Société

Vie Pratique et Consommation

Publié le

09/11/2025

Les influenceurs vous influencent-ils dans votre quotidien ? ( achats vestimentaire, maquillage, alimentation ect..) ?

Résultats ajustés

du 19/08/2026 à 06:39

Depuis toujours

Réponses

767

Parfois

26%

Souvent

2%

Jamais

71%

Sans opinion

1%

Synthèse des résultats

Les réseaux sociaux ont profondément reconfiguré les rapports entre consommateurs et marques, en faisant émerger une nouvelle figure d'intermédiation : l'influenceur. Mesurer dans quelle mesure ces créateurs de contenu pèsent réellement sur les habitudes quotidiennes constitue un enjeu à la fois commercial et sociétal, alors que le secteur fait l'objet d'une attention législative croissante. La tendance générale qui ressort de cette consultation est sans ambiguïté : une nette majorité des répondants sur Politês déclare ne pas être influencée dans son quotidien par les créateurs de contenu. Ils sont 71 % à répondre « jamais », tandis que 26 % admettent l'être « parfois » et seulement 2 % « souvent ». Ce tableau d'ensemble apparaît donc plutôt sceptique, même si plus d'un quart des répondants reconnaît une influence au moins occasionnelle. Le premier enseignement majeur tient à l'écart générationnel. Chez les 15-17 ans, 46 % se déclarent influencés (38 % parfois, 8 % souvent), et cette proportion atteint 48 % chez les 18-24 ans (44 % parfois, 4 % souvent). À mesure que l'âge avance, elle recule nettement : elle tombe à 13 % chez les 50-64 ans comme chez les 65 ans et plus. Cette évolution pourrait être liée aux pratiques numériques et à une exposition plus quotidienne aux plateformes sociales chez les générations les plus jeunes. Un deuxième enseignement concerne le genre. Les femmes déclarent être influencées dans 31 % des cas (parfois ou souvent), contre 23 % chez les hommes. Cet écart, sans être spectaculaire, pourrait refléter une exposition différenciée à certaines catégories de contenus — comme la mode, le maquillage ou l'alimentation — davantage présentes dans les espaces numériques à audience féminine. Une nuance régionale mérite également d'être soulignée : les répondants d'Île-de-France sont proportionnellement plus nombreux à se déclarer influencés (40 %), de même que ceux du Nord-Est (40 %) et du Sud-Ouest (41 %), comparés à ceux du Nord-Ouest (31 %) ou du Sud-Est (32 %). Ces variations pourraient être associées à des différences dans les profils socio-démographiques régionaux, sans qu'aucune causalité directe ne puisse être établie. Ces résultats invitent à une lecture nuancée. Le marché du marketing d'influence représente plusieurs centaines de millions d'euros en France et connaît une croissance soutenue. Pourtant, les déclarations recueillies semblent indiquer un décalage entre l'ampleur économique du phénomène et la perception que les individus ont de leur propre comportement. Ce paradoxe n'est pas inédit : l'influence peut opérer de manière diffuse, sans que les consommateurs en aient pleinement conscience. Par ailleurs, la loi du 9 juin 2023 encadrant l'influence commerciale témoigne d'une volonté réglementaire de répondre aux dérives du secteur, ce qui pourrait également nourrir une certaine méfiance déclarée. Si la majorité des Français sur Politês affirme résister à l'influence des créateurs de contenu, une part non négligeable — notamment parmi les jeunes adultes — reconnaît une perméabilité au moins partielle. La question qui demeure ouverte est celle de l'écart entre influence déclarée et influence réelle : les consommateurs sont-ils toujours les meilleurs juges de leurs propres comportements d'achat ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

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