Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

24/10/2025

Investissez-vous en bourse ?

Résultats ajustés

du 04/10/2026 à 03:25

Depuis toujours

Réponses

577

Oui

18%

Non

82%

Synthèse des résultats

L'investissement en bourse reste un sujet central dans les débats sur l'épargne des ménages. Alors que les pouvoirs publics cherchent depuis plusieurs décennies à orienter l'épargne des particuliers vers le financement des entreprises — via des dispositifs comme le Plan d'Épargne en Actions (PEA) ou l'assurance-vie —, la question de la participation effective des Français aux marchés financiers demeure entière. Selon les données collectées par Politês, redressées pour mieux refléter la population française dans son ensemble, la grande majorité des Français n'investit pas en bourse : 82 % déclarent ne pas le faire, contre 18 % qui indiquent y placer une partie de leur épargne. La non-participation constitue ainsi la norme largement dominante. **Un écart de genre particulièrement marqué** Premier enseignement : les comportements d'investissement boursier varient fortement selon le genre. 28 % des hommes déclarent investir en bourse, contre 9 % des femmes, soit un écart de près de 20 points. Ce résultat s'inscrit dans le prolongement d'observations déjà documentées sur la sous-représentation des femmes parmi les investisseurs particuliers, sans qu'il soit possible d'en identifier la cause à partir de ces seules données. **Le poids de la catégorie socioprofessionnelle** Deuxième enseignement : la catégorie socioprofessionnelle constitue un facteur différenciateur net. Parmi les CSP+, 25 % déclarent investir en bourse, contre 13 % pour les CSP- et 10 % pour les inactifs. Cet écart pourrait suggérer que l'investissement boursier reste associé, du moins en perception, à un certain niveau de revenus ou de capital disponible — et ce, même si les plateformes en ligne ont théoriquement abaissé les barrières d'entrée. **Des variations générationnelles modérées** Troisième enseignement : les différences selon l'âge sont moins prononcées qu'on pourrait l'anticiper. Les 25-34 ans (24 %) et les 50-64 ans (25 %) affichent des taux légèrement supérieurs à la moyenne nationale, tandis que les 35-49 ans se situent exactement dans cette moyenne. L'écart entre les tranches d'âge reste modéré, ce qui nuance l'idée selon laquelle l'investissement boursier serait l'apanage des générations plus âgées ou des jeunes actifs. **Une démocratisation formelle qui ne se traduit pas encore pleinement dans les pratiques** Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où l'accès à la bourse s'est formellement élargi : des plateformes en ligne permettent d'investir dès quelques dizaines d'euros, et le PEA offre un cadre fiscal incitatif dont les encours atteignaient 114 milliards d'euros fin 2024, pour 7,2 millions de plans ouverts. Pourtant, la participation effective des Français à l'investissement boursier semble rester limitée. Plusieurs facteurs pourraient y contribuer : la persistance d'un déficit de culture financière, régulièrement signalé par les institutions spécialisées, ou encore les incertitudes économiques récentes, susceptibles d'inciter les ménages à privilégier des placements perçus comme plus sûrs. On notera que certains segments géographiques, comme les DOM-TOM, présentent des effectifs trop réduits pour permettre une analyse statistiquement fiable à leur niveau ; leurs données ne sont donc pas commentées ici. Au final, si la non-participation à la bourse demeure la norme pour une large majorité de Français, les écarts observés selon le genre et la catégorie socioprofessionnelle invitent à s'interroger sur la nature des obstacles réels à l'investissement boursier : s'agirait-il d'abord d'un manque de moyens, d'un déficit de confiance ou d'une question de culture financière ? La réponse à cette question conditionnerait largement l'efficacité des dispositifs publics d'incitation à l'épargne investie.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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