Les femmes se montrent sensiblement plus favorables que les hommes, avec 51 % de soutien contre 46 %. Cela pourrait suggérer que la promesse d'un revenu inconditionnel résonne différemment selon les rapports au marché du travail et à la sécurité économique. À noter : les personnes se déclarant non binaires expriment un soutien de 75 %, mais l'effectif correspondant est trop limité pour permettre une interprétation robuste. Deuxième enseignement : une dynamique générationnelle non linéaire. Les 35-49 ans constituent le groupe le plus favorable, avec 60 % de soutien, devant les 50-64 ans à 54 %. En revanche, les 18-24 ans se distinguent par une opposition majoritaire, à 52 %, tandis que les 25-34 ans restent partagés, avec 46 % de soutien. Ce constat est contre-intuitif si l'on associe spontanément jeunesse et ouverture aux réformes sociales. On peut émettre l'hypothèse que la génération active d'âge intermédiaire, plus directement confrontée aux réalités du marché du travail et à ses aléas, percevrait davantage l'intérêt d'un filet de sécurité universel. Troisième enseignement : les inactifs se distinguent des actifs. Parmi les personnes inactives, 41 % se déclarent favorables au revenu universel, contre 49 % chez les personnes en situation de défavorisation socioprofessionnelle et 51 % chez les CSP+. Ce résultat pourrait paraître surprenant, dans la mesure où les inactifs pourraient être parmi les premiers bénéficiaires d'un tel dispositif. Il suggère que l'adhésion à cette mesure ne se réduit pas à un calcul d'intérêt immédiat, et que d'autres considérations — culturelles, morales ou pratiques — pourraient entrer en jeu. Cette mesure a fait l'objet d'expérimentations dans plusieurs pays au cours des dernières années, notamment en Finlande entre 2017 et 2018, et le débat sur sa faisabilité financière reste ouvert. En France, des propositions ont émergé à plusieurs reprises dans l'espace politique, en particulier lors de la campagne présidentielle de 2017. Les questions de financement, d'impact sur l'emploi et de rapport au travail continuent de structurer les clivages autour de cette idée. Les résultats présentés ici, collectés et analysés via la plateforme Politês, sont redressés pour refléter la population française dans son ensemble. Au total, le revenu universel apparaît comme un sujet qui divise sans ligne de fracture unique : les clivages croisent l'âge, le genre et la situation professionnelle de façon parfois inattendue. Ce constat invite à s'interroger sur ce que les Français cherchent réellement derrière cette idée : une protection contre la précarité, une réforme du modèle social, ou une redéfinition du rapport au travail ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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