Culture et Loisirs
International
Société
Publié le
22/10/2025
Résultats ajustés
du 15/07/2026 à 17:48
Depuis toujours
Réponses
1172
Oui
26%
Non
74%
Halloween, célébrée le 31 octobre, s'est progressivement installée dans le paysage festif français depuis les années 1990, portée par l'influence de la culture populaire américaine. Si la fête fait aujourd'hui partie du quotidien de nombreux Français, notamment des plus jeunes, sa pratique reste inégalement répartie selon les générations, les territoires et les profils sociaux. La question de sa célébration constitue ainsi un révélateur intéressant des rapports que les Français entretiennent avec cette importation culturelle. Selon les résultats redressés recueillis par Politês, une minorité significative des répondants déclare fêter Halloween : 26 % répondent oui, contre 74 % qui ne la célèbrent pas. La fête reste donc pratiquée par moins d'un répondant sur trois, ce qui témoigne d'une adoption partielle plutôt que d'une généralisation. Le premier enseignement majeur est générationnel. Parmi les 15-17 ans, 54 % déclarent fêter Halloween, et ce taux atteint encore 40 % chez les 18-24 ans et 33 % chez les 25-34 ans. À l'inverse, la participation tombe à 16 % chez les 50-64 ans. Cet écart entre les générations pourrait suggérer qu'Halloween reste avant tout une fête de jeunesse, davantage ancrée chez ceux qui ont grandi avec sa diffusion active en France, tandis qu'elle rencontre une adhésion nettement plus limitée passé la cinquantaine. On observe également des disparités régionales notables. Le Nord-Est et le Sud-Est enregistrent les taux de participation les plus élevés, respectivement 40 % et 39 %, contre 26 % en Île-de-France et 28 % dans le Sud-Ouest. Ces variations pourraient refléter des dynamiques culturelles locales différenciées, sans qu'il soit possible d'en identifier une cause précise à partir des seules données disponibles. Enfin, les actifs, qu'ils soient CSP+ (28 %) ou CSP- (29 %), déclarent fêter Halloween dans des proportions comparables, tandis que les inactifs — qui regroupent notamment les retraités et les étudiants sans emploi — sont nettement moins nombreux à le faire (19 %). Cette différence pourrait s'expliquer en partie par la structure d'âge de cette catégorie, qui intègre vraisemblablement une part importante de personnes plus âgées. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte culturel plus large. Halloween, fête aux racines celtiques revisitées par le prisme américain, coexiste en France avec des traditions plus anciennes liées à la Toussaint et à la commémoration des défunts. Des débats persistent quant à son caractère consumériste et à la place qu'elle occupe face aux traditions culturelles françaises. La persistance d'un refus majoritaire de la célébrer pourrait aller dans le sens d'une appropriation sélective plutôt que d'une adoption globale. Les résultats présentés sont redressés et portent sur un échantillon de 1 172 répondants. Les segments régionaux et démographiques les plus réduits sont à considérer avec davantage de précaution. Halloween divise donc les Français sur Politês, non pas tant selon les lignes politiques ou sociales classiques, mais principalement selon l'âge et, dans une moindre mesure, le territoire. La question reste ouverte de savoir si cette fête, aujourd'hui encore cantonnée à une minorité, pourrait connaître un regain d'adoption à mesure que les générations qui ont grandi avec elle avancent en âge, ou si son ancrage restera durablement limité à la jeunesse.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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