Économie
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
24/10/2025
Résultats ajustés
du 30/06/2026 à 00:02
Depuis toujours
Réponses
564
Oui
19%
Non
81%
L'investissement en bourse constitue un révélateur régulier des pratiques d'épargne et de gestion patrimoniale des Français. Au-delà du simple geste financier, la décision d'investir sur les marchés renvoie à des réalités plurielles : niveau de revenu, rapport au risque, accès à l'information et rapport culturel à l'argent. Sur l'ensemble des répondants interrogés dans le cadre de cette enquête Politês, le constat est net : huit personnes sur dix déclarent ne pas investir en bourse, contre 19 % qui le font. Ce résultat traduit une participation encore minoritaire aux marchés financiers, même si elle n'est pas négligeable à l'échelle de la population française. L'écart le plus marqué dans ces résultats est d'ordre genré. Les hommes sont 29 % à déclarer investir en bourse, contre 9 % des femmes. Cet écart de vingt points pourrait suggérer des différences dans l'exposition aux instruments financiers, dans la tolérance au risque perçue ou dans la manière dont l'investissement boursier est socialement présenté et valorisé selon le genre. Ce résultat s'inscrit dans le prolongement d'observations plus larges sur la répartition inégale de la pratique boursière entre hommes et femmes. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les CSP+ (cadres et professions intermédiaires supérieures) affichent un taux de participation de 25 %, soit près du double de celui des CSP- (13 %) et plus du double des inactifs (11 %). Ce gradient pourrait aller dans le sens d'un accès à l'investissement boursier encore largement conditionné par le niveau de revenu disponible et, potentiellement, par le niveau d'éducation financière. Sur le plan géographique, l'Île-de-France se distingue avec 29 % de répondants déclarant investir en bourse, soit le taux le plus élevé parmi les régions représentées. Les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest affichent des taux intermédiaires (respectivement 22 % et 24 %), tandis que le Nord-Est et le Sud-Est se situent en dessous de la moyenne nationale (16 % et 17 %). Ces variations régionales pourraient refléter des différences de structure socioprofessionnelle et de revenus moyens entre territoires. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où la pratique boursière des particuliers connaît une progression notable en France depuis plusieurs années, portée notamment par la digitalisation de l'accès aux marchés et par l'arrivée de nouveaux investisseurs plus jeunes. Ils rappellent cependant que cette progression demeure, pour l'heure, concentrée sur certains profils. Le cadre fiscal existant — notamment via le Plan d'Épargne en Actions et l'assurance-vie en unités de compte — constitue l'un des leviers institutionnels destinés à élargir cette participation. La question de savoir si ces dispositifs parviennent effectivement à toucher des publics plus diversifiés reste entière. Si une majorité de Français reste à l'écart des marchés boursiers, les disparités observées selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle invitent à s'interroger sur les conditions d'un accès plus large à l'investissement. La démocratisation de la bourse, souvent évoquée dans le débat public, se heurterait encore à des inégalités structurelles dont cette enquête donne un aperçu.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours
MayMay
a demandé
Réponses
8116
Aztek21
a demandé
Réponses
7705
Lisa
a demandé
Réponses
7551
Top 3 des sondages les plus répondus
Depuis toujours