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Publié le

12/12/2025

La France doit-elle davantage investir dans le nucléaire civil et renouveler son parc de centrales ?

Résultats ajustés

du 14/08/2026 à 19:10

Depuis toujours

Réponses

746

Oui

60%

Non

24%

Sans opinion

16%

Synthèse des résultats

La question de l'avenir du nucléaire civil en France s'inscrit dans un moment charnière : le gouvernement a engagé un programme de construction de six nouveaux réacteurs EPR2, tandis que le débat sur la transition énergétique et l'indépendance énergétique du pays reste ouvert. Dans ce contexte, comment les Français se positionnent-ils sur l'opportunité d'investir davantage dans cette filière et de renouveler le parc existant ? Les résultats recueillis par Politês font apparaître une orientation majoritaire en faveur du renouvellement nucléaire. Six Français sur dix se déclarent favorables à un investissement accru, quand un quart s'y opposent et que 16 % n'expriment pas d'opinion. Cette configuration traduit une adhésion majoritaire coexistant avec une minorité significative de réticences et une part non négligeable d'indécision, sans que l'on observe de polarisation marquée. Le premier enseignement tient à l'écart notable entre les hommes et les femmes. Les répondants masculins soutiennent l'investissement nucléaire à 76 %, contre 45 % pour les répondantes féminines. Chez ces dernières, le taux de sans-opinion atteint 27 %, soit le niveau le plus élevé de tous les segments observés. Cela pourrait suggérer que la question nucléaire reste associée, pour une partie du public féminin, à des enjeux techniques ou scientifiques perçus comme distants, ou que les arbitrages énergétiques mobilisent des cadres de référence différents selon le genre. Deuxième enseignement, le soutien progresse globalement avec l'âge. Les 18-24 ans et les 25-34 ans approuvent à respectivement 70 % et 71 %, tandis que les 50-64 ans atteignent 77 %. Le groupe des 35-49 ans marque une légère inflexion à 62 %, proche du résultat global. On observe par ailleurs que les sans-opinion sont moins fréquents aux âges extrêmes, ce qui pourrait indiquer des positions plus tranchées, dans un sens comme dans l'autre, chez les plus jeunes comme chez les seniors. Troisième enseignement, des différences apparaissent selon la catégorie socioprofessionnelle. Les CSP+ approuvent à 65 %, les inactifs à 59 %, et les CSP- à 51 %. Cette dernière catégorie présente en outre un taux de sans-opinion de 25 %. On pourrait émettre l'hypothèse d'une perception plus distante ou plus ambivalente des enjeux énergétiques chez les catégories populaires, possiblement moins exposées aux débats techniques sur la filière. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la France a historiquement construit son mix électrique autour du nucléaire, lui conférant un taux de production faiblement carboné parmi les plus élevés d'Europe. Le programme de renouvellement en cours, dont le coût a été réévalué à la hausse par EDF, suscite des interrogations sur le financement et les délais de réalisation. Il n'est pas sans intérêt de constater que l'adhésion tend à être plus forte dans les segments où l'accès à l'information technique est potentiellement plus aisé, même si le sujet demeure clivant pour une partie de la population. Les résultats présentés sont redressés pour mieux refléter la population française dans sa diversité. Certains segments ne réunissent pas un effectif suffisant pour permettre une lecture statistiquement fiable et ne sont donc pas commentés. En définitive, les Français expriment une orientation favorable au renouvellement du parc nucléaire, mais cette adhésion n'est ni uniforme ni sans nuances. Les écarts selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle invitent à s'interroger sur la manière dont l'information et le débat énergétique parviennent à l'ensemble de la société. La question de savoir si ce soutien résistera à la montée en charge des coûts et des délais reste, à ce stade, entièrement ouverte.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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