Politique
Sécurité et Justice
Société
Publié le
31/10/2025
Résultats ajustés
du 26/06/2026 à 11:36
Depuis toujours
Réponses
605
Pour
26%
Contre
74%
La question de l'immigration et de la sécurité nationale occupe une place centrale dans le débat politique français depuis plusieurs décennies. Formulée ici dans sa version la plus radicale, l'interrogation sur une interdiction totale de l'immigration au nom de la sécurité nationale permet de mesurer l'adhésion à une position qui, même dans les programmes les plus restrictifs, reste rarement énoncée aussi explicitement. Sur l'ensemble des répondants, les Français interrogés dans le cadre des enquêtes de Politês se montrent très majoritairement opposés à une telle mesure : 74 % se prononcent contre, contre 26 % favorables. Ce résultat traduit un rejet net d'une interdiction totale, même si une minorité significative y adhère. Premier enseignement, le clivage générationnel est l'un des éléments les plus saillants de ces résultats. Chez les 18-24 ans, 90 % s'y opposent, et chez les 25-34 ans, 83 %. À l'inverse, chez les 50-64 ans, le soutien à l'interdiction monte à 37 %, et chez les 65 ans et plus, les avis se divisent de manière bien plus équilibrée, avec 57 % favorables. Ces chiffres pourraient suggérer qu'au-delà de la question migratoire elle-même, un écart générationnel marqué traverse la perception du lien entre immigration et sécurité, les générations plus âgées étant nettement plus enclines à soutenir une position restrictive radicale. Deuxième enseignement, la variable socioprofessionnelle apporte un éclairage complémentaire. Les CSP+ s'opposent à l'interdiction totale à 81 %, tandis que les CSP- le font à 70 % et les inactifs à 62 %. L'écart entre les catégories les plus et les moins favorisées, bien que présent, reste mesuré. On peut émettre l'hypothèse que les inactifs, constituant le groupe le plus proche d'un partage des opinions, pourraient manifester une sensibilité plus forte à des préoccupations perçues comme mêlant sécurité et conditions de vie. Troisième enseignement, les résultats selon la région de résidence restent assez homogènes dans leur rejet : l'Île-de-France (80 % contre), le Nord-Ouest (85 % contre), le Nord-Est (76 % contre) et le Sud-Est (78 % contre) expriment tous une opposition nette, sans disparité régionale déterminante. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur l'immigration et la sécurité occupe l'espace public de manière soutenue depuis les attentats de 2015, lesquels ont durablement influencé la perception des risques associés aux flux migratoires. Les propositions les plus restrictives, portées notamment par certains partis de droite radicale, n'ont pas encore convaincu une majorité de Français de la pertinence d'une interdiction totale, même si les discussions sur les modalités de contrôle des frontières demeurent vives. Les données présentées ici sont redressées pour refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse globale. En définitive, si le rejet d'une interdiction totale est largement partagé, la progression du soutien avec l'âge et, dans une moindre mesure, selon la catégorie socioprofessionnelle invite à s'interroger : sur quels ressorts se construit, ou se renforce, le lien perçu entre immigration et insécurité selon les générations et les trajectoires sociales ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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