Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

23/10/2025

Êtes-vous favorable à l’instauration de peines plus sévères pour les récidivistes ?

Résultats ajustés

du 01/11/2026 à 09:29

Depuis toujours

Réponses

1048

Pour

88%

Contre

6%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de la récidive occupe une place structurante dans les débats de politique pénale française. Derrière elle se joue un arbitrage fondamental entre l'exigence de protection de la société, la demande de justice des victimes et les interrogations sur l'efficacité réelle des sanctions dans la prévention de la délinquance répétée. Sur ce sujet, les résultats collectés via Politês sont particulièrement nets : 87% des répondants se déclarent favorables à l'instauration de peines plus sévères pour les récidivistes, contre seulement 7% qui y sont opposés. Les indécis représentent 6% des répondants. On est ici face à un consensus particulièrement large, qui transcende les habituelles lignes de clivage. Premier enseignement, l'adhésion à cette mesure est portée aussi bien par les femmes que par les hommes, avec toutefois un écart notable. Les femmes se déclarent favorables à 90%, contre 83% chez les hommes. Ces derniers affichent par ailleurs un niveau d'opposition légèrement plus élevé, à 10% contre 5% chez les femmes. Cet écart, s'il reste modeste en valeur absolue, mérite d'être signalé dans un contexte de consensus aussi large. Deuxième enseignement, la demande de fermeté est présente à tous les âges, sans variation véritablement marquée. Les 25-34 ans, les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent tous un soutien à 88%, tandis que les 15-17 ans se situent légèrement en retrait à 83%. La part d'indécis est plus élevée chez les plus jeunes, ce qui pourrait suggérer une opinion encore en formation sur des enjeux juridiques complexes. Troisième enseignement, le niveau socioprofessionnel ne constitue pas un facteur de différenciation significatif. Les CSP- soutiennent la mesure à 91%, les CSP+ à 86% et les inactifs à 86%. L'adhésion traverse les catégories sociales, ce qui renforce le caractère transversal de ce résultat. Ce résultat s'inscrit dans un contexte où le débat sur la récidive est régulièrement réactivé par l'actualité judiciaire et sécuritaire. En France, le droit pénal a déjà intégré des mécanismes d'aggravation des peines pour les récidivistes, notamment depuis la loi de 2007 instaurant des peines planchers. Les données disponibles sur les taux de récidive, bien qu'hétérogènes selon les sources, font état de niveaux significatifs, ce qui pourrait contribuer à entretenir une préoccupation durable dans l'opinion. Par ailleurs, des enquêtes antérieures avaient déjà documenté une forte demande de fermeté pénale dans des domaines spécifiques, comme les agressions contre des agents des forces de l'ordre. Le présent résultat s'inscrirait dans cette même dynamique de fond. Les résultats présentés ont été redressés afin de corriger les biais d'échantillonnage et de mieux refléter la population française dans son ensemble. Au total, l'adhésion à un durcissement des peines pour les récidivistes apparaît comme l'une des positions les plus consensuelles que l'on puisse observer sur un sujet de politique pénale. La question qui reste ouverte est celle de la traduction concrète de cette attente : quelles infractions, quels seuils, quelle articulation avec les objectifs de réinsertion ? L'opinion exprime une direction claire, mais le débat sur les modalités reste entier.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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