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Publié le

12/12/2025

La France doit-elle davantage investir dans le nucléaire civil et renouveler son parc de centrales ?

Résultats ajustés

du 03/07/2026 à 08:48

Depuis toujours

Réponses

737

Oui

60%

Non

24%

Sans opinion

16%

Synthèse des résultats

La question de l'avenir du nucléaire civil en France s'invite régulièrement au cœur des débats énergétiques et politiques. Alors que le parc de réacteurs vieillit, que des projets de nouveaux réacteurs EPR2 sont engagés et que la transition vers une économie décarbonée s'accélère, la question d'un investissement accru dans cette filière cristallise des enjeux de souveraineté, de coût et de choix de société. Sur l'ensemble des répondants, une majorité claire se dégage en faveur d'un investissement plus soutenu dans le nucléaire civil : 60 % répondent oui, contre 24 % qui s'y opposent. Les sans-opinion représentent 16 % des réponses, un niveau notable qui pourrait traduire une certaine difficulté à trancher sur un sujet techniquement complexe. La dynamique globale est donc celle d'une adhésion majoritaire, sans toutefois atteindre un consensus. Premier enseignement : l'écart entre les hommes et les femmes est particulièrement marqué. Les hommes soutiennent la relance nucléaire à 76 %, quand les femmes ne sont que 44 % à partager cet avis. Chez ces dernières, le taux de sans-opinion atteint 28 %, contre 5 % chez les hommes. Ces écarts pourraient suggérer que la question nucléaire mobilise différemment selon le genre, les femmes manifestant une réserve plus prononcée, qu'il s'agisse d'opposition déclarée ou d'incertitude. Deuxième enseignement : le soutien tend à croître avec l'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans affichent des niveaux de soutien élevés, respectivement 70 % et 71 %, tandis que les 50-64 ans montent à 78 %. Les 15-17 ans, les plus jeunes de l'échantillon, enregistrent quant à eux un soutien légèrement plus faible (60 %) et un taux d'opposition plus élevé (30 %). On peut émettre l'hypothèse, avec prudence, d'une possible corrélation entre avancée en âge et attachement à un modèle énergétique historiquement central en France, sans que cela constitue une causalité établie. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles révèlent des nuances notables. Les CSP+ soutiennent la relance à 66 %, contre 50 % pour les CSP-. Chez ces dernières, le taux de sans-opinion atteint 26 %, ce qui pourrait indiquer un rapport plus distancié à la question ou une moindre familiarité avec ses enjeux techniques et économiques. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France a engagé une relance nucléaire ambitieuse, avec la planification de six nouveaux réacteurs EPR2 pour un coût révisé à 72,8 milliards d'euros, et la mise en service du réacteur de Flamanville fin 2024. Le débat politique reste vif, entre partisans d'un mix 100 % renouvelable et défenseurs d'un nucléaire présenté comme pilier de la décarbonation. Dans ce contexte, l'adhésion observée parmi les répondants sur Politês pourrait aussi refléter une sensibilité aux arguments de souveraineté énergétique, largement mis en avant dans le débat public. Les résultats ont été redressés afin de mieux refléter la population française, ce qui renforce leur robustesse. Certains segments de l'échantillon comptent néanmoins un nombre de répondants trop limité pour permettre une interprétation fiable, et ne sont donc pas commentés dans cette analyse. En définitive, les Français apparaissent majoritairement favorables à un renforcement de l'investissement nucléaire, mais cette adhésion recouvre des réalités contrastées selon le genre, l'âge ou la catégorie socioprofessionnelle. La question qui se pose alors est de savoir si ces clivages reflètent des perceptions différentes du risque, de l'utilité ou du coût de cette énergie, et comment le débat public pourrait les prendre en compte dans la définition d'une stratégie énergétique partagée.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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