Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

23/10/2025

Êtes-vous favorable à l’instauration de peines plus sévères pour les récidivistes ?

Résultats ajustés

du 23/07/2026 à 22:22

Depuis toujours

Réponses

1587

Pour

88%

Contre

6%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de la récidive pénale occupe une place centrale dans le débat public français depuis plusieurs décennies. Entre le désir de protection de la société et les interrogations sur l'efficacité réelle des sanctions, elle cristallise des tensions profondes sur la finalité du système pénal. C'est dans ce contexte que les répondants sur Politês ont été interrogés sur leur adhésion à l'instauration de peines plus sévères pour les récidivistes. Le résultat est net : 88 % des répondants se déclarent favorables à cette mesure, contre seulement 6 % d'opposants et autant d'indécis. Ce niveau d'adhésion est particulièrement large et transcende les clivages habituels de l'opinion publique. Premier enseignement : ce soutien est remarquablement homogène selon le genre, même si des nuances existent. Les femmes affichent un soutien légèrement plus élevé (92 %) que les hommes (85 %), ces derniers étant également un peu plus nombreux à s'y déclarer opposés (8 % contre 4 %). Cet écart, bien que modéré, pourrait suggérer des perceptions différentes du sentiment d'insécurité ou de la fonction punitive de la justice. Deuxième enseignement : l'adhésion est quasi uniforme selon les tranches d'âge pour les répondants de 25 ans et plus, oscillant entre 85 % et 89 %. Les 15-17 ans se distinguent légèrement avec un taux d'adhésion un peu plus faible (82 %) et une proportion d'indécis plus élevée (13 %), ce qui pourrait refléter une moindre familiarisation avec les enjeux du droit pénal à cet âge, davantage qu'une opposition de fond. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle introduit une légère variation. Les CSP- expriment un soutien un peu plus fort (92 %) que les CSP+ (86 %), avec moins d'indécis (3 % contre 6 %). On pourrait émettre l'hypothèse d'une préoccupation sécuritaire plus immédiate chez les catégories populaires, sans qu'il soit possible d'en tirer de conclusion définitive. Ce résultat s'inscrit dans un contexte législatif mouvementé. La France a déjà expérimenté des dispositifs de peines minimales pour les récidivistes, notamment avec les peines planchers instaurées en 2007 puis supprimées en 2014. Des travaux de recherche ont pointé leur faible effet dissuasif, notamment pour les crimes, alimentant un débat sur l'articulation entre sévérité des peines et réduction effective de la récidive. L'adhésion exprimée ici à davantage de fermeté apparaît toutefois robuste, indépendamment de ce débat d'experts. La question reste ouverte : cette demande de sévérité porte-t-elle sur la certitude de la peine, sur son quantum, ou sur les deux à la fois ? Les résultats ont été redressés pour refléter la structure de la population française, ce qui renforce leur représentativité d'ensemble. La taille réduite de certains segments géographiques, notamment les DOM-TOM, invite toutefois à la prudence dans leur lecture isolée. Au-delà des chiffres, ce large consensus soulève une question de fond : dans quelle mesure cette demande de sévérité reflète-t-elle une confiance, ou au contraire une défiance, envers le système judiciaire actuel ? Et quelles formes concrètes de sévérité les Français appellent-ils réellement de leurs vœux ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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