Politique

Sécurité et Justice

Société

Publié le

31/10/2025

Faut-il interdire totalement l’immigration au nom de la sécurité nationale ?

Résultats ajustés

du 22/08/2026 à 06:55

Depuis toujours

Réponses

614

Pour

26%

Contre

74%

Synthèse des résultats

La question de l'immigration constitue l'un des sujets les plus sensibles du débat public français. La formuler sous l'angle d'une interdiction totale au nom de la sécurité nationale revient à poser une question radicale, qui dépasse les clivages habituels sur les niveaux de contrôle migratoire pour interroger un principe absolu. C'est dans ce cadre que les répondants sur Politês ont été invités à se prononcer. Le résultat est net : 74 % des répondants se déclarent contre une interdiction totale de l'immigration au nom de la sécurité nationale, contre 26 % qui y sont favorables. La position majoritaire est donc un rejet de cette mesure radicale, même si plus d'un répondant sur quatre y adhère, ce qui n'est pas négligeable sur un sujet aussi tranché dans sa formulation. Premier enseignement : un écart générationnel marqué se dessine. Chez les 18-24 ans, 90 % s'opposent à une interdiction totale, contre seulement 43 % chez les 65 ans et plus. Plus on avance en âge, plus l'adhésion à la mesure progresse : elle passe de 10 % chez les jeunes adultes à 37 % chez les 50-64 ans, puis atteint 57 % chez les plus de 65 ans, seul groupe à basculer en faveur de la proposition. Ces chiffres pourraient suggérer des perceptions différentes du risque sécuritaire selon les générations, sans qu'il soit possible d'en établir la cause. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles présentent également des différences notables. Les CSP+ rejettent la mesure à 81 %, contre 71 % chez les CSP-. Les inactifs, quant à eux, sont 37 % à y être favorables, soit le taux le plus élevé parmi les segments socioprofessionnels analysés. Ces écarts, s'ils s'inscrivent dans un même sens général de rejet, pourraient indiquer que l'adhésion à une position radicale sur l'immigration varie selon le profil socioéconomique. Troisième enseignement : les différences régionales restent modérées mais lisibles. L'Île-de-France et le Nord-Ouest affichent les taux d'opposition les plus élevés, respectivement 80 % et 87 %. Le Nord-Est et le Sud-Est se situent légèrement en retrait, avec 76 % et 77 % de votes contre. Ces nuances géographiques pourraient s'inscrire dans des dynamiques locales de perception de l'immigration, sans qu'aucune explication causale ne puisse être avancée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le lien entre immigration et sécurité nationale fait l'objet de débats récurrents en France. Les attentats survenus depuis 2012, les débats législatifs autour des lois immigration, ou encore les positions contrastées des partis politiques alimentent un climat dans lequel cette question résonne différemment selon les sensibilités. Des travaux de recherche indiquent par ailleurs que le lien entre terrorisme et statut migratoire est plus complexe qu'il n'y paraît : une majorité des auteurs d'attentats commis en France depuis 2015 étaient de nationalité française. Cette complexité factuelle pourrait contribuer à expliquer pourquoi une majorité se montre réticente à une interdiction absolue. Les résultats présentés ici ont fait l'objet d'un redressement statistique afin de mieux refléter la diversité de la population française. Certains segments géographiques, comme les DOM-TOM, regroupent un nombre de répondants insuffisant pour faire l'objet d'un commentaire fiable et ne sont donc pas traités ici. Au final, les répondants expriment un rejet majoritaire de la mesure la plus radicale sur l'immigration, tout en laissant apparaître des variations significatives selon l'âge et le profil socioéconomique. Ce résultat pose une question de fond : dans quelle mesure la perception du risque sécuritaire façonne-t-elle la tolérance à des restrictions extrêmes des libertés de circulation, et comment cet arbitrage évolue-t-il d'une génération à l'autre ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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