Économie

Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

20/10/2025

La vie est-elle trop chère ?

Résultats bruts

du 25/07/2026 à 00:49

Depuis toujours

Réponses

2387

Oui

91%

Non

4%

Sans opinion

5%

Synthèse des résultats

La question du coût de la vie occupe une place centrale dans le débat public français depuis plusieurs années. Elle touche à la fois aux arbitrages quotidiens des ménages et aux grandes orientations de politique économique. Mesurer la façon dont les Français la perçoivent permet d'éclairer l'état du moral collectif sur un sujet aux ramifications multiples. Le résultat est particulièrement net : 91 % des répondants sur Politês estiment que la vie est trop chère, contre 4 % qui s'y opposent et 5 % qui ne se prononcent pas. Ce niveau d'adhésion, rarement atteint sur des sujets de société, dessine un consensus très large, toutes catégories confondues. Premier enseignement : un écart notable selon le genre. Les femmes expriment un accord plus prononcé que les hommes, à 96 % contre 87 %. Cela pourrait refléter une exposition perçue différemment aux contraintes budgétaires selon les profils, ou une propension plus marquée à ressentir et à exprimer les effets concrets de la hausse des prix au quotidien. Cet écart reste à interpréter avec prudence, mais il constitue la variation la plus significative observée dans les données. Deuxième enseignement : un effet générationnel discret mais présent. Les répondants âgés de 65 ans et plus affichent le taux d'accord le plus élevé, à 98 %, tandis que les 18-24 ans se situent légèrement en retrait, à 89 %. Cette nuance pourrait suggérer que les générations plus âgées, dont les revenus sont souvent fixes, ressentent davantage les effets de l'érosion du pouvoir d'achat sur la durée. Troisième enseignement : les catégories socioprofessionnelles moins favorisées (CSP-) expriment un accord à 95 %, contre 89 % pour les CSP+. Cet écart modéré pourrait refléter une sensibilité plus directe aux variations de prix pour les ménages dont la part des dépenses contraintes est structurellement plus élevée. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte économique marqué par une inflation qui, bien qu'en ralentissement par rapport aux pics de 2022, reste perceptible. Les données disponibles indiquent une hausse des prix à la consommation de l'ordre de 2 % sur un an en 2026, dans un contexte où le pouvoir d'achat des ménages serait orienté à la baisse. La période 2022-2023 avait déjà été marquée par une flambée des prix de l'énergie, partiellement atténuée par des dispositifs publics tels que le bouclier tarifaire, sans pour autant effacer le ressenti d'une dégradation durable du niveau de vie pour une large partie de la population. Ces résultats sont issus d'un échantillon brut de 2 385 répondants, sans redressement statistique appliqué. Les écarts observés entre segments doivent donc être lus avec prudence, en particulier pour les groupes aux effectifs plus limités. Au-delà des chiffres, ce que ce résultat révèle avant tout, c'est une perception quasi unanime d'un coût de la vie jugé excessif, qui transcende les clivages habituels d'âge, de genre ou de catégorie sociale. La question qui reste ouverte est de savoir si ce sentiment partagé se traduit par des attentes convergentes en matière de réponse publique, ou si les priorités divergent selon les profils.

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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