Culture et Loisirs

Santé

Société

Publié le

20/10/2025

Faites vous plus ou moins de 3h de sport par semaine ?

Résultats ajustés

du 14/09/2026 à 04:50

Depuis toujours

Réponses

1609

Plus de 3h

23%

Moins de 3h

46%

Je ne fais pas de sport

31%

Synthèse des résultats

La pratique sportive régulière constitue à la fois un enjeu de santé publique et un marqueur de mode de vie. Interroger les Français sur leur rapport au seuil de 3 heures de sport par semaine, c'est poser une question simple dans sa forme mais révélatrice dans ce qu'elle dit des inégalités d'accès et de pratique. À l'échelle nationale, les résultats recueillis sur Politês dessinent une réalité contrastée. Près d'un répondant sur trois déclare ne pratiquer aucun sport, soit 31 % des répondants. 46 % pratiquent moins de 3 heures par semaine, et seulement 23 % atteignent ou dépassent ce seuil. La majorité des répondants se situe donc dans une pratique modérée ou absente, le groupe des sportifs réguliers et intensifs restant minoritaire. Premier enseignement, l'écart selon le genre est particulièrement marqué. Chez les hommes, 32 % déclarent pratiquer plus de 3 heures de sport par semaine, contre seulement 14 % chez les femmes. À l'inverse, 36 % des femmes déclarent ne pas faire de sport du tout, soit 10 points de plus que chez les hommes. Cet écart pourrait refléter des différences d'accès ou de disposition à la pratique sportive selon le genre, liées notamment aux contraintes de temps, aux conditions de vie ou aux représentations culturelles associées à l'activité physique. Deuxième enseignement, l'âge joue un rôle structurant. Les 15-17 ans se distinguent nettement du reste de la population : 54 % d'entre eux déclarent pratiquer plus de 3 heures par semaine, un niveau sans équivalent dans les autres tranches d'âge. À partir de 18 ans, cette proportion chute et se stabilise autour de 20 à 30 % selon les groupes, avec une tendance à la baisse à mesure que l'on avance en âge. Les 65 ans et plus présentent le taux le plus faible de pratique intensive, mais aussi le taux le plus élevé de pratique modérée, ce qui pourrait indiquer un glissement progressif vers des activités moins intenses avec l'avancée en âge. Troisième enseignement, la dimension socio-professionnelle révèle un écart notable. Parmi les CSP-, 42 % déclarent ne faire aucun sport, contre 29 % chez les CSP+. L'accès à une pratique sportive régulière semble ainsi associé au niveau socio-professionnel, dans un contexte où le coût de la pratique, le temps disponible et l'accès aux équipements peuvent varier sensiblement selon les milieux sociaux. Ces résultats s'inscrivent dans une réalité documentée : la pratique sportive en France est inégalement répartie selon le genre, l'âge et les ressources socio-économiques. Les inégalités de genre font notamment l'objet d'initiatives publiques et associatives visant à développer la pratique sportive féminine. Par ailleurs, la tenue des Jeux Olympiques de Paris en 2024 a relancé les interrogations sur la capacité d'un tel événement à encourager durablement les Français vers une pratique sportive régulière. Il convient de noter que le segment géographique des DOM-TOM ne regroupe que 12 répondants dans cette collecte ; les chiffres le concernant doivent donc être interprétés avec prudence. L'ensemble des résultats est par ailleurs redressé pour refléter au mieux la structure de la population française, ce qui en renforce la robustesse. Au fond, ces résultats rappellent que si une large part de la population déclare une forme de pratique sportive, la pratique régulière et intensive reste l'apanage d'une minorité. La question de savoir si cet état de fait reflète des contraintes structurelles, des arbitrages individuels ou une évolution des représentations du corps et de l'effort reste ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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