Culture et Loisirs

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Société

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous pour l’abolition de la corrida en France ?

Résultats bruts

du 04/10/2026 à 16:52

Depuis toujours

Réponses

3549

Pour

74%

Contre

17%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La corrida occupe une place singulière dans le droit français : autorisée depuis 1951 dans les territoires où elle constitue une tradition ininterrompue, elle fait l'objet de débats persistants entre défenseurs du patrimoine culturel régional et opposants qui dénoncent la souffrance animale. La question de son abolition cristallise des tensions entre héritage local et évolution des sensibilités collectives. Sur l'ensemble des répondants, une large majorité se prononce en faveur de l'abolition de la corrida : 74 % y sont favorables, contre 17 % qui s'y opposent, et 9 % sans opinion. La dynamique est celle d'une adhésion majoritaire et assez nette à l'idée d'une interdiction, sans pour autant atteindre un consensus absolu. Premier enseignement, l'écart entre hommes et femmes est particulièrement marqué. Les femmes sont 88 % à se prononcer pour l'abolition, contre 65 % des hommes. Cet écart de 23 points pourrait suggérer une sensibilité différenciée à la question de la souffrance animale selon le genre — une tendance que l'on retrouve fréquemment sur des sujets liés au bien-être animal, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Deuxième enseignement, une variation selon l'âge mérite d'être relevée. Les tranches 25-34 ans et 35-49 ans affichent les taux de soutien à l'abolition les plus élevés, à 78 % et 79 % respectivement. À l'inverse, les 50-64 ans (64 %) et les 65 ans et plus (62 %) expriment un soutien moins prononcé, et une opposition plus forte, à 29 % et 35 %. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'un rapport différent à la tradition taurine, les générations plus âgées pouvant entretenir un lien plus ancré avec ces pratiques culturelles. Troisième enseignement, les résultats par région ne montrent pas de divergence aussi marquée qu'on pourrait l'attendre. Le Sud-Ouest, pourtant territoire historique de la corrida en France, enregistre un soutien à l'abolition de 73 %, très proche de la moyenne nationale. Le Sud-Est affiche 72 %. Ces chiffres nuancent l'idée d'une défense de la corrida particulièrement ancrée dans les régions concernées, même si l'opposition y est légèrement plus présente qu'ailleurs. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où plusieurs propositions de loi visant à interdire la corrida ont été débattues à l'Assemblée nationale ces dernières années, sans aboutir à ce jour. Les associations abolitionnistes y voient l'influence de réseaux taurins locaux sur la sphère politique, tandis que les défenseurs de la tradition invoquent la diversité culturelle régionale. La question de l'accès des mineurs aux corridas a également alimenté le débat public, illustrant que la contestation prend des formes multiples. Ces résultats, collectés par Politês sans redressement de l'échantillon, appellent à la prudence dans toute généralisation, notamment pour les segments à faible effectif. Au-delà des chiffres, cette consultation révèle la persistance d'un débat qui dépasse la seule question de la corrida pour toucher à des valeurs plus larges : le rapport à la tradition, au patrimoine régional et à la protection animale. Dans quelle mesure l'évolution des sensibilités observée chez les générations intermédiaires finira-t-elle par peser davantage sur le débat législatif ? La question reste entière.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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