International
Sciences et Technologies
Société
Publié le
20/10/2025
Résultats bruts
du 21/07/2026 à 06:52
Depuis toujours
Réponses
2190
Oui
57%
Non
35%
Ne sais pas
8%
La question de l'impact des réseaux sociaux sur le tissu social cristallise des débats croissants, entre promesses de connexion et inquiétudes sur la qualité des relations humaines. Elle revêt une dimension à la fois intime, liée aux usages quotidiens, et politique, tant les pouvoirs publics cherchent à encadrer ces plateformes sans en brider les potentialités. Sur l'ensemble des répondants, une majorité se dégage nettement : 57% des répondants français sur Politês estiment que les réseaux sociaux détruisent le lien social, contre 35% qui rejettent cette idée. Les indécis représentent 8% des participants. On est donc face à une adhésion majoritaire à une vision critique des réseaux sociaux, sans pour autant que cette lecture soit unanime, le tiers qui s'y oppose constituant une minorité significative. Premier enseignement : l'écart générationnel est l'un des traits les plus marquants de ces résultats. Les 15-17 ans se distinguent nettement du reste de la population : 51% d'entre eux répondent non, contre 45% qui répondent oui. Ils constituent le seul groupe d'âge où la majorité ne perçoit pas les réseaux sociaux comme destructeurs du lien social. À l'opposé, cette perception négative progresse régulièrement avec l'âge, atteignant 72% chez les 50-64 ans et 78% chez les 65 ans et plus. Ces écarts pourraient suggérer que les usages et les représentations des réseaux sociaux varient profondément selon les générations : les plus jeunes auraient peut-être intégré ces outils comme un espace de sociabilité à part entière, là où les générations plus âgées tendraient à les percevoir davantage comme une menace à des formes de lien qu'elles ont connues sans eux. Deuxième enseignement : les catégories socioprofessionnelles actives affichent une vision plus critique que les inactifs. Les CSP- expriment le taux d'accord le plus élevé avec 62%, suivies des CSP+ à 58%, tandis que les inactifs, dont une part importante regroupe les étudiants et les jeunes, se situent à 51%. Cet écart, bien que modéré, pourrait aller dans le sens d'une perception différenciée selon le rapport au monde du travail et, peut-être, à une utilisation plus intensive ou plus contrainte de ces plateformes. Ces résultats s'inscrivent dans un contexte où le débat sur les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale et les relations sociales s'est considérablement intensifié ces dernières années. Plusieurs rapports institutionnels ont mis en lumière des corrélations entre usage intensif des plateformes et dégradation du bien-être, notamment chez les adolescents. La France envisage par ailleurs des mesures réglementaires visant à encadrer l'accès des mineurs à ces plateformes. Ce débat public nourri pourrait contribuer à façonner les représentations collectives, sans qu'il soit possible d'établir un lien de causalité direct avec les opinions exprimées ici. Au fond, ces résultats révèlent moins un rejet des réseaux sociaux qu'une tension entre usages vécus et représentations collectives. L'écart générationnel invite à s'interroger : les perceptions d'aujourd'hui préfigurent-elles celles de demain, ou les jeunes utilisateurs réviseront-ils leur jugement à mesure qu'ils avancent en âge ?
Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.
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