International

Sciences et Technologies

Société

Publié le

20/10/2025

Les réseaux sociaux détruisent ils le lien social ?

Résultats bruts

du 17/09/2026 à 05:22

Depuis toujours

Réponses

2207

Oui

57%

Non

35%

Ne sais pas

8%

Synthèse des résultats

La question de l'impact des réseaux sociaux sur le tissu social est l'une des plus discutées de notre époque. Omniprésents dans la vie quotidienne, ces outils soulèvent des interrogations sur la qualité des relations humaines, la cohésion sociale et la santé mentale. Interroger les répondants sur Politês sur ce sujet, c'est aussi les inviter à porter un regard sur une technologie qu'ils utilisent eux-mêmes, souvent de manière intensive. Sur l'ensemble des 2 206 répondants, une majorité relative se dégage : 57 % estiment que les réseaux sociaux détruisent le lien social, contre 35 % qui ne le pensent pas. 8 % se déclarent sans opinion. Ce résultat traduit une adhésion majoritaire à une lecture critique des réseaux sociaux, sans pour autant effacer une part significative de scepticisme. On n'est pas face à un consensus, mais à une inclinaison dominante. L'enseignement le plus notable est l'écart générationnel. Chez les 15-17 ans (n=166), les avis s'inversent : 51 % répondent non et 45 % oui, faisant de cette tranche d'âge la seule à rejeter majoritairement l'idée d'un effet destructeur. À l'opposé, chez les 50-64 ans (n=157), 71 % répondent oui. L'effectif des 65 ans et plus (n=46) est trop réduit pour permettre une interprétation isolée fiable. Entre 18 et 34 ans, la conviction que les réseaux sociaux nuisent au lien social progresse mais reste en dessous de la moyenne. Ces données pourraient suggérer que les générations les plus familières avec ces outils entretiennent un rapport plus ambigu à leur impact, tandis que les générations plus âgées, moins immergées dans leurs usages quotidiens, pourraient percevoir davantage leurs effets sur les interactions sociales traditionnelles. Du côté des catégories socioprofessionnelles, les actifs en emploi, qu'ils soient CSP+ (58 %) ou CSP- (62 %), se montrent légèrement plus critiques que les inactifs (51 %), catégorie qui inclut notamment les étudiants et les retraités. Cet écart modéré invite à la prudence ; il pourrait néanmoins aller dans le sens d'une perception différenciée selon le rapport au monde du travail et aux interactions sociales professionnelles. Cette perception critique des réseaux sociaux s'inscrit dans un contexte documenté. Des travaux de recherche ont mis en évidence des associations entre une utilisation intensive de ces plateformes et un renforcement paradoxal du sentiment d'isolement. Les mécanismes algorithmiques, conçus pour maximiser l'engagement, favoriseraient la formation de bulles de filtre, limitant l'exposition à des points de vue diversifiés. Par ailleurs, les débats publics sur le cyberharcèlement, la protection des mineurs en ligne ou les effets des écrans sur le sommeil des adolescents contribuent à une représentation de plus en plus critique de ces outils dans l'opinion. Le fait que les plus jeunes, premiers concernés par ces usages, soient aussi les plus partagés sur la question constitue un point d'observation à part entière. Ces résultats sont issus de données brutes, sans redressement statistique. La sur-représentation possible de certains profils dans l'échantillon invite à interpréter ces chiffres avec prudence, en particulier pour les segments aux effectifs les plus réduits. Au fond, ce que ces résultats donnent à voir, c'est moins un rejet des réseaux sociaux qu'une tension entre l'usage et le regard critique que l'on porte sur cet usage. La question qui reste ouverte est celle du fossé entre la perception des effets et les pratiques réelles : comment les individus qui estiment que ces plateformes détruisent le lien social arbitrent-ils leur propre rapport à ces outils ?

Générée automatiquement par IA, sans relecture humaine avant publication.

Téléchargez Politês, l’application qui questionne autrement.

Phone

Nos différences sont notre force.