Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

23/10/2025

Êtes-vous favorable à l’instauration de peines plus sévères pour les récidivistes ?

Résultats ajustés

du 12/09/2026 à 11:39

Depuis toujours

Réponses

1591

Pour

88%

Contre

6%

Ne sais pas

6%

Synthèse des résultats

La question de la récidive pénale occupe depuis longtemps une place centrale dans le débat public français. Elle touche à des enjeux fondamentaux : l'efficacité de la justice, la protection des citoyens et la philosophie même de la sanction pénale. Interroger les Français sur leur soutien à des peines plus sévères pour les récidivistes revient à sonder leur rapport à la fermeté de l'État face à la délinquance répétée. Le résultat est net : 88 % des répondants sur Politês se déclarent favorables à l'instauration de peines plus sévères pour les récidivistes, contre seulement 6 % d'opinions contraires et 6 % d'indécis. On est ici face à un consensus particulièrement large, qui transcende les habituelles lignes de clivage. Premier enseignement : cet accord dépasse les divisions de genre. Les femmes expriment un soutien légèrement supérieur à la mesure, avec 92 % de réponses favorables, contre 85 % chez les hommes. L'écart, bien que modeste, pourrait suggérer que la demande de protection et de fermeté pénale n'est pas l'apanage d'un profil particulier, et que les femmes ne seraient pas moins enclines à soutenir des sanctions renforcées, contrairement à certaines représentations courantes. Deuxième enseignement : la convergence est également forte selon les catégories socioprofessionnelles. Les CSP- affichent 92 % de soutien, soit un niveau comparable à celui observé chez les femmes, tandis que les CSP+ se situent à 86 %. Cet écart de 6 points pourrait indiquer que les catégories moins favorisées, potentiellement plus exposées à certaines formes d'insécurité dans leur environnement quotidien, percevraient avec davantage d'acuité la nécessité de réponses pénales fermes face à la récidive. Troisième enseignement : la dimension générationnelle n'introduit pas de véritable ligne de partage. Les tranches d'âge pour lesquelles les effectifs sont suffisants convergent autour de 85 % à 89 % de soutien. Les 50-64 ans et les 65 ans et plus affichent des niveaux légèrement plus élevés (respectivement 89 % et 88 %), tandis que les répondants de 18-24 ans s'établissent à 85 %. Les variations restent contenues et ne permettent pas de conclure à un écart générationnel significatif. Ce résultat s'inscrit dans un débat de fond qui agite régulièrement la politique pénale française. La question des peines planchers, dont une étude publiée en 2024 soulignait le faible effet dissuasif malgré leur logique initiale, illustre la tension entre l'attente populaire de fermeté et les enseignements parfois contra-intuitifs de la recherche en criminologie. Par ailleurs, les discussions récurrentes à l'Assemblée nationale sur le renforcement des sanctions pour les récidivistes témoignent d'une demande politique qui semble en phase avec les résultats présentés ici. Les données ont fait l'objet d'un redressement statistique visant à corriger les biais d'échantillonnage. Ce traitement renforce leur fiabilité, sans toutefois effacer l'incertitude inhérente à ce type de mesure. Au-delà du chiffre, l'adhésion très large à cette mesure invite à s'interroger sur ce qu'elle recouvre précisément dans l'esprit des répondants : s'agit-il d'une demande de justice renforcée, d'un sentiment d'impunité perçue, ou d'une attente plus large de lisibilité et d'effectivité de la sanction pénale ? La question de savoir quelles formes concrètes devrait prendre cette sévérité accrue reste, à ce stade, ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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