Culture et Loisirs

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Société

Publié le

20/10/2025

Êtes-vous pour l’abolition de la corrida en France ?

Résultats bruts

du 31/10/2026 à 23:55

Depuis toujours

Réponses

3625

Pour

74%

Contre

17%

Sans opinion

9%

Synthèse des résultats

La corrida occupe en France une place juridiquement particulière : autorisée depuis 1951 dans les territoires où elle constitue une tradition ininterrompue, elle fait l'objet de débats récurrents entre défenseurs du patrimoine culturel régional et opposants qui mettent en avant la souffrance animale. La question de son abolition cristallise des sensibilités profondes, et les données recueillies par Politês permettent d'en mesurer l'état de l'opinion. Les résultats sont nets : trois quarts des répondants (74 %) se déclarent favorables à l'abolition de la corrida, contre 17 % qui s'y opposent. Neuf pour cent n'expriment pas d'opinion tranchée. On est ici face à une adhésion nettement majoritaire, qui laisse peu de place à l'ambiguïté sur la tendance générale. Premier enseignement : l'écart selon le genre est particulièrement marqué. Les femmes soutiennent l'abolition à 88 %, contre 65 % chez les hommes. Cet écart de 23 points constitue la ligne de clivage la plus saillante de cette enquête. Il pourrait suggérer une sensibilité différenciée à la question de la souffrance animale selon le genre — une tendance déjà observée sur d'autres sujets liés à la cause animale —, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion causale directe. Deuxième enseignement : les résultats varient sensiblement selon l'âge. Les 25-34 ans et les 35-49 ans sont les plus favorables à l'abolition (78 % chacun), tandis que les 50-64 ans (64 %) et les 65 ans et plus (63 %) expriment un soutien plus mesuré, avec une opposition plus affirmée, notamment chez les 65 ans et plus où elle atteint 35 %. Cet écart générationnel pourrait aller dans le sens d'un attachement plus fort aux traditions culturelles chez les générations plus âgées, ou d'une évolution des sensibilités sur le bien-être animal parmi les générations plus jeunes. Troisième enseignement : la géographie ne dessine pas de clivage aussi fort qu'on pourrait l'anticiper. Les régions Sud-Ouest et Sud-Est, pourtant les plus directement concernées par la pratique taurine, affichent un soutien à l'abolition de 73 % et 72 % respectivement, des niveaux proches de la moyenne nationale. L'opposition y est légèrement plus élevée qu'au Nord-Ouest ou au Nord-Est, mais l'écart reste modeste. Ce résultat invite à nuancer l'idée d'une France divisée sur ce sujet selon une logique purement géographique. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où plusieurs propositions de loi ont tenté, sans succès à ce jour, d'abolir ou de restreindre la corrida au niveau national. Le retrait de certaines de ces propositions en cours de débat parlementaire illustre la distance qui peut exister entre une opinion publique largement favorable à une évolution et sa traduction politique effective. La représentation des intérêts culturels régionaux dans les institutions jouerait vraisemblablement un rôle dans cette résistance. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. L'échantillon présente une surreprésentation possible de certains profils, ce qui invite à interpréter les niveaux absolus avec précaution, même si les tendances segmentées demeurent instructives. Au-delà des chiffres, ce sondage pose une question de fond : dans quelle mesure l'opinion publique, même largement orientée dans un sens, parvient-elle à peser sur des pratiques ancrées dans un cadre légal et des traditions locales fortement défendues ? La réponse appartient au jeu politique et institutionnel autant qu'à l'évolution des sensibilités collectives.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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