Société
Vie Pratique et Consommation
Publié le
09/11/2025
du 22/10/2026 à 13:17
Depuis toujours
Réponses
771
Parfois
26%
Souvent
2%
Jamais
71%
Sans opinion
1%
La montée en puissance des créateurs de contenu sur les réseaux sociaux a profondément reconfiguré les codes de la communication commerciale. Au-delà des chiffres d'audience, une question centrale demeure : les recommandations de ces influenceurs se traduisent-elles concrètement dans les décisions d'achat des Français ? Les résultats sont nets sur un point : une large majorité des répondants sur Politês déclare ne pas être influencée dans sa consommation quotidienne. Ils sont 71 % à répondre « jamais », tandis que 26 % reconnaissent l'être « parfois ». La réponse « souvent » ne rassemble que 2 % des répondants. Le phénomène de l'influence, bien que très médiatisé, semble ainsi peser assez peu dans l'auto-évaluation que font les Français de leurs comportements d'achat. Premier enseignement, et sans doute le plus marquant : l'écart générationnel est particulièrement net. Chez les 15-17 ans, 50 % déclarent n'être jamais influencés, contre 51 % chez les 18-24 ans. Ces deux tranches d'âge se distinguent nettement du reste de la population : chez les 50-64 ans, ce chiffre monte à 86 %, et à 88 % chez les 65 ans et plus. Autrement dit, la proportion de jeunes qui reconnaissent une influence, même ponctuelle, est environ deux fois supérieure à celle observée chez leurs aînés. Cette configuration pourrait suggérer qu'une exposition plus intense aux plateformes comme TikTok ou Instagram, dont les 15-25 ans sont les principaux utilisateurs, va de pair avec une plus grande perméabilité aux recommandations qui y circulent. Deuxième enseignement : une différence selon le genre, modérée mais cohérente, s'observe dans les résultats. Les femmes sont 31 % à déclarer être influencées « parfois » ou « souvent », contre 23 % pour les hommes. Cet écart pourrait s'expliquer, au moins en partie, par les catégories de consommation évoquées dans la question — vêtements, maquillage et alimentation —, qui correspondent à des secteurs traditionnellement plus ciblés par les campagnes d'influence à destination des femmes. Cette résistance déclarée à l'influence mérite d'être replacée dans un contexte plus large. En France, la législation encadrant le marketing d'influence s'est considérablement renforcée depuis 2023, avec des obligations de transparence accrues sur les contenus sponsorisés. Cette évolution réglementaire pourrait avoir contribué à une vigilance croissante des consommateurs, rendant plus explicite la nature commerciale de nombreux contenus. Il convient également de noter que les Français, même lorsqu'ils sont exposés à ces contenus, ne perçoivent pas nécessairement leur effet sur leurs propres décisions — ce qui invite à distinguer influence déclarée et influence effective. Ces données s'appuient sur un échantillon redressé de 771 répondants, ce qui leur confère une bonne robustesse au niveau global. Certains segments plus réduits n'ont pas été commentés en raison d'effectifs insuffisants pour en permettre une lecture fiable. Au final, ces résultats dressent un portrait nuancé : si la grande majorité des Français se perçoit comme imperméable à l'influence des créateurs de contenu, une minorité significative — notamment parmi les jeunes — en reconnaît l'impact. La question qui reste ouverte est de savoir si cette auto-perception correspond à la réalité des comportements d'achat, ou si l'influence opère parfois à l'insu même de ceux qu'elle touche.
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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