Environnement

Sécurité et Justice

Publié le

14/10/2025

Faut-il imposer une limitation de vitesse à 110 km/h sur toutes les autoroutes françaises ?

Résultats bruts

du 24/07/2026 à 22:21

Depuis toujours

Réponses

1622

Pour

18%

Contre

71%

Sans opinion

11%

Synthèse des résultats

La limitation de vitesse à 110 km/h sur autoroute fait régulièrement l'objet d'un débat dans l'espace politique français, nourri par des préoccupations environnementales, de sécurité routière et d'économies de carburant. La question cristallise des positions tranchées, entre partisans d'une régulation plus stricte et défenseurs de la liberté de circulation. Sur ce sujet, les répondants sur Politês se prononcent de manière particulièrement nette. Près de sept répondants sur dix s'y déclarent opposés (71 %), tandis que seuls 18 % y sont favorables. Les sans-opinion représentent 11 % des réponses, ce qui traduit une opinion globalement formée et peu hésitante sur la question. Premier enseignement : un écart de perception notable entre les hommes et les femmes. Les hommes expriment une opposition plus marquée (77 % contre, 14 % pour), quand les femmes se montrent légèrement moins hostiles à la mesure (62 % contre, 23 % pour). Sans qu'il soit possible d'en établir la cause, cet écart pourrait suggérer des rapports différenciés à l'automobile et aux contraintes de mobilité selon les genres. Deuxième enseignement : une légère variation selon l'âge, mais sans inversion de tendance. Le rejet de la mesure est présent dans toutes les tranches d'âge. Il atteint son point le plus élevé chez les 65 ans et plus (85 % contre), et son niveau le plus bas chez les 35-49 ans (68 % contre), qui sont aussi ceux qui expriment le plus fort soutien relatif à la mesure (22 % pour). Ces variations restent modestes et ne remettent pas en cause le consensus général. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles divergent peu, mais les CSP- s'y opposent davantage (78 % contre) que les CSP+ (70 % contre). Cet écart pourrait aller dans le sens d'une sensibilité plus grande aux contraintes pratiques de déplacement dans les catégories moins favorisées, dont la mobilité quotidienne dépend souvent davantage du véhicule personnel. Cette résistance majoritaire s'inscrit dans un débat de fond autour de la mesure, mise à l'agenda par la Convention citoyenne pour le climat en 2020. Ses partisans avancent une réduction estimée des émissions de CO2 de l'ordre de 16 à 20 % sur autoroute, ainsi que des économies de carburant pour les ménages. Ses opposants, quant à eux, soulèvent la question du temps de trajet allongé et perçoivent souvent la mesure comme une atteinte à la liberté individuelle. Le gouvernement lui-même a longtemps privilégié des approches incitatives plutôt qu'une obligation, ce qui pourrait témoigner d'une conscience des résistances populaires que les résultats observés semblent confirmer. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement d'échantillon, ce qui invite à une lecture prudente, en particulier sur les segments dont les effectifs sont les plus limités. Au total, le rejet de cette mesure apparaît comme l'un des plus larges observés sur des questions de régulation des transports. La question demeure ouverte : cette opposition est-elle durable, ou pourrait-elle évoluer à mesure que les enjeux climatiques deviennent plus concrets dans le quotidien des Français ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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