Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

24/10/2025

Investissez-vous en bourse ?

Résultats ajustés

du 15/08/2026 à 13:07

Depuis toujours

Réponses

574

Oui

18%

Non

82%

Synthèse des résultats

L'investissement en bourse cristallise à la fois l'aspiration à faire fructifier son épargne et des réticences liées au risque. Comprendre dans quelle mesure les Français y participent directement permet d'éclairer des enjeux plus larges : accès à la création de valeur financière, culture de l'épargne et rapport au risque selon les profils sociaux. Les résultats collectés sur Politês sont nets : 82 % des répondants déclarent ne pas investir en bourse, contre 18 % qui le font. Il ne s'agit donc pas d'une pratique marginale, mais elle reste largement minoritaire. La question n'est pas tant de constater ce rapport de force que de comprendre ce qu'il révèle selon les profils. L'écart le plus saillant est celui observé entre les hommes et les femmes. 28 % des hommes déclarent investir en bourse, contre 9 % des femmes. Cet écart de près de 20 points pourrait s'expliquer à travers plusieurs prismes : inégalités de revenus, rapport différencié au risque financier, ou encore accès inégal à l'information et à l'éducation financière. Il serait cependant réducteur d'en tirer une conclusion univoque, et ce résultat invite plutôt à s'interroger sur les conditions dans lesquelles cet écart se forme. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ affichent un taux d'investissement de 25 %, soit près du double de celui des CSP- (13 %) et plus du double des inactifs (10 %). Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une corrélation entre niveau de revenu ou de patrimoine et accès effectif à l'investissement boursier : investir en bourse suppose une capacité d'épargne préalable, un accès à des outils financiers adaptés et une certaine familiarité avec ces marchés. Par région, l'Île-de-France se distingue avec 29 % d'investisseurs déclarés, devant le Sud-Ouest (24 %) et le Nord-Ouest (22 %). Le Nord-Est (15 %) et le Sud-Est (17 %) se situent en deçà de la moyenne nationale. Ces disparités régionales pourraient être associées à la densité de population active qualifiée ou à la concentration des centres financiers, sans qu'il soit possible d'en établir une causalité directe. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'épargne réglementée — notamment le Livret A, le LDDS ou le LEP — constitue traditionnellement le premier réflexe d'épargne des ménages français. La sécurité et la liquidité de ces produits contrastent avec les risques inhérents à la bourse, où le capital n'est pas garanti. Par ailleurs, des réformes récentes comme la loi PACTE ont cherché à rendre certaines enveloppes boursières, telles que le PEA, plus accessibles et attractives. La faiblesse relative du taux d'investissement, particulièrement chez les femmes et les catégories moins aisées, pourrait également être lue dans un contexte où la culture boursière demeure inégalement diffusée au sein de la population française. Les résultats ayant fait l'objet d'un redressement statistique, ils sont à considérer comme représentatifs de la population française dans son ensemble. Les segments correspondant aux départements et régions d'outre-mer ainsi qu'aux personnes se déclarant non binaires présentent des effectifs insuffisants pour permettre une interprétation fiable et ne sont donc pas commentés ici. Si la bourse reste une pratique minoritaire en France, elle n'est pas homogènement répartie : les inégalités de genre et de catégorie socioprofessionnelle y sont particulièrement lisibles. La question qui se pose, au-delà des chiffres, est celle des conditions qui permettraient — ou non — à ces écarts d'évoluer dans les années à venir.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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