Culture et Loisirs
International
Société
Publié le
22/10/2025
Résultats ajustés
du 10/09/2026 à 10:10
Depuis toujours
Réponses
1200
Oui
26%
Non
74%
Halloween s'est progressivement installée dans le calendrier festif français depuis les années 1990, portée par une dynamique commerciale croissante et des influences culturelles anglo-saxonnes. Derrière la question simple « Fêtez-vous Halloween ? », se dessine un enjeu plus large : celui de l'appropriation ou du rejet d'une fête perçue tantôt comme une tradition en voie d'enracinement, tantôt comme une importation culturelle sans résonance profonde. Le résultat global est sans ambiguïté : une large majorité des Français interrogés sur Politês ne célèbre pas Halloween. Près de trois quarts des répondants (74 %) indiquent ne pas fêter l'événement, contre 26 % qui déclarent le faire. On est donc loin d'une fête universellement adoptée, même si une part non négligeable de la population y participe. Premier enseignement : un écart générationnel marqué. Parmi les 15-17 ans, 55 % déclarent fêter Halloween, et 40 % des 18-24 ans font de même. Ces taux diminuent progressivement avec l'âge : 33 % chez les 25-34 ans, 31 % chez les 35-49 ans, 17 % chez les 50-64 ans, et seulement 3 % chez les 65 ans et plus. Ces chiffres pourraient suggérer qu'Halloween reste, en France, une fête avant tout portée par les jeunes générations, pour lesquelles elle s'inscrirait davantage dans une culture de la célébration et du divertissement que dans une tradition héritée. Deuxième enseignement : un écart modéré selon le genre. Les femmes déclarent fêter Halloween à 29 %, contre 23 % des hommes. L'écart, bien que limité, pourrait aller dans le sens d'une sensibilité légèrement plus prononcée chez les femmes pour les pratiques festives liées aux décorations, aux déguisements ou aux événements familiaux. Troisième enseignement : des disparités régionales notables. Le Nord-Est et le Sud-Est affichent tous deux un taux de participation de 40 %, sensiblement au-dessus de la moyenne nationale. Le Nord-Ouest suit à 33 %. En revanche, l'Île-de-France (25 %) et le Sud-Ouest (29 %) se situent en dessous ou dans la moyenne. Ces écarts pourraient refléter des différences dans les pratiques festives locales ou dans la composition démographique de ces territoires. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où Halloween, bien qu'en croissance commerciale et médiatique depuis les années 1990, fait l'objet de perceptions contrastées en France. La fête est souvent associée à une dimension commerciale ou à une influence culturelle extérieure, ce qui pourrait contribuer à un attachement limité chez une large partie de la population, notamment les générations plus âgées. Par ailleurs, la proximité de la Toussaint, fête traditionnellement ancrée dans la culture française, pourrait jouer un rôle dans la façon dont certains Français perçoivent ou rejettent Halloween. En définitive, Halloween divise moins qu'elle ne distingue : c'est une fête qui trouve un écho réel chez une partie des Français, en particulier les plus jeunes, sans pour autant s'être imposée comme une célébration commune. La question qui demeure est celle de la trajectoire : ces habitudes festives juvéniles se maintiendront-elles avec l'âge, ou Halloween restera-t-elle une fête de passage avant tout ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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