Environnement

Politique

Société

Publié le

22/10/2025

Êtes-vous pour ou contre l’abolition de la chasse ?

Résultats bruts

du 01/11/2026 à 05:58

Depuis toujours

Réponses

3407

Pour

48%

Contre

41%

Sans opinion

11%

Synthèse des résultats

La chasse est l'un des sujets les plus clivants du débat public français. Pratique multiséculaire héritée de la Révolution et structurée par un cadre législatif dense, elle est aujourd'hui contestée par des mouvements de protection animale et défendue par des organisations de chasseurs et une partie du monde rural. La question de son abolition cristallise des visions profondément différentes du rapport à la nature, aux animaux et aux territoires. Sur l'ensemble des répondants, une pluralité se dégage en faveur de l'abolition : 48 % y sont favorables, contre 41 % qui s'y opposent. Les 11 % de sans-opinion indiquent que le sujet, bien que sensible, ne laisse que peu d'indécis. On est davantage face à un sujet polarisant qu'à un consensus, avec un avantage pour le camp abolitionniste dans ces résultats bruts. Premier enseignement : le genre constitue la ligne de partage la plus marquée de cette consultation. Chez les femmes, 62 % se déclarent favorables à l'abolition, contre 27 % qui s'y opposent. Chez les hommes, la tendance s'inverse nettement : 50 % s'y opposent, et seulement 38 % y sont favorables. Cet écart de près de 24 points entre hommes et femmes sur la position favorable à l'abolition pourrait suggérer que la chasse est perçue différemment selon le genre, possiblement en lien avec des représentations distinctes du rapport à la faune sauvage ou à la question de la souffrance animale. Deuxième enseignement : les variations selon l'âge sont plus modestes, mais lisibles. Les 18-24 ans se distinguent légèrement comme le seul groupe d'âge où les opposants à l'abolition sont majoritaires (45 % contre, 43 % pour). À l'inverse, les 25-34 ans et les 35-49 ans affichent les soutiens les plus nets à l'abolition (51 % dans les deux cas). Ces nuances pourraient inviter à questionner des dynamiques générationnelles complexes, sans qu'il soit possible d'en tirer une conclusion définitive. Troisième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle des agriculteurs exploitants se démarque nettement, avec 57 % opposés à l'abolition et seulement 35 % favorables. Ce résultat va dans le sens d'un attachement plus marqué à la chasse dans les milieux directement liés à la gestion du territoire et à la vie rurale, cohérent avec les positions défendues par les organisations professionnelles agricoles et les fédérations de chasseurs. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur la chasse a connu une actualité législative et médiatique soutenue ces dernières années : rapports parlementaires sur la sécurité des pratiques, pétitions pour l'interdiction de certaines techniques, contestations autour de l'impact environnemental du plomb ou du déclin de certaines espèces chassables. La convergence entre préoccupations écologiques et sensibilité au bien-être animal pourrait alimenter une opinion publique de plus en plus attentive à ces enjeux, telle qu'elle s'exprime notamment sur Politês. Ces résultats étant bruts, sans redressement de l'échantillon, ils appellent à la prudence dans leur interprétation. Une surreprésentation possible de certains profils parmi les répondants pourrait influer sur les niveaux globaux observés. Au final, ces données dessinent un paysage d'opinion où la remise en cause de la chasse trouve un écho majoritaire, mais loin d'être unanime. Le genre et le rapport au monde rural semblent structurer les positions plus fortement que l'âge. Reste à observer si cette sensibilité se traduira par une évolution des pratiques ou du cadre réglementaire, et comment le débat continuera d'évoluer face aux enjeux environnementaux et éthiques qui le traversent.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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