Économie
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 16/09/2026 à 21:23
Depuis toujours
Réponses
2426
Oui
91%
Non
4%
Sans opinion
5%
La question du pouvoir d'achat et du coût de la vie s'est imposée ces dernières années comme l'une des préoccupations centrales des Français. Portée par une inflation significative depuis 2022, notamment sur l'énergie et l'alimentation, elle traverse tous les milieux sociaux et toutes les générations. Demander si « la vie est trop chère » revient à interroger le rapport quotidien des citoyens à leur capacité à vivre dignement, au-delà des seuls chiffres macroéconomiques. Le résultat est sans ambiguïté : 91 % des répondants estiment que la vie est trop chère, contre seulement 4 % qui répondent non et 5 % sans opinion. Cette convergence, rarissime sur des questions à dimension politique ou économique, traduit une adhésion quasi-unanime autour d'un constat partagé. La question ne divise pas, elle rassemble. Premier enseignement, le genre introduit un écart notable. Les femmes répondent « oui » à 96 %, contre 87 % pour les hommes, soit un écart de 9 points. Cela pourrait suggérer une exposition perçue différemment au coût de la vie, les femmes étant statistiquement plus représentées parmi les foyers à revenus modestes et les familles monoparentales. Cette nuance mérite attention, même si elle ne permet pas de conclure à une expérience radicalement différente. Deuxième enseignement, un léger gradient se dessine selon l'âge. Les 65 ans et plus sont les plus affirmatifs, à 98 %, tandis que les 18-24 ans se situent à 89 %. L'écart reste modeste mais cohérent avec l'idée que les ménages retraités, dont les revenus sont souvent fixes, pourraient ressentir plus vivement l'érosion du pouvoir d'achat face à l'inflation. Les plus jeunes, dont les modes de vie et les dépenses diffèrent, pourraient exprimer un rapport légèrement plus distancié à cette question. Troisième enseignement, les catégories socioprofessionnelles confirment une tendance attendue. Les CSP- répondent « oui » à 95 %, soit 5 points de plus que les CSP+ (90 %). Sans surprise, les ménages aux revenus plus modestes sembleraient ressentir davantage la pression des prix sur leur quotidien. L'écart reste contenu, signe que la perception d'une vie chère ne serait pas l'apanage d'une catégorie sociale mais traverserait l'ensemble de la société. Ces résultats peuvent être lus à la lumière d'un contexte économique marqué par une période d'inflation soutenue depuis 2022, alimentée notamment par la hausse des prix de l'énergie et de l'alimentation. Les données disponibles indiquent que le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages français a reculé de 0,4 % en 2025 par rapport à 2024. Par ailleurs, certains territoires comme les Outre-mer font face à des surcoûts structurels pouvant atteindre 40 à 47 % sur les produits de première nécessité. Ces éléments de contexte pourraient contribuer à expliquer pourquoi la perception d'une vie trop chère trouve un écho aussi large et transversal. Les données traitées ici sont issues de réponses brutes, sans redressement statistique. Une prudence s'impose donc dans leur interprétation, en particulier pour les segments les plus réduits, même si le volume global de répondants — 2 424 au total — confère une certaine solidité aux tendances observées par Politês. Au-delà du chiffre lui-même, c'est la quasi-absence de clivage qui retient l'attention. La perception du coût de la vie ne semble pas se structurer selon l'âge, le genre ou la catégorie sociale : elle fédère. La question qui reste ouverte est de savoir si ce consensus de perception se traduit, ou non, par des attentes politiques convergentes.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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