Économie
Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 30/05/2026 à 07:14
Depuis toujours
Réponses
2334
Oui
91%
Non
4%
Sans opinion
5%
La question du coût de la vie occupe une place centrale dans le débat public français depuis plusieurs années. Après une période d'inflation marquée entre 2022 et 2023, puis un net ralentissement, la perception que la vie est « trop chère » demeure un enjeu politique et social de premier plan. Ce sondage interroge directement cette perception, au-delà des seuls indicateurs macroéconomiques. Le résultat est sans ambiguïté : 91 % des répondants sur Politês estiment que la vie est trop chère, contre seulement 4 % qui ne le pensent pas et 5 % sans opinion. Ce niveau d'adhésion, particulièrement élevé pour une question de ce type, traduit une convergence des ressentis qui dépasse les clivages habituels. Premier enseignement : l'écart entre femmes et hommes mérite attention. Les femmes expriment une adhésion de 96 %, contre 87 % chez les hommes, soit un écart de 9 points. Cela pourrait suggérer une exposition différenciée aux dépenses du quotidien ou une sensibilité plus marquée aux questions de budget familial, sans qu'il soit possible d'en établir la cause à partir de ces seuls résultats. Deuxième enseignement : les plus de 65 ans se distinguent nettement, avec un taux de 98 %, le plus élevé de toutes les tranches d'âge. Ce résultat pourrait aller dans le sens d'une vulnérabilité perçue plus forte chez les retraités, dont les revenus sont souvent fixes et donc potentiellement plus exposés à l'érosion du pouvoir d'achat dans la durée. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) affichent 95 % de réponses positives, contre 89 % pour les CSP+. L'écart, bien que modéré, pourrait indiquer que le ressenti de vie chère est légèrement plus prononcé parmi les ménages aux revenus plus modestes, ce qui paraît cohérent avec leur moindre capacité d'absorption des hausses de prix. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte économique particulier. Après avoir culminé autour de 7 % en 2022-2023, l'inflation française est revenue à un niveau quasi nul début 2026. Pour autant, le sentiment de vie chère peut persister bien après la stabilisation des prix, en raison de l'impact cumulé des hausses antérieures sur le budget des ménages. Les débats politiques de ces dernières années, marqués par des projets de loi dédiés au pouvoir d'achat et des programmes électoraux en faisant un thème prioritaire, témoignent de l'ancrage durable de cette préoccupation dans la société française. Les résultats présentés ici sont des données brutes, non redressées. Compte tenu de la forte homogénéité des réponses sur l'ensemble des segments, cela n'affecte pas substantiellement la lecture du résultat global, mais invite à la prudence dans l'interprétation des écarts entre sous-groupes. Au-delà des chiffres, ce sondage révèle une perception du coût de la vie qui transcende les catégories sociales, générationnelles et géographiques. La question qui se pose désormais est moins celle de l'existence de ce sentiment que celle de ses ressorts profonds : s'agit-il d'un ressenti structurel, ancré dans des décennies d'évolution du niveau de vie, ou d'une réaction conjoncturelle aux turbulences économiques récentes ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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